Bon, je sais nous sommes le 3 janvier, et Nowel est passé depuis un bail. Mais bon, j'avais pas terminé alors je vous le poste maintenant... Pardon ><
Dailleurs Bonne Année Bonne Santé et plein de belles choses =)
Donc, je vous laisse le chtit OS. Une précision : c'est du Drarry [Draco/Harry] ! !
P.S : C'est mon premier lemon, soyez indulgent ><
<33
Le directeur du Bureau des Aurors, appelé pour plus de facilité DéBA, poussa la porte du bureau situé à l'extrême extrémité d'un des nombreux couloirs de son unité. Il soupira. Il ne pouvait faire que cela devant le spectacle qu'il voyait se dérouler devant ses yeux fatigués : les deux meilleurs Aurors qui lui ai jamais été donné de rencontrer, se livraient une guerre terriblement enfantine mais sans relâche, et sans jamais que leur force respective soient mises à mal, au grand daim de leur entourage, qui, lui commençait à sérieusement s'épuiser.
Paradoxalement, lorsqu'ils faisaient équipe, l'on pouvait être sur que l'affaire traitée le serait bien et rapidement. Ils se complétaient à merveille, sur le terrain. Et parce qu'ils formaient la meilleure équipe du bureau, on ne leur confiait que des affaires à traiter à deux. Non pas qu'ils soient mauvais en solo, bien au contraire, mais ils étaient encore meilleurs en duo. Ils étaient donc obligés de 'cohabiter' dans le même bureau... Et tout le monde devait en subir les conséquences.
Le bureau des deux Aurors était un véritable capharnaüm : des papiers et dossiers volaient dans toute la pièce, semblant être mués par une conscience propre, des restes d'objets jonchaient le sol et tables et mobiliers étaient retournés, offrant une protection bien fragile aux deux hommes qui se faisaient face. Des sorts muets, cause des éclairs colorés fusaient de part et d'autre du bureau (si l'on pouvait toujours lui donner ce nom) détruisant toujours plus mais sans jamais atteindre leur cible.
Soupirant de plus belle, le directeur utilisa toute sa voix afin de couvrir le bruit régnant dans la petite pièce :
- POTTER ! MALFOY ! VOUS AVEZ 50 SECONDES POUR ME RANGER CE BORDEL !
50 secondes pile plus tard, le DéBA poussait de nouveau la porte et ce qu'il vit lui donna satisfaction : la pièce ressemblait de nouveau à l'idée qu'on pouvait se faire d'un bureau de travail. Cependant, les regards noirs lancés au dessus de leur table avaient remplacé les sorts. Regard émeraude sombre d'où dansait un feu colérique.
Regard métallique glacé semblant vouloir geler tout ce qui l'entourait.
Le DéBA s'empêcha de soupirer une énième fois, lorsqu'il se fit la remarque qu'il avait pris cette mauvaise habitude en les côtoyant. A la place, il se racla la gorge pour attirer l'attention des deux Aurors.
- Messieurs, commença-t-il en voyant se tourner vers lui les deux confortables fauteuils de cuir, j'ai deux choses à vous dire. La première, vous avez une nouvelle mission.
Il fit alors apparaître une carte du monde moldu, y choisi un point et des montagnes enneigées surgirent. On y voyait, perdue dans cette grande étendue blanche, une petite maison semblant être désespérément accrochée sur le flan de la montagne. Elle aurait pu avoir l'air tout à fait normale si l'on n'y voyait pas, par la fenêtre, de grandes capes noires passant et repassant dans ce qui semblait être le salon, des sorts jaillissant de baguettes vers un gros chaudron trônant au centre. La voix du DéBA s'éleva de nouveau :
- Certains sorciers, habitant dans un village moldu au pied de cette montagne, nous ont averti de mouvements étranges magiques dans cette maison, touchant plus particulièrement à la magie noire. Ce qui nous fait penser que certains Mangemorts s'étant enfui à la chute de leur maître, essayeraient de le faire revenir, ou quelque chose dans le même genre. Donc, votre mission est très simple : allez espionner et, si nos suppositions s'avèrent exactes, agissez. Vous devriez mettre environ 3 jours.
- 3 jours ? Vous plaisantez ! Ce soir, nous sommes rentrés, fit Malfoy.
- Ce qui m'amène à la seconde chose dont je voulais vous parlez, continua le DéBA sans relever la remarque du blond. Je ne sais pas si vous vous rendez véritablement compte du bazar que vous foutez ici. Vous déconcentrez tout le monde avec vos disputes incessantes de gamins de première année. Nous sommes là pour bosser, pas pour s'envoyer le mobilier à la figure !
Il s'arrêta un instant et fixa l'un après l'autre les deux jeunes Aurors. Malfoy restait de marbre, toujours son air hautain dans le regard. Les joues de Potter, en revanche, s'étaient légèrement empourprées, mais il continua à soutenir le regard de son supérieur.
- Et ayant cette mentalité qui vous caractérise, reprit-il, c'est-à-dire une mentalité de première année, nous avons décidé de vous traiter comme tel. Vous n'aurez pas de retenues, cependant, pour tout le temps que durera votre mission, il vous sera interdit d'utiliser la magie en dehors du fond véritable de votre mission (l'espionnage et l'attaque en cas de problème). Pour tout ce qui est du transport, du logement, etc... Vous vous en référerez au mode de vie moldu. Il n'y a aucune discussion possible et aucune plainte n'est acceptée. Si, malgré tout, vous utilisez la magie, nous le saurons et si vous n'avez pas d'excuse valable, c'est le renvoi. Sur ce, bon courage pour votre mission, votre train part demain à 8h à la gare de King's Cross. Vous devrez changer deux fois avant d'arriver à destination. Pour le retour, je vous conseille l'avion, c'est plus direct.
Il regarda une dernière fois ces deux têtes abasourdies (et ça valait le détour !) et quitta la pièce, un petit sourire en coin. Un silence le remplaça, finalement brisé par un Malfoy ayant perdu un peu de son sang-froid :
- C'est une blague, j'espère ! Nous n'allons tout de même pas nous abaisser à utiliser des transports... moldus ! fit-il affichant une moue dégoûtée. Toi, tu es de ce monde, tu dois être habitué. Mais moi, je suis de sang pur ! C'est une atteinte à mon honneur ! Si mon père était toujours vivant, il n'aurait jamais laissé faire ça.
- Malfoy, soupira le brun, tu as 23 ans, il serait peut-être temps de grandir un peu. Et arrête de te cacher toujours derrière le souvenir de ton père, ce n'est pas ça qui va t'aider. De toute façon, si tu veux t'en prendre à quelqu'un, c'est à toi-même. C'est de ta faute si on en est là !
- Pardon, Potter ? Je crois avoir mal entendu. Qui ? Qui a commencé ?
- Toi.
- A force de côtoyer des... 'personnes' n'ayant pas plus d'intelligence qu'un Scrout-à-Pétard, tu commences, ou plutôt continue, de perdre tes derniers neurones, fit Malfoy, un sourire dégoulinant d'hypocrisie étirant ses fines lèvres.
- Il faut dire que cela doit te faire bizarre de côtoyer des personnes à qui il reste des neurones, répondit Potter, affichant le même sourire que son vis-à-vis.
- Ce n'est pas comme si toi, tu avais été gâté par la nature. Quand on voit qui étaient tes géniteurs...
Les yeux émeraude du brun s'enflammèrent de fureur et un éclair de lumière rouge fusa de sa baguette. Malfoy, dont le sourire s'était fait plus franc, contra rapidement, déviant le sort vers un bibelot de porcelaine qui éclata en milles morceaux. Potter pointait de nouveau sa baguette sur le blond quand la porte se décrocha violement de ses gonds, manquant de peu d'éborgner les deux Aurors. Ceux-ci se retournèrent et ils purent voir le DéBA, furieux, presque écumant dans l'encadrement de ce qui restait de la porte. L'air étonné qu'arboraient les deux jeunes sorciers finit de le mettre hors de lui. Un instant il pensa même les Avadakedevradiser (après leur avoir botté l'arrière-train). Mais, il se dit que ces deux petits crétins ne valaient pas la peine qu'il risque un passage devant le Magenmagot. Pour se calmer, il inspira et expira longuement. Il quitta la pièce et revint 2 minutes plus tard, deux billets de train dans la main.
- Rendez-vous ici dans 1/2h. Allez chez vous, prenez assez d'affaire pour tenir tout le voyage car pas question de se téléporter pour venir chercher une brosse à dent oubliée. Vous partez tout de suite après. Vous me tapez sérieusement sur le système, un peu de vacances ici ne fera de mal à personne.
- Alors, on ne part plus demain ? demanda Harry.
- Perspicace, Potter. Tu as d'autres questions du même acabit ? fit Malfoy.
- CASSEZ-VOUS ! hurla le DéBA avant que le brun ait pu répondre quoique ce soit.
25 minutes plus tard, Harry revenait de son grand appartement situé au c½ur de Londres. Il avait réussi à dégoter un vieux sac de voyage au fin fond de son placard. Sac ayant fait le bonheur d'araignées pendant plusieurs années, si l'on en jugeait son état après sa sortie de derrière de gros cartons datant du déménagement du brun. Il y avait fourré en 4ème vitesse, robes de sorciers, vêtements qu'il s'était récemment trouvé dans un petit magasin moldu, quelques livres et autres activités pour s'occuper en voyage lorsque la magie est interdite, son nécessaire de toilette et celui de magie. De retour dans son bureau, il s'installa sur son fauteuil et attendit le retour de 'l'autre'. Il allait comme d'habitude arriver pile à l'heure. Raa qu'est-ce qu'il pouvait l'énerver celui-là !
En effet, 5 minutes après l'arrivée d'Harry, un 'plop' annonça l'arrivée de Malfoy. Il avait mis toutes ses affaires dans la malle des Malfoy, une grande malle noire où l'on pouvait voir le blason de la famille (deux serpents enroulés et se mordant la queue). Une chose cependant ne semblait pas à sa place. Le blond, s'étant heureusement souvenu de l'interdiction d'user de la magie, s'était vu dans l'obligation de verrouiller sa malle avec un cadenas (qui venait apparemment d'être acheté).
Les deux hommes s'ignoraient superbement. Le déBA leur annonça que le train partait dans 10 minutes et que, par conséquent, il les autorisait à se téléporter une dernière fois. Après avoir renouvelé ses recommandations, il les lâcha et les deux Aurors disparurent dans un 'plop' caractéristique.
Ils arrivèrent directement à leur place dans le train (les billets ayant été composté préalablement). Le grand brouhaha des départs noya leur apparition et personne ne remarqua que les deux sièges A38 et A39 auparavant vides, s'étaient remplis (comme par magie). Harry se releva pour placer son sac dans le compartiment au dessus d'eux. Cela fait, il se rassit en se demandant comment son compagnon ferait pour soulever une malle aussi lourde. La réponse ne se fit pas attendre : après un examen minutieux de toutes les personnes de leur wagon, il se leva avec grâce et s'approcha d'un homme. Brun, environ 25 ans, il avait l'air assez avenant et assez... gay, se dit Harry. Malfoy se pencha à son oreille et lui murmura quelques mots, tandis qu'Harry ne perdait pas une miette de la scène, ébahi. L'homme fit un petit signe de la tête, montrant son acquiescement, et sourit. Le blond répondit par un sourire charmeur, que Harry ne lui avait jamais vu, le troublant, de ce fait, un peu. L'homme se leva de son siège, retira son pull, dévoilant ainsi ses muscles acquis grâce à de la musculation intensive. Malfoy s'écarta, souriant toujours. L'inconnu se dirigea vers l'endroit où Harry était assis et celui-ci commença à un peu paniquer. Qu'est-ce qu'avait bien pu dire Malfoy ? Allait-il essayer de lui casser la gueule ? Qu'il vienne donc, se dit Harry, les entraînements de Quidditch ont beau être éreintants, ils me maintiennent tout de même en bonne forme. Mais le jeune homme s'arrêta à la hauteur de la malle du blond. Il se baissa, afin d'en prendre les manches, et laissant tout le temps à Malfoy d'admirer son postérieur, ce qu'il ne se priva pas de faire, sous le regard presque choqué de son collègue. Tandis que le nouveau porteur de monsieur plaçait sa malle à côté de celle de Harry, Malfoy dévia son regard de ses fesses et le plongea dans les yeux émeraude, troublés et un peu perdus du brun. Le portier avait à présent regagné sa place et dévorait des yeux le Serpentard qui, revenu près de Harry avec un air de défi, l'ignora durant tout le reste du voyage.
20 sudoku, 5 jeu de cartes, 3 dessins et 2 changements de train plus tard, Harry se retrouva les pieds dans la neige avec un voisin particulièrement bruyant et râleur à ses côtés. Qui disait quelque chose comme :
- Comment vais-je faire ? Je n'ai qu'une paire de mocassin en cuir noir ! La neige va les dégrader, alors que je les ai payé une fortune ! Et puis, que vais-je faire de ma malle ? Elle est bien trop lourde pour que je la porte tout seul ! Si Nicolas était resté...
- Tiens, il s'appelle Nicolas ? coupa le brun. Bon, je te propose de commencer tout de suite la surveillance, histoire de rentrer le plus vite possible. Cela nous arrangerait tout les deux. Pour ta malle, et bien, ... Mets toi la où je pense. [NdA : Cette dernière phrase ne fut pas prononcée dans le dialogue, trop d'ambiguïté xD]
- Mmh, dis moi, toi qui t'y connais tant en 'art de vivre moldu', fit Malfoy avec un air dédaigneux, que font 'ces gens-là' lorsqu'ils ont a caché quelque chose ?
- Et bien, répondit Harry après avoir regardé autour de lui, tu vois, il y a beaucoup de neige autour de nous...
- Perspicace Potter, tu as ...
- Et vois-tu, coupa à son tour le brun, la neige peut parfaitement cacher certaines choses... Mais il faut se salir un peu les mains pour pouvoir recouvrir ta malle, et je doute que tu en sois capable... Toutefois, si tu as d'autres idées, tant mieux pour toi, moi je commence à y aller.
Il se retourna en direction de la montagne qu'ils devaient escalader, laissant un Draco rageant et regardant autour de lui en quête d'un nouveau porteur qui ne venait pas. Ce dernier lança un regard mauvais à la malle familiale et s'enfonça ses ongles dans la paume de la main avant de se dire qu'il regrettera toute sa vie ce qu'il allait faire.
- Potter !
L'interpellé, déjà à quelques mètres, se retourna.
- Tu vas m'aider a cacher ma malle, dit-il avec son air si assuré et sur de lui.
- Pardon ?
- Tu as très bien compris, Potter.
- En gros Malfoy, un franc sourire se dessina sur les lèvres du brun, tu me demandes de l'aide, c'est ça ?
- Je ne vois même pas l'utilité de répondre à cette question.
Harry se rapprocha du blond, sans se presser, ce qui eut le don de l'impatienter.
- Surtout ne te bouge pas Potter, on a toute l'après-midi !
- Si tu veux, je repars tout de suite, proposa en toute gentillesse le brun.
- ... Tu as une pelle ?
- Non, mais tu as tes mains.
- Tu plaisantes ?
- Et bien, a part si tu veux te faire renvoyer en en faisant apparaître une, je n'ai pas d'autres solutions à te proposer.
- Alors creuse toi.
- C'est ta malle, non ?
Malfoy grogna quelque chose dans sa barbe inexistante, remonta ses manches et commença à approcher peureusement ses doigts de la neige. Soupirant, Harry enleva ses gants, et, tel un Griffondor qu'il était, les passa à son compagnon. Celui-ci regarda les dit gants avec une moue dégoûtée puis son regard se posa sur la neige froide. Après un instant de réflexion, il prit les gants, les enfila et entreprit de recouvrir la malle avec de la neige. Rapidement, le brun se joignit à la tâche. Cependant, comme il n'avait plus ses gants, ses doigts rougirent et se gelèrent rapidement. 'Mais en bon petit Griffondor crétin bienfaiteur qu'il est, il continue... Je ne le comprendrais définitivement jamais...' Malfoy se retourna et travailla avec un peu plus d'acharnement qu'auparavant.
- Pffffffiouaah ! J'ai plus de doigts... Etant donné que nous avons déjà perdu du temps pour cacher ta malle, que dirais-tu d'aller se réchauffer dans un café ? demanda un Harry congelé.
- ... Mmmh.
- Je prends ça pour un oui.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Le brun chopa l'Auror par la manche pour le forcer à avancer en direction d'un chauffage promis. Il se demanda tout de même si le froid ne lui avait pas congelé les derniers neurones de son compagnon pour qu'il se laisse traîner comme cela... Mais bon, ses propres neurones commençaient à protester alors il ne s'attarda pas là-dessus et se dépêcha de pousser la porte d'un chalet-café. Il repéra une table au fond du café et s'y dirigea. Il s'assit, étendant ses longues jambes, et souffla dans ses mains pour les réchauffer plus vite. De son côté, Malfoy avait fermé les yeux, savourant la sensation de la chaleur qui se propageait dans son corps. Harry avait relevé la tête et, à présent, bugait complètement sur la position de Malfoy, son expression... Ce qui pouvait être compréhensible, lorsque l'on savait que jamais Malfoy ne se laisserait aller.
'Il est vraiment trop mignon comme ça, ça me donnerait presque envie de le... Heeeeeeeeein ? Nan, j'ai pas pensé ça ! Dites-moi que je n'ai pas pensé ça ! ... Okay merci...'
- Bonjour messieurs, que désirez-vous boire ?
- ...
- Messieurs ?
- ...
- MESSIEURS !!
- Heeeeeeeeeeein ?
Les deux Aurors étant chacun plongés dans leurs pensées respectives, ils n'avaient pas entendu la jolie serveuse qui venait prendre leur commande. Malfoy passa sa main dans ses cheveux d'un geste nerveux tandis que Potter se racla la gorge. D'un même mouvement, ils prirent l'unique carte posée sur la table. Leurs doigts se touchèrent et vivement, ils la lâchèrent, comme électrocutés. Malfoy dira plus tard, 'comme si j'avais voulu éviter la peste'.
Leurs regards se croisèrent.
Le c½ur de Harry s'accéléra brusquement.
Le rouge lui monta aux joues.
De gène.
De honte ?
Parce qu'il voyait Malfoy assit nonchalamment, sans qu'aucune expression ne vienne percer son masque pendant qu'il commandait un gin tonic. Il sourit de la même façon à la serveuse qu'au mec du train. Charmeur. Puis, il se retourna vers lui et planta ses yeux trop gris dans les siens. Il semblait attendre quelque chose. La serveuse le regardait de la même façon.
- Quand tu veux Potter.
- Ah ! Euh... Un... Un chocolat chaud s'il vous plait.
- Très bien, fit la serveuse en jetant un regard allumeur au blond avant de repartir vers le bar.
- Tu ne dormiras pas seul ce soir, remarqua Harry une fois que la fille se soit suffisamment éloignée.
- Qui te dis que j'attendrais ce soir Potter ?
- ... Je pensais que tu étais plus penché mec, vu comment tu avais... allumé ton porteur.
- Ma vie sexuelle ne regarde en rien un petit puceau dans ton genre. Mais sache tout de même que tant que je prends mon pied, peu importe avec qui c'est.
- Voici vos boissons, messieurs, dit la serveuse en déposant les verres et en profitant pour montrer son large décolleté à Malfoy.
- Merci chérie, répondit le blond tout aussi charmeur.
Puis, il glissa quelques mots à la blonde qui partit toute rougissante, après avoir hoché la tête en signe d'acquiescement. Malfoy affichait un sourire satisfait et Harry comprit immédiatement. Dans 5 minutes, il allait partir la retrouver aux toilettes, ou un autre endroit tout aussi agréable pour la baiser.
'Charmant, vraiment charmant. Connard'
Il ne savait pas pourquoi il avait pensé cette dernière chose, mais c'était ce qu'il ressentait. En effet, il vit Malfoy avaler d'une traite son gin et se lever en murmurant un vague 'Je reviens' et s'éloigner en direction du bar. Laissant Harry seul avec lui-même.
30 minutes plus tard, le blond était de retour, la mine un peu maussade.
- Ba alors ? C'était pas un bon coup ?
- T'imagine même pas. Mais bon, tu ne peux pas savoir ce que ça fait, quand on est un dieu du sexe, de tomber sur des personnes comme ça.
- Va te faire foutre Malfoy.
- Avec plaisir Potter.
Harry le regarda, un sourcil levé, avec une moue mi-étonnée, mi-froide. Il soupira et termina son plan.
- Je peux savoir ce que tu fais ? demanda Malfoy assez amusé.
- Figure toi que je n'allais pas attendre que Môssieur soit revenu pour faire quelque chose. Alors j'ai décidé de faire un espèce de plan d'attaque, en cas de problème et j'ai vérifié toutes les potions ou sorts qui me seraient utiles.
- Et ?
- Rien.
- Et cette feuille en dessous de ton soi-disant plan ?
- C'est rien non plus, mêle toi de ce qui te regarde Malfoy, fit Harry alignant mieux la feuille en question en dessous de son travail.
Mais le blond fut plus rapide et s'en saisi d'un geste.
- Oooh ! Mais on dirait que notre Survivant international est doué pour le dessin !
- Ta gueule Malfoy, on t'a rien demandé. Rends moi ma feuille.
- Non.
- Pardon ?
- Non.
- Et pourquoi ?
- Tu l'as tiré d'où ce dessin ?
- Du paysage qu'on voit par la fenêtre, soupira le brun.
- Pas mal.
Le blond lâcha la feuille qui vola un instant pour arriver devant l'Auror. Celui-ci la prit et la rangea.
- Bon, on y va ?
- Ouais.
- Tu payes ?
- Je n'ai pas d'argent moldu. Juste mon billet d'avion.
- ... Bon, moi j'ai... commença Harry en fouillant dans ses poches, un billet de 5 et une pièce de 2. Ca va ?
- Ouais, le reste sera du pourboire.
- Bien.
- On a intérêt à finir cette mission aujourd'hui, sinon, cela risque d'être difficile, remarqua le blond.
- Mmh.
Ils laissèrent donc l'argent sur la table et quittèrent les lieux. Lorsqu'ils sortirent, un vent glacial les transperça. Ils regrettaient la douce chaleur du café mais avancèrent tout de même d'un pas résigné en direction de la montagne, luttant contre les bourrasques.
Enfin, après une heure de marche, une heure de clavaire, à lutter pour ne pas mourir congeler sur place et à continuer d'avancer, ils se retrouvèrent derrière la petite maison qu'ils avaient vus sur la diapo du DéBA.
En effet, elle aurait pu paraître normale, en bois, un petit toit d'ardoise et des petites fenêtres et possédait apparemment 2 étages. Les deux sorciers utilisèrent un sort de camouflage et se rapprochèrent au possible de la fenêtre la plus proche. Le même énorme chaudron trônait au centre de la pièce et trois hommes semblaient s'entretenir juste à côté. Les deux Aurors essayaient de filtrer leurs voix mais rien à faire, ils n'y arrivaient pas. Ils sortirent leur baguette et continuèrent leur espionnage. Ils attendirent encore 2h dans le gel le plus total, essayant de se concentrer sur ce qui se passait à l'intérieur de la maisonnée pour éviter de penser à leurs membres qui peu à peu se transformaient en véritable glaçons, ne voulant pas risquer de perdre leur place si jamais ils se créaient un petit feu. Au bout de 2h, enfin, ils virent les Hommes reprendre leur espèce de danse étrange tout en psalmodiant des formules magiques. Cette fois, ils réussirent à choper quelques bribes de ces formules. Harry fronça les sourcils de concentration. Puis son visage s'éclaira et il pouffa de rire. Le blond souleva un sourcil d'incompréhension et entraîna Harry un peu plus loin.
- Quoi ?
- On a fini notre mission, répondit le brun avec un grand sourire.
- Explique-toi, je t'en prie.
- Et bien, tu as réussi à entendre les sorts qu'ils jetaient ?
- Un peu.
- Et tu n'as pas reconnu ?
- ...
- Et bien, tu te souviens du cours de Métamorphose en 4ème année du Professeur McGonagall sur 'comment changer un chaudron en brosse à dent' ?
- A peu près.
- Et bien voilà.
- C'est ce qu'ils faisaient ??
- Apparemment.
- Tu en es sur.
- Certain. Il m'avait traumatisé ce cours.
- Ca veut dire que nous sommes restés pendant 4 heures dans le froid pour absolument rien ? Non, mais dîtes-moi que je rêve ! Ils ont envoyé leur meilleur agent pour 3 pauvres imbéciles qui n'arrivent pas à changer leur chaudron en brosse à dent ? Ils vont m'entendre quand je vais rentrer !
- Oui, oui, c'est bien Malfoy. En attendant, moi je pars pour l'aéroport.
- Tu oublies ma malle.
- Cette fois, tu dragues de nouveau un mec. J'ai absolument pas l'intention de me geler mes doigts plus qu'ils ne le sont déjà, désolé.
Ils descendirent presque en courant de la montagne et arrivèrent à leur point de départ, à savoir, l'endroit où ils avaient enterré la malle. Malfoy jeta un coup d'½il aux environs. Personne.
'En même temps, quel crétin sortirait par un temps pareil pour se balader à part Potter, avec une tempête qui se profile... Comment vais-je faire ?'
Son regard métallique se glissa du côté de Harry qui le regardait les mains sur les hanches.
- Ca va ! J'ai compris ! râla ce dernier. Mais je te préviens, tu as intérêt à me payer un verre après !
- Oui oui.
'Il pense quand même à me donner ses gants... Alors que ses doigts sont rouges vifs...'
Harry inspira un grand coup et commença à enlever la neige à main nue en se mordant la lèvre pour penser à autre chose. Malfoy le rejoignit et ils creusèrent le plus vite possible. Une fois la malle dégagée, le blond rendit ses gants à son propriétaire qui les enfila avec beaucoup de mal mais sans cacher sa joie de les retrouver. Il resta 5 minutes à souffler dessus et à les frotter pour essayer de leur procurer un peu de chaleur, ce qu'il parvint un petit peu à faire. Puis, il se plaça devant une des anses de la malle, semblant attendre quelque chose.
- C'est pas que je me gèle le cul mais presque Malfoy. Alors soit tu bouges le tien tout de suite, soit je te plante là.
- Vocabulaire Potter, répondit Malfoy avec un petit sourire, ayant enfin compris que Harry allait l'aider à porter son bien.
La tempête se faisait de plus en plus menaçante et ils se dépêchèrent de porter la valise jusqu'à l'aéroport, la posant quelque fois pour détendre leur bras. Arrivé à destination, plus congelés que jamais, il déposèrent la malle à terre et levèrent les yeux.
- Putain de bordel de meeeerde !
- Voc...
- Fuck! T'as vu?
- Oui.
- 'Aucun avion n'est en mesure de décoller pour cause de tempête de neige. Le trafic sera rétabli au minimum demain' fit Harry, imitant la voix de crécelle qui résonnait dans l'aéroport.
- Je ne suis pas sourd Potter. Et surveille ton vocabulaire.
- Dois-je rappeler à Môssieur que nous sommes à la rue et sans argent ?
Apparemment 'Môssieur' n'avait pas du penser à cela au vu de la tête qu'il fit.
- Tiens, on fait moins le malin maintenant. Bon, il ne nous reste plus qu'à quémander un toit.
- Quémander un toit ? Non, mais ça ne va pas ! Moi vivant, jamais je ne ferais l'aumône !
- Alors démerde-toi !
- Oumph !
- Extrêmement distingué en effet. Bon je te laisse. Salut.
Pour la deuxième fois de la journée, Malfoy vit le dos du brun. Personne ne lui avait jamais tourné le dos et ce n'est pas maintenant que ça allait commencer !
- Potter ! appela-t-il encore.
Le dit Potter continua d'avancer, un sourire de plus en plus grand accroché aux lèvres.
- POTTER ! hurla Malfoy.
- Tu m'as appelé ? demanda le brun avec une expression de total innocence peinte sur son visage.
Malfoy passa sa main dans ses cheveux pourtant impeccablement plaqués en arrière. Il inspira profondément.
- Je peux savoir ce que tu fais ?
- Je vais faire ce que tu refuses de faire par orgueil mal placé.
- C'est-à-dire ? demanda encore le blond passant sur l'insulte.
- J'ai aperçu un hôtel près d'ici, je vais voir si je ne peux pas m'arranger avec eux.
- ...
- Tu fais quoi là ? fit le brun un regard interrogateur en direction de la silhouette filiforme de son collègue.
- Je viens avec toi.
- Ah ? Mais je pensais que jamais tu ne voulais faire l'aumône.
- ...
Harry sourit malicieusement et se dirigea vers la sortie, laissant cette fois le soin au blond de tirer sa malle tout seul, comme un grand. Et puis, la distance est courte, juste histoire de lui faire un peu les pieds.
Les lettres de HOTEL [Tokiooooooooo *BAFF*] s'alignaient, géantes, rouges, au dessus d'un modeste bâtiment couleur bois. Harry attendit un instant son compagnon, devenu rouge sous l'effet de l'effort, qui le rejoignait.
- Je te... préviens... c'est toi... qui demande, fit le blond, le souffle saccadé.
- Ne t'inquiète pas, je ne comptais pas sur toi.
Harry tint la porte à Malfoy qui entraînait la malle derrière lui, lui lançant un regard mauvais. Celui-ci repéra un fauteuil paraissant assez confortable pour qu'il puisse s'y assoire et s'y détendre un instant. Il regarda Harry, toujours dos à lui, qui discutait avec ce qui semblait être le gérant. Son regard descendit le long de son dos, sans qu'il ne le désire véritablement, et se posa sur ses fesses. Un sourire appréciateur se dessina sur sa bouche.
' Il est vraiment bien foutu... La chute de rein est vraiment érotique et ces fesses... Mmh... Rien que de les imaginer se mouvant devant moi...'
Le blond passa sa langue sur ses lèvres, se les mordillant au passage. Excitant. Très excitant.
...
Ca y est, il était définitivement excité. Merde. Par Potter en plus.
Même si c'était l'un des mecs les plus bandant qui lui eut été donné de voir.
Cette peau légèrement hâlée, ces yeux vert émeraude brillants, ses putains de fesses...
Han ! Il a l'air d'avoir fini. Il se rapproche en se déhanchant inconsciemment.
- Et bien, il nous propose un marché honnête.
- ...
- Malfoy, tu m'écoutes ?
- Hein ? Euh oui. Quel marché ?
- Et bien, il y a beaucoup de chambres de libre, étant donné du temps et de la saison. Donc, nous pouvons occupé une chambre, si l'on fait notre vaisselle, notre lit et changement de draps, notre repas... Bref, nos besoins.
- Mmh...
- Bon, moi je lui dis que c'est d'accord pour moi. Toi ?
- ... Attend...
- Quoi encore ? demanda Harry qui commençait à perdre patience.
- Quand tu dis une chambre... C'est une chambre chacun, rassure moi !
- ... A ton avis ?
- Non, mais comment veux-tu que je dorme à côté de toi ?
- Tu te débrouilleras, si tu ne veux pas, tu peux toujours retourner à l'aéroport avec ta malle !
- Oumph... Dis lui que c'est d'accord... fit Malfoy, qui n'avait absolument aucun envie de se trimbaler sa malle encore une fois.
- Bien.
Harry retourna donc voir le gérant, qui lui tendit une clé. Il le remercia platement et se dirigea vers l'ascenseur en lançant à Malfoy
'Tu peux laisser ta malle ici, ils sont tellement sympa qu'ils envoient même un mec te la porter jusqu'à notre chambre.
Le blond tiqua sur le 'notre' mais ne dis rien et suivit Harry dans l'ascenseur. Ascenseur minuscule où l'on tenait à peine à deux. Au moment où les portes se refermaient, une grosse main passa dans la fente pour l'arrêter. Les portes s'ouvrirent alors sur une femme, dont la longueur était proportionnelle à sa largeur.
Impossible de s'échapper. Les deux Aurors durent se serrer l'un contre l'autre pour que tout le monde puisse rentrer.
Sept étages à tenir.
La chaleur commença à monter entre les deux hommes.
Le brun était plus rouge que jamais, une goutte de sueur roula le long de son dos. Il essaya en vain de poser ses yeux autre part que sur la bouche de Malfoy. Mais, elles étaient comme hypnotisantes.
Le blond lui, senti une bosse extrêmement gênante, pointer son nez dans son boxer. Il faut dire que, collé à un corps de rêve, ses jambes écartées par l'une de son vis-à-vis, il n'avait pas beaucoup de chance de réussir à se contrôler.
Les deux se retinrent de céder à leur tentation.
Le premier, la tentation de savoir l'effet que cela lui ferait d'embrasser son ennemi, lui qui a pourtant des lèvres si finement ourlée, si délicate.
Le deuxième, la tentation de commencer à bouger son bassin contre la cuisse du premier et celle de virer la femme pour pouvoir le prendre dans l'ascenseur.
L'atmosphère se faisait tellement brûlante qu'elle en était presque palpable.
Cependant, un 'Tink' leur indiqua qu'ils étaient enfin arrivés à destination. La femme sortie, comme si de rien n'était, laissant derrière elle deux hommes en sueur avec deux magnifiques bosses dans leur pantalon. Le temps de reprendre leurs esprits, ils restèrent dans l'ascenseur. Puis d'un seul mouvement, ils se dirigèrent vers la sortie.
Mais, l'ascenseur étant beaucoup trop petit pour accepter que deux personnes sortent en même temps, le brun se coinça dans la porte de l'ascenseur et ils tombèrent tout le deux à la renverse.
Le blond sur le brun.
Le brun à la merci du blond.
Et ils étaient immobiles.
Seule la tête du blond semblait se rapprocher imperceptiblement de celle du brun.
Au moment où elle commençait sérieusement à entrer en zone critique...
Prise de conscience.
Deux hommes qui se relèvent précipitamment, l'un empoignant une clé, l'autre se dépoussiérant sa cape.
Des pas se dirigent vers une porte.
Une clé s'introduit dans une serrure.
La porte 483 [Ba quoi ? XD] s'ouvre.
- Je prends la salle de bain, murmura Malfoy.
Harry, plongé dans les sentiments contradictoires qui le submergeaient, ne répondit pas. Il attendit que Malfoy ait fermé la porte à clé et qu'il ait allumé l'eau pour s'étendre de tout son long sur l'unique lit de la pièce.
Il rougit rien qu'en pensant à ce qu'il allait oser faire...
Sans pour autant réellement en prendre conscience, il laissa ses doigts parcourir son torse, puis passer sous son T-shirt, y dessinant des arabesques imaginaires. Puis, ses doigts descendirent à la lisière du pantalon, le passant sans problème. Il eut cependant un petit temps d'arrêt lorsqu'il toucha l'élastique de son boxer, passant et repassant dessus, hésitant. Finalement, tout doucement, il le passa et fit glisser un de ses doigts sur son sexe dur. Ce simple contact le fit soupirer d'aise et l'excita encore plus. Surtout lorsque l'on savait que l'objet de ses pensées du moment était un certain jeune homme blond qui se douchait et que seule une porte les séparait. Porte qui pouvait s'ouvrir à n'importe quel moment.
Le brun imaginait toutes ces gouttelettes d'eau roulant le long de son corps, le long de sa peau si blanche, trop blanche. Il frôla son sexe de tous ses doigts, les un après les autres, puis il refit le même geste plusieurs fois, en les appuyant plus fort à chaque passage. Enfin, il ferma sa main sur sa virilité. Poussant un gémissement étouffé, il commença à effectuer des va et viens, doucement d'abord, puis de plus en plus vite. Son pantalon le gênait mais il ne voulait pas prendre le risque que Malfoy entre à ce moment.
- Mmmhh... Haaan... M...Malfoy...
- Oui ?
- Haan... Heeeeeein ?
En effet, l'objet de ses désirs se trouvait en face de lui, les mains sur les hanches, l'air goguenard. Le teint de Harry, déjà rosi de plaisir, vira au rouge soutenu d'embarras.
- Euh... Non, mais... Euh, c'est pas ce que tu crois Malfoy..., essaya-t-il de balbutier.
- Ca dépend, qu'est-ce que je devrais croire, Potter ? demanda le blond, toujours un sourire moqueur sur ces lèvres.
- ... Rien, laisse tomber, répondit Harry essayant de reboutonner son pantalon le plus vite possible.
- Je peux savoir qui t'a donné l'autorisation ?
- De ?
- Ca...
Malfoy s'était rapproché du brun et avait posé un genou sur le rebord du lit. Il posa sa main sur celle de son homologue, l'empêchant ainsi de finir de se rhabiller. Sans lui donner le temps d'esquisser ne serait-ce un geste, le blond monta tout a fait sur le lit, se plaçant au dessus du brun, remontant son genou jusqu'en haut de ses cuisses, affichant cette fois, un sourire carnassier. Le brun tourna la tête, les yeux fermés et plus rouge que jamais, mais ne fit rien pour le repousser. Pour Malfoy, c'était une véritable invitation dans les règles.
Il plongea alors dans le cou offert et légèrement hâlé de son partenaire et y déposa un baiser, puis deux, puis trois, puis y passa furtivement sa langue, guettant une réaction, qui ne vint pas. Encouragé, il continua donc, léchant plus franchement ce cou qui lui était offert, mordillant par endroit et laissant sa main le caresser puis descendre plus bas, remontant sous son T-shirt devenu dérangeant. Il y laissa ses doigts vagabonder sur cette peau chaude qui tremblait légèrement. Le blond entendit un gémissement qui se voulait étouffer et sourit. Il arrêta tout ce qu'il faisait, s'attirant des regards d'étonnement et de frustration.
- Redresse-toi, intima le Serpentard.
Harry obéis. Malfoy, qui se trouvait à présent à califourchon sur les cuisses du brun, entreprit d'enlever très lentement le T-shirt de son vis-à-vis, pour en lécher/mordiller chaque parcelle. Il aimait cette peau toute douce, qui dégageait un parfum particulier, un parfum d'homme [Naaaaaan pas possible ! xD *BAFF*]. Mais il ne put continuer car Harry venait d'arracher son vêtement.
' Mmh... Impatient...'
Malfoy sourit et Harry le lui rendit. Il n'allait tout de même pas se laisser entièrement dominer, surtout pas son meilleur ennemi ! Le brun se mordit alors la lèvre inférieure, très sensuellement, passant sa langue dessus. Le blond n'en banda que plus fortement. L'atmosphère de la chambre était devenue beaucoup trop étouffante pour garder ces tissus recouvrant leur corps. Harry déboutonna la chemise que le blond avait revêtue après sa douche et la jeta dans un coin de la pièce. Il laissa alors ses mains frôler ses épaules dénudées, caressa sa clavicule, se rapprocha pour y passer sa langue. Il glissa son autre main dans le dos du Serpentard, le maintenant près de lui. Tout en descendant son visage le long de son torse, il en embrassait chaque partie. Puis le brun donna un coup de langue sur le téton déjà dur de son homologue, qui gémissa de surprise, de plaisir. Esquissant un sourire, il prit le bout de chair rose entre ses dents doucement, le mordillant et le léchant en même temps. Le blond avait passé ses doigts dans les cheveux indisciplinés de son partenaire et sa tête bascula en arrière. Il savait trop bien y faire...
Le brun réitéra sur le téton gauche, avant de laisser sa main descendre de plus en plus bas. Il défit son pantalon et Malfoy, excité au possible se redressa, l'enleva rapidement pour le jeter près de la chemise. Puis tout en léchant le nombril du brun, il lui arracha presque son propre pantalon, qui rejoignit très vite les autres vêtements. Ils étaient à présent tout les deux en boxer, une bosse les déformant et ils se regardaient. Leurs yeux s'étaient assombris de désir et leur souffle était irrégulier. Chacun détaillait l'autre, appréciant les courbes de son corps, glissant vers l'arrondi de leur sous vêtement.
Puis, Harry écarta un peu ses cuisses, tout en passant un de ses doigts sur ses lèvres rougies et humides. Un véritable appel au crime, auquel Malfoy répondit. Il fit courir ses doigts graciles sur l'élastique du tissu devenu beaucoup trop moulant pour les deux jeunes hommes. Le blond l'enleva lentement, faisant monter de plusieurs degrés supplémentaires la chaleur qui régnait dans la chambre. La virilité de Harry fut mise à nue et le Serpentard profita de cette vision un instant avant d'en rapprocher son visage. La respiration du brun se fit erratique et ses yeux se révulsèrent lorsqu'il senti le souffle puis la langue de Malfoy la parcourir sur toute sa longueur. Des gémissements résonnèrent dans la petite pièce. Gémissements qui se transformèrent bientôt en cris lorsque Malfoy le prit entièrement dans sa bouche chaude. Harry s'accrocha désespérément aux cheveux du blond qui avait entamer de lascifs va et vient.
- A... Arrête Malfoy. Je... Je vais venir si tu continu... Mmmh... Putain, prends moi !
Le Serpentard sourit, satisfait, continua encore un peu puis retira sa bouche. Il s'approcha du visage de son partenaire et lui mordilla le cou tout en présentant ses doigts à la bouche du brun. Celui-ci s'empressa de les lécher, n'en pouvant plus. Une fois suffisamment humides, Malfoy les retira et posa sa main sur le sexe tendu du Griffondor. Tout en le masturbant, il approcha un premier doigt de l'intimité du brun et l'y enfonça doucement. Il le senti se crisper et accéléra ses mouvements de vas et vient sur sa virilité. Une fois qu'il senti le corps de son homologue se détendre, il en fit pénétrer un deuxième, puis un troisième. Les gémissements étouffés de douleur s'étaient changés en gémissement de plaisir, surtout lorsque un blond toucha de ses doigts une zone critique. Alors, il se plaça au dessus du brun, frôlant sa virilité avec son sexe, et entra en lui doucement. C'était chaud, agréable et étroit. Il le pénétra entièrement puis se retira lentement. Il recommença cette fois accentuant plus son mouvement de bassin. Harry s'agrippait à ses hanches, y enfonçant ses ongles inconsciemment. Il bougea plus vite, jusqu'à trouver le rythme où ils étaient en total harmonie.
C'était bon.
Puissant.
Ils gémissaient à l'unisson. La jouissance était proche et ils apercevaient déjà les étoiles. Un dernier coup de rein, plus violent, les projeta au septième ciel, ensemble.
Ils restèrent un moment prostrés, l'un sur l'autre, mélangeant leur corps, leur odeur, essayant de reprendre leur souffle et de calmer les battements de leur c½ur.
Puis Malfoy se leva et se dirigea dans la salle de bain. Harry, toujours allongé, entendit l'eau couler et se leva à son tour, chercher une serviette pour s'essuyer.
Durant tout leur rapport, ils ne s'étaient pas embrassés une seule fois, et c'était mieux ainsi. Pour une fois Malfoy n'avait pas menti : c'était en effet un vrai dieu du sexe et c'était la première fois qu'il prenait son pied comme ça. Parce que, non, il n'était pas vierge, et oui, il était bi, mais ce n'est pas pour autant qu'il le criait sur tous les toits comme son collègue.
La tempête de neige avait cessé le lendemain. Le trafic était encore un peu perturbé mais leur avion avait décollé. Harry avait chaleureusement remercié le gérant de l'hôtel pendant que Malfoy draguait le barman pour qu'il soit son nouveau portier. Et ils étaient partis, direction Londres. Leur vie de bureau avait repris, toujours aussi tumultueuse. Malfoy avait jeté le DéBA pour l'avoir envoyer pour rien se cailler dans le froid polaire de la montagne. Bref, la vie avait repris son cours normal. Enfin presque... Ce que personne ne sait, c'est que les deux Aurors continuaient de se voir parfois le soir, quand l'un ou l'autre en avait envie. Juste pour avoir leur dose de sexe. Parce qu'ensemble, ils prenaient un pied d'enfer. Sauf que, à chaque fois, c'est différent. En apprivoisant leur corps, ils s'approchaient de leur c½ur. Et qui sait ? Un jour ils se toucheront peut-être?... En attendant, leurs rendez-vous a toujours lieu au même endroit ; à Londres, près de l'aéroport, dans un petit hôtel signalé par de grandes lettres rouges, dans une chambre, toujours la même, la chambre 483, maintenant devenue leur numéro fétiche.
Numéro fétiche qui deviendra aussi celui d'un autre couple, mais ceci est une autre histoire...
Voila !! Alors? Vous en pensez quoi???
*stresse stresse*
><'
La suite arrive bientot ne vous inquietez pas =D
Vous nems <3
EDIT / REPONSE AU COMM : Ptitange [kawai le pseudo =)] : Bonjour à toi nouvelle lectrice et toutes mes félicitations pour avoir lu d'un coup xD [fallais du courage u_u'] ! Tout d'abord merci pour ton gentil comm <3. Ensuite pour te répondre, et au cas ou d'autres personnes seraient interressées, et bien, je pense qu'avant de continer mon premier OS Drarry, je vais avant tout le reprendre, parce qu'il ne me plait pas du tout [jamais satisfaite u_u]. Et qui c'est ? Peut-etre ferais-je une suite? =) Mais bon, pietre pas tout de suite, parce que vu le temps que je mets pour publier... ><! Donc, avant j'avance dans ma fic, (oui oui, le prochain chapitre arrive u_u) =)... Quand au fait de faire souffrir les twins... Haaaan qui sait, peut-etre aimeront-ils ca? *BAFF* [APPYSM POWAAA xD] Encore merci d'etre passé ici =)! Bye !!
Bon, normalement, j'avoue, j'ai pas vraiment l'habitude de répondre au comm, mais bon, là, il y en a un qui me parait pour le moins... étrange. Donc je vous le laisse :
medvedev le trés grand, Posté le vendredi 04 janvier 2008 20:04
toujours aussi frustrée ?
Voilà. Alors, lui il me laisse assez perplexe. J'arrive pas à determiner si c'est un comm rageux. Votre avis?
Si c'en est un... Ouaaaaaaaaaais !!! Ca veut dire que je commence a être suffisamment connue pour que même les rageux viennent *saute partout puis reviens sur son super fauteuil de bureau Ikea* !! Yeaaaaaaah ze classe totale et absolue *_* [Vous vous rendez compte? On en est même à aimer les rageux u__u' Bouhaha].
En même temps, c'est un rageux qui parle avec un français correct... Ce qui ne se voit pratiquement jamais dans ce bas monde internetien... Haaaan trop bien! J'ai même un rageux de première classe xD *BAFF* u_u'
Quoique... Bien qu'il ait écrit 'frustrée' sans oublier le 'e' à la fin, et le 's' à la fin de toujours... Il a mis 'trés' avec un accent aigu, alors que c'est très... Mon Dieu !! Tout mes espoirs viennent de s'effrondrer T_T [xD].
Puis son pseudo 'medvedev le trés grand' ... Moui, finalement, il est comme les autres T_T... Le mec super modeste quoi. Bouhahaha. Sinon, l'autodérision doit être son trait dominant =p.
Haaaaaan mais c'est un meeeec *_* [La fille qui a jamais vu de mec de sa vie quoi u_u']. Il lit ma fiction? Waaaaaa trop bien j'ai un lecteur mâââââle *CHBAFF*!!
Mais bon, un truc me dérange quand même, le 'toujours aussi frustrée'. On dirait qu'il me connait Oo. Haaan, pas sur le fait que je sois frustrée, merci chers lecteurs de vous en inquiétez, mais plus sur le fait qu'il insinue qu'il saurait des trucs sur ma vie privée *regarde partout autour d'elle voir si ya personne* *vire parano u_u'* Nan, en fait, je m'emmêle un peu les pinceaux, je sais pas si vous avez réussi à capter ce que je voulais dire u_u'.
Enfin, je pense qu'il paraîtrait plus sous un jour rageux qui voulait dire qu'écrivant des fictions yaoi, je dois compenser mon manque d'amour et de sexe dans ma vie. Ce qui est très gentil à lui de s'en inquiéter, mais ce n'était pas la peine, tout va très bien, merci <3.
EDIT 2 [Ze retour] : en fait toujours pour ce cher monsieur 'medvedev le trés grand' qui m'a laissé de nouveau un comm : 'ça fait toujours plaisir d'être pris au sérieux.'
D'après ma Cha que j'ayme : 'Medvedev est le nom d'un ... joueur de tennis ukrainien et d'un président russe o_O. Donc en plus de ne ( presque ) pas faire de fautes d'orthographes monsieur est cultivé ! =D ( ou a trouvé que ce nom sonnait bien ... au choix xD )' [dixit Elle]
Haaaaaaan en plus c'est trop une superstar quoi !! La chance *s'incline devant le trés trés grand* [Merci Wiki xD] !! Et pour lui répondre, je t'en prie, je t'en prie, en même temps, j'en vois pas souvent des commz comme ça xD. En fait, tu nous a toujours pas expliqué dans quelle catégorie tu te rangeais et tu n'as toujours pas explicité ce que tu voulais dire! Si tu pouvais donc le faire... =).
EDIT 3 : Bon, je te répond maintenant dans les commz parce que ça prend beaucoup de place dans l'article :p
Foualaaaaaaa =D ! En fait je voulais juste vous faire partager le trip existenciel que je me suis taper avec ce trip (Cha m'a vaillamment soutenu <3).
Haaaan et les gens !! Hier, j'ai tellement pas réussi a dormir que j'ai écris 1 page double et une page recto/verso de mon nouveau chapitre =D ! Ya plus qu'à recopier u_u'
J'vous nems fort <33

