OS de No[w]ël

OS de Noël
Bonjour les geeeeeeeens <3


Bon, je sais nous sommes le 3 janvier, et Nowel est passé depuis un bail. Mais bon, j'avais pas terminé alors je vous le poste maintenant... Pardon ><

Dailleurs Bonne Année Bonne Santé et plein de belles choses =)

Donc, je vous laisse le chtit OS. Une précision : c'est du Drarry [Draco/Harry] ! !

P.S : C'est mon premier lemon, soyez indulgent ><
<33



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Le directeur du Bureau des Aurors, appelé pour plus de facilité DéBA, poussa la porte du bureau situé à l'extrême extrémité d'un des nombreux couloirs de son unité. Il soupira. Il ne pouvait faire que cela devant le spectacle qu'il voyait se dérouler devant ses yeux fatigués : les deux meilleurs Aurors qui lui ai jamais été donné de rencontrer, se livraient une guerre terriblement enfantine mais sans relâche, et sans jamais que leur force respective soient mises à mal, au grand daim de leur entourage, qui, lui commençait à sérieusement s'épuiser.
Paradoxalement, lorsqu'ils faisaient équipe, l'on pouvait être sur que l'affaire traitée le serait bien et rapidement. Ils se complétaient à merveille, sur le terrain. Et parce qu'ils formaient la meilleure équipe du bureau, on ne leur confiait que des affaires à traiter à deux. Non pas qu'ils soient mauvais en solo, bien au contraire, mais ils étaient encore meilleurs en duo. Ils étaient donc obligés de 'cohabiter' dans le même bureau... Et tout le monde devait en subir les conséquences.
Le bureau des deux Aurors était un véritable capharnaüm : des papiers et dossiers volaient dans toute la pièce, semblant être mués par une conscience propre, des restes d'objets jonchaient le sol et tables et mobiliers étaient retournés, offrant une protection bien fragile aux deux hommes qui se faisaient face. Des sorts muets, cause des éclairs colorés fusaient de part et d'autre du bureau (si l'on pouvait toujours lui donner ce nom) détruisant toujours plus mais sans jamais atteindre leur cible.
Soupirant de plus belle, le directeur utilisa toute sa voix afin de couvrir le bruit régnant dans la petite pièce :

- POTTER ! MALFOY ! VOUS AVEZ 50 SECONDES POUR ME RANGER CE BORDEL !

50 secondes pile plus tard, le DéBA poussait de nouveau la porte et ce qu'il vit lui donna satisfaction : la pièce ressemblait de nouveau à l'idée qu'on pouvait se faire d'un bureau de travail. Cependant, les regards noirs lancés au dessus de leur table avaient remplacé les sorts. Regard émeraude sombre d'où dansait un feu colérique.
Regard métallique glacé semblant vouloir geler tout ce qui l'entourait.

Le DéBA s'empêcha de soupirer une énième fois, lorsqu'il se fit la remarque qu'il avait pris cette mauvaise habitude en les côtoyant. A la place, il se racla la gorge pour attirer l'attention des deux Aurors.

- Messieurs, commença-t-il en voyant se tourner vers lui les deux confortables fauteuils de cuir, j'ai deux choses à vous dire. La première, vous avez une nouvelle mission.

Il fit alors apparaître une carte du monde moldu, y choisi un point et des montagnes enneigées surgirent. On y voyait, perdue dans cette grande étendue blanche, une petite maison semblant être désespérément accrochée sur le flan de la montagne. Elle aurait pu avoir l'air tout à fait normale si l'on n'y voyait pas, par la fenêtre, de grandes capes noires passant et repassant dans ce qui semblait être le salon, des sorts jaillissant de baguettes vers un gros chaudron trônant au centre. La voix du DéBA s'éleva de nouveau :

- Certains sorciers, habitant dans un village moldu au pied de cette montagne, nous ont averti de mouvements étranges magiques dans cette maison, touchant plus particulièrement à la magie noire. Ce qui nous fait penser que certains Mangemorts s'étant enfui à la chute de leur maître, essayeraient de le faire revenir, ou quelque chose dans le même genre. Donc, votre mission est très simple : allez espionner et, si nos suppositions s'avèrent exactes, agissez. Vous devriez mettre environ 3 jours.

- 3 jours ? Vous plaisantez ! Ce soir, nous sommes rentrés, fit Malfoy.

- Ce qui m'amène à la seconde chose dont je voulais vous parlez, continua le DéBA sans relever la remarque du blond. Je ne sais pas si vous vous rendez véritablement compte du bazar que vous foutez ici. Vous déconcentrez tout le monde avec vos disputes incessantes de gamins de première année. Nous sommes là pour bosser, pas pour s'envoyer le mobilier à la figure !

Il s'arrêta un instant et fixa l'un après l'autre les deux jeunes Aurors. Malfoy restait de marbre, toujours son air hautain dans le regard. Les joues de Potter, en revanche, s'étaient légèrement empourprées, mais il continua à soutenir le regard de son supérieur.

- Et ayant cette mentalité qui vous caractérise, reprit-il, c'est-à-dire une mentalité de première année, nous avons décidé de vous traiter comme tel. Vous n'aurez pas de retenues, cependant, pour tout le temps que durera votre mission, il vous sera interdit d'utiliser la magie en dehors du fond véritable de votre mission (l'espionnage et l'attaque en cas de problème). Pour tout ce qui est du transport, du logement, etc... Vous vous en référerez au mode de vie moldu. Il n'y a aucune discussion possible et aucune plainte n'est acceptée. Si, malgré tout, vous utilisez la magie, nous le saurons et si vous n'avez pas d'excuse valable, c'est le renvoi. Sur ce, bon courage pour votre mission, votre train part demain à 8h à la gare de King's Cross. Vous devrez changer deux fois avant d'arriver à destination. Pour le retour, je vous conseille l'avion, c'est plus direct.

Il regarda une dernière fois ces deux têtes abasourdies (et ça valait le détour !) et quitta la pièce, un petit sourire en coin. Un silence le remplaça, finalement brisé par un Malfoy ayant perdu un peu de son sang-froid :

- C'est une blague, j'espère ! Nous n'allons tout de même pas nous abaisser à utiliser des transports... moldus ! fit-il affichant une moue dégoûtée. Toi, tu es de ce monde, tu dois être habitué. Mais moi, je suis de sang pur ! C'est une atteinte à mon honneur ! Si mon père était toujours vivant, il n'aurait jamais laissé faire ça.

- Malfoy, soupira le brun, tu as 23 ans, il serait peut-être temps de grandir un peu. Et arrête de te cacher toujours derrière le souvenir de ton père, ce n'est pas ça qui va t'aider. De toute façon, si tu veux t'en prendre à quelqu'un, c'est à toi-même. C'est de ta faute si on en est là !

- Pardon, Potter ? Je crois avoir mal entendu. Qui ? Qui a commencé ?

- Toi.

- A force de côtoyer des... 'personnes' n'ayant pas plus d'intelligence qu'un Scrout-à-Pétard, tu commences, ou plutôt continue, de perdre tes derniers neurones, fit Malfoy, un sourire dégoulinant d'hypocrisie étirant ses fines lèvres.

- Il faut dire que cela doit te faire bizarre de côtoyer des personnes à qui il reste des neurones, répondit Potter, affichant le même sourire que son vis-à-vis.

- Ce n'est pas comme si toi, tu avais été gâté par la nature. Quand on voit qui étaient tes géniteurs...

Les yeux émeraude du brun s'enflammèrent de fureur et un éclair de lumière rouge fusa de sa baguette. Malfoy, dont le sourire s'était fait plus franc, contra rapidement, déviant le sort vers un bibelot de porcelaine qui éclata en milles morceaux. Potter pointait de nouveau sa baguette sur le blond quand la porte se décrocha violement de ses gonds, manquant de peu d'éborgner les deux Aurors. Ceux-ci se retournèrent et ils purent voir le DéBA, furieux, presque écumant dans l'encadrement de ce qui restait de la porte. L'air étonné qu'arboraient les deux jeunes sorciers finit de le mettre hors de lui. Un instant il pensa même les Avadakedevradiser (après leur avoir botté l'arrière-train). Mais, il se dit que ces deux petits crétins ne valaient pas la peine qu'il risque un passage devant le Magenmagot. Pour se calmer, il inspira et expira longuement. Il quitta la pièce et revint 2 minutes plus tard, deux billets de train dans la main.

- Rendez-vous ici dans 1/2h. Allez chez vous, prenez assez d'affaire pour tenir tout le voyage car pas question de se téléporter pour venir chercher une brosse à dent oubliée. Vous partez tout de suite après. Vous me tapez sérieusement sur le système, un peu de vacances ici ne fera de mal à personne.

- Alors, on ne part plus demain ? demanda Harry.

- Perspicace, Potter. Tu as d'autres questions du même acabit ? fit Malfoy.

- CASSEZ-VOUS ! hurla le DéBA avant que le brun ait pu répondre quoique ce soit.



25 minutes plus tard, Harry revenait de son grand appartement situé au c½ur de Londres. Il avait réussi à dégoter un vieux sac de voyage au fin fond de son placard. Sac ayant fait le bonheur d'araignées pendant plusieurs années, si l'on en jugeait son état après sa sortie de derrière de gros cartons datant du déménagement du brun. Il y avait fourré en 4ème vitesse, robes de sorciers, vêtements qu'il s'était récemment trouvé dans un petit magasin moldu, quelques livres et autres activités pour s'occuper en voyage lorsque la magie est interdite, son nécessaire de toilette et celui de magie. De retour dans son bureau, il s'installa sur son fauteuil et attendit le retour de 'l'autre'. Il allait comme d'habitude arriver pile à l'heure. Raa qu'est-ce qu'il pouvait l'énerver celui-là !
En effet, 5 minutes après l'arrivée d'Harry, un 'plop' annonça l'arrivée de Malfoy. Il avait mis toutes ses affaires dans la malle des Malfoy, une grande malle noire où l'on pouvait voir le blason de la famille (deux serpents enroulés et se mordant la queue). Une chose cependant ne semblait pas à sa place. Le blond, s'étant heureusement souvenu de l'interdiction d'user de la magie, s'était vu dans l'obligation de verrouiller sa malle avec un cadenas (qui venait apparemment d'être acheté).
Les deux hommes s'ignoraient superbement. Le déBA leur annonça que le train partait dans 10 minutes et que, par conséquent, il les autorisait à se téléporter une dernière fois. Après avoir renouvelé ses recommandations, il les lâcha et les deux Aurors disparurent dans un 'plop' caractéristique.

Ils arrivèrent directement à leur place dans le train (les billets ayant été composté préalablement). Le grand brouhaha des départs noya leur apparition et personne ne remarqua que les deux sièges A38 et A39 auparavant vides, s'étaient remplis (comme par magie). Harry se releva pour placer son sac dans le compartiment au dessus d'eux. Cela fait, il se rassit en se demandant comment son compagnon ferait pour soulever une malle aussi lourde. La réponse ne se fit pas attendre : après un examen minutieux de toutes les personnes de leur wagon, il se leva avec grâce et s'approcha d'un homme. Brun, environ 25 ans, il avait l'air assez avenant et assez... gay, se dit Harry. Malfoy se pencha à son oreille et lui murmura quelques mots, tandis qu'Harry ne perdait pas une miette de la scène, ébahi. L'homme fit un petit signe de la tête, montrant son acquiescement, et sourit. Le blond répondit par un sourire charmeur, que Harry ne lui avait jamais vu, le troublant, de ce fait, un peu. L'homme se leva de son siège, retira son pull, dévoilant ainsi ses muscles acquis grâce à de la musculation intensive. Malfoy s'écarta, souriant toujours. L'inconnu se dirigea vers l'endroit où Harry était assis et celui-ci commença à un peu paniquer. Qu'est-ce qu'avait bien pu dire Malfoy ? Allait-il essayer de lui casser la gueule ? Qu'il vienne donc, se dit Harry, les entraînements de Quidditch ont beau être éreintants, ils me maintiennent tout de même en bonne forme. Mais le jeune homme s'arrêta à la hauteur de la malle du blond. Il se baissa, afin d'en prendre les manches, et laissant tout le temps à Malfoy d'admirer son postérieur, ce qu'il ne se priva pas de faire, sous le regard presque choqué de son collègue. Tandis que le nouveau porteur de monsieur plaçait sa malle à côté de celle de Harry, Malfoy dévia son regard de ses fesses et le plongea dans les yeux émeraude, troublés et un peu perdus du brun. Le portier avait à présent regagné sa place et dévorait des yeux le Serpentard qui, revenu près de Harry avec un air de défi, l'ignora durant tout le reste du voyage.

20 sudoku, 5 jeu de cartes, 3 dessins et 2 changements de train plus tard, Harry se retrouva les pieds dans la neige avec un voisin particulièrement bruyant et râleur à ses côtés. Qui disait quelque chose comme :

- Comment vais-je faire ? Je n'ai qu'une paire de mocassin en cuir noir ! La neige va les dégrader, alors que je les ai payé une fortune ! Et puis, que vais-je faire de ma malle ? Elle est bien trop lourde pour que je la porte tout seul ! Si Nicolas était resté...

- Tiens, il s'appelle Nicolas ? coupa le brun. Bon, je te propose de commencer tout de suite la surveillance, histoire de rentrer le plus vite possible. Cela nous arrangerait tout les deux. Pour ta malle, et bien, ... Mets toi la où je pense. [NdA : Cette dernière phrase ne fut pas prononcée dans le dialogue, trop d'ambiguïté xD]

- Mmh, dis moi, toi qui t'y connais tant en 'art de vivre moldu', fit Malfoy avec un air dédaigneux, que font 'ces gens-là' lorsqu'ils ont a caché quelque chose ?

- Et bien, répondit Harry après avoir regardé autour de lui, tu vois, il y a beaucoup de neige autour de nous...

- Perspicace Potter, tu as ...

- Et vois-tu, coupa à son tour le brun, la neige peut parfaitement cacher certaines choses... Mais il faut se salir un peu les mains pour pouvoir recouvrir ta malle, et je doute que tu en sois capable... Toutefois, si tu as d'autres idées, tant mieux pour toi, moi je commence à y aller.

Il se retourna en direction de la montagne qu'ils devaient escalader, laissant un Draco rageant et regardant autour de lui en quête d'un nouveau porteur qui ne venait pas. Ce dernier lança un regard mauvais à la malle familiale et s'enfonça ses ongles dans la paume de la main avant de se dire qu'il regrettera toute sa vie ce qu'il allait faire.

- Potter !

L'interpellé, déjà à quelques mètres, se retourna.

- Tu vas m'aider a cacher ma malle, dit-il avec son air si assuré et sur de lui.

- Pardon ?

- Tu as très bien compris, Potter.

- En gros Malfoy, un franc sourire se dessina sur les lèvres du brun, tu me demandes de l'aide, c'est ça ?

- Je ne vois même pas l'utilité de répondre à cette question.

Harry se rapprocha du blond, sans se presser, ce qui eut le don de l'impatienter.

- Surtout ne te bouge pas Potter, on a toute l'après-midi !

- Si tu veux, je repars tout de suite, proposa en toute gentillesse le brun.

- ... Tu as une pelle ?

- Non, mais tu as tes mains.

- Tu plaisantes ?

- Et bien, a part si tu veux te faire renvoyer en en faisant apparaître une, je n'ai pas d'autres solutions à te proposer.

- Alors creuse toi.

- C'est ta malle, non ?


Malfoy grogna quelque chose dans sa barbe inexistante, remonta ses manches et commença à approcher peureusement ses doigts de la neige. Soupirant, Harry enleva ses gants, et, tel un Griffondor qu'il était, les passa à son compagnon. Celui-ci regarda les dit gants avec une moue dégoûtée puis son regard se posa sur la neige froide. Après un instant de réflexion, il prit les gants, les enfila et entreprit de recouvrir la malle avec de la neige. Rapidement, le brun se joignit à la tâche. Cependant, comme il n'avait plus ses gants, ses doigts rougirent et se gelèrent rapidement. 'Mais en bon petit Griffondor crétin bienfaiteur qu'il est, il continue... Je ne le comprendrais définitivement jamais...' Malfoy se retourna et travailla avec un peu plus d'acharnement qu'auparavant.


{.......}


- Pffffffiouaah ! J'ai plus de doigts... Etant donné que nous avons déjà perdu du temps pour cacher ta malle, que dirais-tu d'aller se réchauffer dans un café ? demanda un Harry congelé.

- ... Mmmh.

- Je prends ça pour un oui.


Aussitôt dit, aussitôt fait. Le brun chopa l'Auror par la manche pour le forcer à avancer en direction d'un chauffage promis. Il se demanda tout de même si le froid ne lui avait pas congelé les derniers neurones de son compagnon pour qu'il se laisse traîner comme cela... Mais bon, ses propres neurones commençaient à protester alors il ne s'attarda pas là-dessus et se dépêcha de pousser la porte d'un chalet-café. Il repéra une table au fond du café et s'y dirigea. Il s'assit, étendant ses longues jambes, et souffla dans ses mains pour les réchauffer plus vite. De son côté, Malfoy avait fermé les yeux, savourant la sensation de la chaleur qui se propageait dans son corps. Harry avait relevé la tête et, à présent, bugait complètement sur la position de Malfoy, son expression... Ce qui pouvait être compréhensible, lorsque l'on savait que jamais Malfoy ne se laisserait aller.
'Il est vraiment trop mignon comme ça, ça me donnerait presque envie de le... Heeeeeeeeein ? Nan, j'ai pas pensé ça ! Dites-moi que je n'ai pas pensé ça ! ... Okay merci...'

- Bonjour messieurs, que désirez-vous boire ?

- ...

- Messieurs ?

- ...

- MESSIEURS !!

- Heeeeeeeeeeein ?

Les deux Aurors étant chacun plongés dans leurs pensées respectives, ils n'avaient pas entendu la jolie serveuse qui venait prendre leur commande. Malfoy passa sa main dans ses cheveux d'un geste nerveux tandis que Potter se racla la gorge. D'un même mouvement, ils prirent l'unique carte posée sur la table. Leurs doigts se touchèrent et vivement, ils la lâchèrent, comme électrocutés. Malfoy dira plus tard, 'comme si j'avais voulu éviter la peste'.
Leurs regards se croisèrent.
Le c½ur de Harry s'accéléra brusquement.
Le rouge lui monta aux joues.
De gène.
De honte ?
Parce qu'il voyait Malfoy assit nonchalamment, sans qu'aucune expression ne vienne percer son masque pendant qu'il commandait un gin tonic. Il sourit de la même façon à la serveuse qu'au mec du train. Charmeur. Puis, il se retourna vers lui et planta ses yeux trop gris dans les siens. Il semblait attendre quelque chose. La serveuse le regardait de la même façon.

- Quand tu veux Potter.

- Ah ! Euh... Un... Un chocolat chaud s'il vous plait.

- Très bien, fit la serveuse en jetant un regard allumeur au blond avant de repartir vers le bar.

- Tu ne dormiras pas seul ce soir, remarqua Harry une fois que la fille se soit suffisamment éloignée.

- Qui te dis que j'attendrais ce soir Potter ?

- ... Je pensais que tu étais plus penché mec, vu comment tu avais... allumé ton porteur.

- Ma vie sexuelle ne regarde en rien un petit puceau dans ton genre. Mais sache tout de même que tant que je prends mon pied, peu importe avec qui c'est.

- Voici vos boissons, messieurs, dit la serveuse en déposant les verres et en profitant pour montrer son large décolleté à Malfoy.

- Merci chérie, répondit le blond tout aussi charmeur.

Puis, il glissa quelques mots à la blonde qui partit toute rougissante, après avoir hoché la tête en signe d'acquiescement. Malfoy affichait un sourire satisfait et Harry comprit immédiatement. Dans 5 minutes, il allait partir la retrouver aux toilettes, ou un autre endroit tout aussi agréable pour la baiser.
'Charmant, vraiment charmant. Connard'
Il ne savait pas pourquoi il avait pensé cette dernière chose, mais c'était ce qu'il ressentait. En effet, il vit Malfoy avaler d'une traite son gin et se lever en murmurant un vague 'Je reviens' et s'éloigner en direction du bar. Laissant Harry seul avec lui-même.


[...]


30 minutes plus tard, le blond était de retour, la mine un peu maussade.

- Ba alors ? C'était pas un bon coup ?

- T'imagine même pas. Mais bon, tu ne peux pas savoir ce que ça fait, quand on est un dieu du sexe, de tomber sur des personnes comme ça.

- Va te faire foutre Malfoy.

- Avec plaisir Potter.

Harry le regarda, un sourcil levé, avec une moue mi-étonnée, mi-froide. Il soupira et termina son plan.

- Je peux savoir ce que tu fais ? demanda Malfoy assez amusé.

- Figure toi que je n'allais pas attendre que Môssieur soit revenu pour faire quelque chose. Alors j'ai décidé de faire un espèce de plan d'attaque, en cas de problème et j'ai vérifié toutes les potions ou sorts qui me seraient utiles.

- Et ?

- Rien.

- Et cette feuille en dessous de ton soi-disant plan ?

- C'est rien non plus, mêle toi de ce qui te regarde Malfoy, fit Harry alignant mieux la feuille en question en dessous de son travail.


Mais le blond fut plus rapide et s'en saisi d'un geste.

- Oooh ! Mais on dirait que notre Survivant international est doué pour le dessin !

- Ta gueule Malfoy, on t'a rien demandé. Rends moi ma feuille.

- Non.

- Pardon ?

- Non.

- Et pourquoi ?

- Tu l'as tiré d'où ce dessin ?

- Du paysage qu'on voit par la fenêtre, soupira le brun.

- Pas mal.


Le blond lâcha la feuille qui vola un instant pour arriver devant l'Auror. Celui-ci la prit et la rangea.

- Bon, on y va ?

- Ouais.

- Tu payes ?

- Je n'ai pas d'argent moldu. Juste mon billet d'avion.

- ... Bon, moi j'ai... commença Harry en fouillant dans ses poches, un billet de 5 et une pièce de 2. Ca va ?

- Ouais, le reste sera du pourboire.

- Bien.

- On a intérêt à finir cette mission aujourd'hui, sinon, cela risque d'être difficile, remarqua le blond.

- Mmh.


Ils laissèrent donc l'argent sur la table et quittèrent les lieux. Lorsqu'ils sortirent, un vent glacial les transperça. Ils regrettaient la douce chaleur du café mais avancèrent tout de même d'un pas résigné en direction de la montagne, luttant contre les bourrasques.
Enfin, après une heure de marche, une heure de clavaire, à lutter pour ne pas mourir congeler sur place et à continuer d'avancer, ils se retrouvèrent derrière la petite maison qu'ils avaient vus sur la diapo du DéBA.
En effet, elle aurait pu paraître normale, en bois, un petit toit d'ardoise et des petites fenêtres et possédait apparemment 2 étages. Les deux sorciers utilisèrent un sort de camouflage et se rapprochèrent au possible de la fenêtre la plus proche. Le même énorme chaudron trônait au centre de la pièce et trois hommes semblaient s'entretenir juste à côté. Les deux Aurors essayaient de filtrer leurs voix mais rien à faire, ils n'y arrivaient pas. Ils sortirent leur baguette et continuèrent leur espionnage. Ils attendirent encore 2h dans le gel le plus total, essayant de se concentrer sur ce qui se passait à l'intérieur de la maisonnée pour éviter de penser à leurs membres qui peu à peu se transformaient en véritable glaçons, ne voulant pas risquer de perdre leur place si jamais ils se créaient un petit feu. Au bout de 2h, enfin, ils virent les Hommes reprendre leur espèce de danse étrange tout en psalmodiant des formules magiques. Cette fois, ils réussirent à choper quelques bribes de ces formules. Harry fronça les sourcils de concentration. Puis son visage s'éclaira et il pouffa de rire. Le blond souleva un sourcil d'incompréhension et entraîna Harry un peu plus loin.

- Quoi ?

- On a fini notre mission, répondit le brun avec un grand sourire.

- Explique-toi, je t'en prie.

- Et bien, tu as réussi à entendre les sorts qu'ils jetaient ?

- Un peu.

- Et tu n'as pas reconnu ?

- ...

- Et bien, tu te souviens du cours de Métamorphose en 4ème année du Professeur McGonagall sur 'comment changer un chaudron en brosse à dent' ?

- A peu près.

- Et bien voilà.

- C'est ce qu'ils faisaient ??

- Apparemment.

- Tu en es sur.

- Certain. Il m'avait traumatisé ce cours.

- Ca veut dire que nous sommes restés pendant 4 heures dans le froid pour absolument rien ? Non, mais dîtes-moi que je rêve ! Ils ont envoyé leur meilleur agent pour 3 pauvres imbéciles qui n'arrivent pas à changer leur chaudron en brosse à dent ? Ils vont m'entendre quand je vais rentrer !

- Oui, oui, c'est bien Malfoy. En attendant, moi je pars pour l'aéroport.

- Tu oublies ma malle.

- Cette fois, tu dragues de nouveau un mec. J'ai absolument pas l'intention de me geler mes doigts plus qu'ils ne le sont déjà, désolé.

Ils descendirent presque en courant de la montagne et arrivèrent à leur point de départ, à savoir, l'endroit où ils avaient enterré la malle. Malfoy jeta un coup d'½il aux environs. Personne.
'En même temps, quel crétin sortirait par un temps pareil pour se balader à part Potter, avec une tempête qui se profile... Comment vais-je faire ?'
Son regard métallique se glissa du côté de Harry qui le regardait les mains sur les hanches.

- Ca va ! J'ai compris ! râla ce dernier. Mais je te préviens, tu as intérêt à me payer un verre après !

- Oui oui.

'Il pense quand même à me donner ses gants... Alors que ses doigts sont rouges vifs...'
Harry inspira un grand coup et commença à enlever la neige à main nue en se mordant la lèvre pour penser à autre chose. Malfoy le rejoignit et ils creusèrent le plus vite possible. Une fois la malle dégagée, le blond rendit ses gants à son propriétaire qui les enfila avec beaucoup de mal mais sans cacher sa joie de les retrouver. Il resta 5 minutes à souffler dessus et à les frotter pour essayer de leur procurer un peu de chaleur, ce qu'il parvint un petit peu à faire. Puis, il se plaça devant une des anses de la malle, semblant attendre quelque chose.

- C'est pas que je me gèle le cul mais presque Malfoy. Alors soit tu bouges le tien tout de suite, soit je te plante là.

- Vocabulaire Potter, répondit Malfoy avec un petit sourire, ayant enfin compris que Harry allait l'aider à porter son bien.


La tempête se faisait de plus en plus menaçante et ils se dépêchèrent de porter la valise jusqu'à l'aéroport, la posant quelque fois pour détendre leur bras. Arrivé à destination, plus congelés que jamais, il déposèrent la malle à terre et levèrent les yeux.

- Putain de bordel de meeeerde !

- Voc...

- Fuck! T'as vu?

- Oui.

- 'Aucun avion n'est en mesure de décoller pour cause de tempête de neige. Le trafic sera rétabli au minimum demain' fit Harry, imitant la voix de crécelle qui résonnait dans l'aéroport.

- Je ne suis pas sourd Potter. Et surveille ton vocabulaire.

- Dois-je rappeler à Môssieur que nous sommes à la rue et sans argent ?


Apparemment 'Môssieur' n'avait pas du penser à cela au vu de la tête qu'il fit.

- Tiens, on fait moins le malin maintenant. Bon, il ne nous reste plus qu'à quémander un toit.

- Quémander un toit ? Non, mais ça ne va pas ! Moi vivant, jamais je ne ferais l'aumône !

- Alors démerde-toi !

- Oumph !

- Extrêmement distingué en effet. Bon je te laisse. Salut.

Pour la deuxième fois de la journée, Malfoy vit le dos du brun. Personne ne lui avait jamais tourné le dos et ce n'est pas maintenant que ça allait commencer !

- Potter ! appela-t-il encore.

Le dit Potter continua d'avancer, un sourire de plus en plus grand accroché aux lèvres.

- POTTER ! hurla Malfoy.

- Tu m'as appelé ? demanda le brun avec une expression de total innocence peinte sur son visage.

Malfoy passa sa main dans ses cheveux pourtant impeccablement plaqués en arrière. Il inspira profondément.

- Je peux savoir ce que tu fais ?

- Je vais faire ce que tu refuses de faire par orgueil mal placé.

- C'est-à-dire ? demanda encore le blond passant sur l'insulte.

- J'ai aperçu un hôtel près d'ici, je vais voir si je ne peux pas m'arranger avec eux.

- ...

- Tu fais quoi là ? fit le brun un regard interrogateur en direction de la silhouette filiforme de son collègue.

- Je viens avec toi.

- Ah ? Mais je pensais que jamais tu ne voulais faire l'aumône.

- ...


Harry sourit malicieusement et se dirigea vers la sortie, laissant cette fois le soin au blond de tirer sa malle tout seul, comme un grand. Et puis, la distance est courte, juste histoire de lui faire un peu les pieds.

Les lettres de HOTEL [Tokiooooooooo *BAFF*] s'alignaient, géantes, rouges, au dessus d'un modeste bâtiment couleur bois. Harry attendit un instant son compagnon, devenu rouge sous l'effet de l'effort, qui le rejoignait.

- Je te... préviens... c'est toi... qui demande, fit le blond, le souffle saccadé.

- Ne t'inquiète pas, je ne comptais pas sur toi.

Harry tint la porte à Malfoy qui entraînait la malle derrière lui, lui lançant un regard mauvais. Celui-ci repéra un fauteuil paraissant assez confortable pour qu'il puisse s'y assoire et s'y détendre un instant. Il regarda Harry, toujours dos à lui, qui discutait avec ce qui semblait être le gérant. Son regard descendit le long de son dos, sans qu'il ne le désire véritablement, et se posa sur ses fesses. Un sourire appréciateur se dessina sur sa bouche.
' Il est vraiment bien foutu... La chute de rein est vraiment érotique et ces fesses... Mmh... Rien que de les imaginer se mouvant devant moi...'
Le blond passa sa langue sur ses lèvres, se les mordillant au passage. Excitant. Très excitant.
...
Ca y est, il était définitivement excité. Merde. Par Potter en plus.
Même si c'était l'un des mecs les plus bandant qui lui eut été donné de voir.
Cette peau légèrement hâlée, ces yeux vert émeraude brillants, ses putains de fesses...
Han ! Il a l'air d'avoir fini. Il se rapproche en se déhanchant inconsciemment.

- Et bien, il nous propose un marché honnête.

- ...

- Malfoy, tu m'écoutes ?

- Hein ? Euh oui. Quel marché ?

- Et bien, il y a beaucoup de chambres de libre, étant donné du temps et de la saison. Donc, nous pouvons occupé une chambre, si l'on fait notre vaisselle, notre lit et changement de draps, notre repas... Bref, nos besoins.

- Mmh...

- Bon, moi je lui dis que c'est d'accord pour moi. Toi ?

- ... Attend...

- Quoi encore ? demanda Harry qui commençait à perdre patience.

- Quand tu dis une chambre... C'est une chambre chacun, rassure moi !

- ... A ton avis ?

- Non, mais comment veux-tu que je dorme à côté de toi ?

- Tu te débrouilleras, si tu ne veux pas, tu peux toujours retourner à l'aéroport avec ta malle !

- Oumph... Dis lui que c'est d'accord... fit Malfoy, qui n'avait absolument aucun envie de se trimbaler sa malle encore une fois.

- Bien.


Harry retourna donc voir le gérant, qui lui tendit une clé. Il le remercia platement et se dirigea vers l'ascenseur en lançant à Malfoy
'Tu peux laisser ta malle ici, ils sont tellement sympa qu'ils envoient même un mec te la porter jusqu'à notre chambre.
Le blond tiqua sur le 'notre' mais ne dis rien et suivit Harry dans l'ascenseur. Ascenseur minuscule où l'on tenait à peine à deux. Au moment où les portes se refermaient, une grosse main passa dans la fente pour l'arrêter. Les portes s'ouvrirent alors sur une femme, dont la longueur était proportionnelle à sa largeur.
Impossible de s'échapper. Les deux Aurors durent se serrer l'un contre l'autre pour que tout le monde puisse rentrer.
Sept étages à tenir.
La chaleur commença à monter entre les deux hommes.
Le brun était plus rouge que jamais, une goutte de sueur roula le long de son dos. Il essaya en vain de poser ses yeux autre part que sur la bouche de Malfoy. Mais, elles étaient comme hypnotisantes.
Le blond lui, senti une bosse extrêmement gênante, pointer son nez dans son boxer. Il faut dire que, collé à un corps de rêve, ses jambes écartées par l'une de son vis-à-vis, il n'avait pas beaucoup de chance de réussir à se contrôler.
Les deux se retinrent de céder à leur tentation.
Le premier, la tentation de savoir l'effet que cela lui ferait d'embrasser son ennemi, lui qui a pourtant des lèvres si finement ourlée, si délicate.
Le deuxième, la tentation de commencer à bouger son bassin contre la cuisse du premier et celle de virer la femme pour pouvoir le prendre dans l'ascenseur.
L'atmosphère se faisait tellement brûlante qu'elle en était presque palpable.
Cependant, un 'Tink' leur indiqua qu'ils étaient enfin arrivés à destination. La femme sortie, comme si de rien n'était, laissant derrière elle deux hommes en sueur avec deux magnifiques bosses dans leur pantalon. Le temps de reprendre leurs esprits, ils restèrent dans l'ascenseur. Puis d'un seul mouvement, ils se dirigèrent vers la sortie.
Mais, l'ascenseur étant beaucoup trop petit pour accepter que deux personnes sortent en même temps, le brun se coinça dans la porte de l'ascenseur et ils tombèrent tout le deux à la renverse.
Le blond sur le brun.
Le brun à la merci du blond.
Et ils étaient immobiles.
Seule la tête du blond semblait se rapprocher imperceptiblement de celle du brun.
Au moment où elle commençait sérieusement à entrer en zone critique...
Prise de conscience.
Deux hommes qui se relèvent précipitamment, l'un empoignant une clé, l'autre se dépoussiérant sa cape.
Des pas se dirigent vers une porte.
Une clé s'introduit dans une serrure.
La porte 483 [Ba quoi ? XD] s'ouvre.


- Je prends la salle de bain, murmura Malfoy.

Harry, plongé dans les sentiments contradictoires qui le submergeaient, ne répondit pas. Il attendit que Malfoy ait fermé la porte à clé et qu'il ait allumé l'eau pour s'étendre de tout son long sur l'unique lit de la pièce.
Il rougit rien qu'en pensant à ce qu'il allait oser faire...
Sans pour autant réellement en prendre conscience, il laissa ses doigts parcourir son torse, puis passer sous son T-shirt, y dessinant des arabesques imaginaires. Puis, ses doigts descendirent à la lisière du pantalon, le passant sans problème. Il eut cependant un petit temps d'arrêt lorsqu'il toucha l'élastique de son boxer, passant et repassant dessus, hésitant. Finalement, tout doucement, il le passa et fit glisser un de ses doigts sur son sexe dur. Ce simple contact le fit soupirer d'aise et l'excita encore plus. Surtout lorsque l'on savait que l'objet de ses pensées du moment était un certain jeune homme blond qui se douchait et que seule une porte les séparait. Porte qui pouvait s'ouvrir à n'importe quel moment.
Le brun imaginait toutes ces gouttelettes d'eau roulant le long de son corps, le long de sa peau si blanche, trop blanche. Il frôla son sexe de tous ses doigts, les un après les autres, puis il refit le même geste plusieurs fois, en les appuyant plus fort à chaque passage. Enfin, il ferma sa main sur sa virilité. Poussant un gémissement étouffé, il commença à effectuer des va et viens, doucement d'abord, puis de plus en plus vite. Son pantalon le gênait mais il ne voulait pas prendre le risque que Malfoy entre à ce moment.

- Mmmhh... Haaan... M...Malfoy...

- Oui ?

- Haan... Heeeeeein ?


En effet, l'objet de ses désirs se trouvait en face de lui, les mains sur les hanches, l'air goguenard. Le teint de Harry, déjà rosi de plaisir, vira au rouge soutenu d'embarras.

- Euh... Non, mais... Euh, c'est pas ce que tu crois Malfoy..., essaya-t-il de balbutier.

- Ca dépend, qu'est-ce que je devrais croire, Potter ? demanda le blond, toujours un sourire moqueur sur ces lèvres.

- ... Rien, laisse tomber, répondit Harry essayant de reboutonner son pantalon le plus vite possible.

- Je peux savoir qui t'a donné l'autorisation ?

- De ?

- Ca...

Malfoy s'était rapproché du brun et avait posé un genou sur le rebord du lit. Il posa sa main sur celle de son homologue, l'empêchant ainsi de finir de se rhabiller. Sans lui donner le temps d'esquisser ne serait-ce un geste, le blond monta tout a fait sur le lit, se plaçant au dessus du brun, remontant son genou jusqu'en haut de ses cuisses, affichant cette fois, un sourire carnassier. Le brun tourna la tête, les yeux fermés et plus rouge que jamais, mais ne fit rien pour le repousser. Pour Malfoy, c'était une véritable invitation dans les règles.
Il plongea alors dans le cou offert et légèrement hâlé de son partenaire et y déposa un baiser, puis deux, puis trois, puis y passa furtivement sa langue, guettant une réaction, qui ne vint pas. Encouragé, il continua donc, léchant plus franchement ce cou qui lui était offert, mordillant par endroit et laissant sa main le caresser puis descendre plus bas, remontant sous son T-shirt devenu dérangeant. Il y laissa ses doigts vagabonder sur cette peau chaude qui tremblait légèrement. Le blond entendit un gémissement qui se voulait étouffer et sourit. Il arrêta tout ce qu'il faisait, s'attirant des regards d'étonnement et de frustration.

- Redresse-toi, intima le Serpentard.

Harry obéis. Malfoy, qui se trouvait à présent à califourchon sur les cuisses du brun, entreprit d'enlever très lentement le T-shirt de son vis-à-vis, pour en lécher/mordiller chaque parcelle. Il aimait cette peau toute douce, qui dégageait un parfum particulier, un parfum d'homme [Naaaaaan pas possible ! xD *BAFF*]. Mais il ne put continuer car Harry venait d'arracher son vêtement.
' Mmh... Impatient...'
Malfoy sourit et Harry le lui rendit. Il n'allait tout de même pas se laisser entièrement dominer, surtout pas son meilleur ennemi ! Le brun se mordit alors la lèvre inférieure, très sensuellement, passant sa langue dessus. Le blond n'en banda que plus fortement. L'atmosphère de la chambre était devenue beaucoup trop étouffante pour garder ces tissus recouvrant leur corps. Harry déboutonna la chemise que le blond avait revêtue après sa douche et la jeta dans un coin de la pièce. Il laissa alors ses mains frôler ses épaules dénudées, caressa sa clavicule, se rapprocha pour y passer sa langue. Il glissa son autre main dans le dos du Serpentard, le maintenant près de lui. Tout en descendant son visage le long de son torse, il en embrassait chaque partie. Puis le brun donna un coup de langue sur le téton déjà dur de son homologue, qui gémissa de surprise, de plaisir. Esquissant un sourire, il prit le bout de chair rose entre ses dents doucement, le mordillant et le léchant en même temps. Le blond avait passé ses doigts dans les cheveux indisciplinés de son partenaire et sa tête bascula en arrière. Il savait trop bien y faire...
Le brun réitéra sur le téton gauche, avant de laisser sa main descendre de plus en plus bas. Il défit son pantalon et Malfoy, excité au possible se redressa, l'enleva rapidement pour le jeter près de la chemise. Puis tout en léchant le nombril du brun, il lui arracha presque son propre pantalon, qui rejoignit très vite les autres vêtements. Ils étaient à présent tout les deux en boxer, une bosse les déformant et ils se regardaient. Leurs yeux s'étaient assombris de désir et leur souffle était irrégulier. Chacun détaillait l'autre, appréciant les courbes de son corps, glissant vers l'arrondi de leur sous vêtement.
Puis, Harry écarta un peu ses cuisses, tout en passant un de ses doigts sur ses lèvres rougies et humides. Un véritable appel au crime, auquel Malfoy répondit. Il fit courir ses doigts graciles sur l'élastique du tissu devenu beaucoup trop moulant pour les deux jeunes hommes. Le blond l'enleva lentement, faisant monter de plusieurs degrés supplémentaires la chaleur qui régnait dans la chambre. La virilité de Harry fut mise à nue et le Serpentard profita de cette vision un instant avant d'en rapprocher son visage. La respiration du brun se fit erratique et ses yeux se révulsèrent lorsqu'il senti le souffle puis la langue de Malfoy la parcourir sur toute sa longueur. Des gémissements résonnèrent dans la petite pièce. Gémissements qui se transformèrent bientôt en cris lorsque Malfoy le prit entièrement dans sa bouche chaude. Harry s'accrocha désespérément aux cheveux du blond qui avait entamer de lascifs va et vient.

- A... Arrête Malfoy. Je... Je vais venir si tu continu... Mmmh... Putain, prends moi !

Le Serpentard sourit, satisfait, continua encore un peu puis retira sa bouche. Il s'approcha du visage de son partenaire et lui mordilla le cou tout en présentant ses doigts à la bouche du brun. Celui-ci s'empressa de les lécher, n'en pouvant plus. Une fois suffisamment humides, Malfoy les retira et posa sa main sur le sexe tendu du Griffondor. Tout en le masturbant, il approcha un premier doigt de l'intimité du brun et l'y enfonça doucement. Il le senti se crisper et accéléra ses mouvements de vas et vient sur sa virilité. Une fois qu'il senti le corps de son homologue se détendre, il en fit pénétrer un deuxième, puis un troisième. Les gémissements étouffés de douleur s'étaient changés en gémissement de plaisir, surtout lorsque un blond toucha de ses doigts une zone critique. Alors, il se plaça au dessus du brun, frôlant sa virilité avec son sexe, et entra en lui doucement. C'était chaud, agréable et étroit. Il le pénétra entièrement puis se retira lentement. Il recommença cette fois accentuant plus son mouvement de bassin. Harry s'agrippait à ses hanches, y enfonçant ses ongles inconsciemment. Il bougea plus vite, jusqu'à trouver le rythme où ils étaient en total harmonie.
C'était bon.
Puissant.
Ils gémissaient à l'unisson. La jouissance était proche et ils apercevaient déjà les étoiles. Un dernier coup de rein, plus violent, les projeta au septième ciel, ensemble.
Ils restèrent un moment prostrés, l'un sur l'autre, mélangeant leur corps, leur odeur, essayant de reprendre leur souffle et de calmer les battements de leur c½ur.
Puis Malfoy se leva et se dirigea dans la salle de bain. Harry, toujours allongé, entendit l'eau couler et se leva à son tour, chercher une serviette pour s'essuyer.
Durant tout leur rapport, ils ne s'étaient pas embrassés une seule fois, et c'était mieux ainsi. Pour une fois Malfoy n'avait pas menti : c'était en effet un vrai dieu du sexe et c'était la première fois qu'il prenait son pied comme ça. Parce que, non, il n'était pas vierge, et oui, il était bi, mais ce n'est pas pour autant qu'il le criait sur tous les toits comme son collègue.


[...]


La tempête de neige avait cessé le lendemain. Le trafic était encore un peu perturbé mais leur avion avait décollé. Harry avait chaleureusement remercié le gérant de l'hôtel pendant que Malfoy draguait le barman pour qu'il soit son nouveau portier. Et ils étaient partis, direction Londres. Leur vie de bureau avait repris, toujours aussi tumultueuse. Malfoy avait jeté le DéBA pour l'avoir envoyer pour rien se cailler dans le froid polaire de la montagne. Bref, la vie avait repris son cours normal. Enfin presque... Ce que personne ne sait, c'est que les deux Aurors continuaient de se voir parfois le soir, quand l'un ou l'autre en avait envie. Juste pour avoir leur dose de sexe. Parce qu'ensemble, ils prenaient un pied d'enfer. Sauf que, à chaque fois, c'est différent. En apprivoisant leur corps, ils s'approchaient de leur c½ur. Et qui sait ? Un jour ils se toucheront peut-être?... En attendant, leurs rendez-vous a toujours lieu au même endroit ; à Londres, près de l'aéroport, dans un petit hôtel signalé par de grandes lettres rouges, dans une chambre, toujours la même, la chambre 483, maintenant devenue leur numéro fétiche.

Numéro fétiche qui deviendra aussi celui d'un autre couple, mais ceci est une autre histoire...





Voila !! Alors? Vous en pensez quoi???
*stresse stresse*

><'

La suite arrive bientot ne vous inquietez pas =D

Vous nems <3



EDIT / REPONSE AU COMM : Ptitange [kawai le pseudo =)] : Bonjour à toi nouvelle lectrice et toutes mes félicitations pour avoir lu d'un coup xD [fallais du courage u_u'] ! Tout d'abord merci pour ton gentil comm <3. Ensuite pour te répondre, et au cas ou d'autres personnes seraient interressées, et bien, je pense qu'avant de continer mon premier OS Drarry, je vais avant tout le reprendre, parce qu'il ne me plait pas du tout [jamais satisfaite u_u]. Et qui c'est ? Peut-etre ferais-je une suite? =) Mais bon, pietre pas tout de suite, parce que vu le temps que je mets pour publier... ><! Donc, avant j'avance dans ma fic, (oui oui, le prochain chapitre arrive u_u) =)... Quand au fait de faire souffrir les twins... Haaaan qui sait, peut-etre aimeront-ils ca? *BAFF* [APPYSM POWAAA xD] Encore merci d'etre passé ici =)! Bye !!

Bon, normalement, j'avoue, j'ai pas vraiment l'habitude de répondre au comm, mais bon, là, il y en a un qui me parait pour le moins... étrange. Donc je vous le laisse :

medvedev le trés grand, Posté le vendredi 04 janvier 2008 20:04
toujours aussi frustrée ?

Voilà. Alors, lui il me laisse assez perplexe. J'arrive pas à determiner si c'est un comm rageux. Votre avis?
Si c'en est un... Ouaaaaaaaaaais !!! Ca veut dire que je commence a être suffisamment connue pour que même les rageux viennent *saute partout puis reviens sur son super fauteuil de bureau Ikea* !! Yeaaaaaaah ze classe totale et absolue *_* [Vous vous rendez compte? On en est même à aimer les rageux u__u' Bouhaha].
En même temps, c'est un rageux qui parle avec un français correct... Ce qui ne se voit pratiquement jamais dans ce bas monde internetien... Haaaan trop bien! J'ai même un rageux de première classe xD *BAFF* u_u'
Quoique... Bien qu'il ait écrit 'frustrée' sans oublier le 'e' à la fin, et le 's' à la fin de toujours... Il a mis 'trés' avec un accent aigu, alors que c'est très... Mon Dieu !! Tout mes espoirs viennent de s'effrondrer T_T [xD].
Puis son pseudo 'medvedev le trés grand' ... Moui, finalement, il est comme les autres T_T... Le mec super modeste quoi. Bouhahaha. Sinon, l'autodérision doit être son trait dominant =p.
Haaaaaan mais c'est un meeeec *_* [La fille qui a jamais vu de mec de sa vie quoi u_u']. Il lit ma fiction? Waaaaaa trop bien j'ai un lecteur mâââââle *CHBAFF*!!
Mais bon, un truc me dérange quand même, le 'toujours aussi frustrée'. On dirait qu'il me connait Oo. Haaan, pas sur le fait que je sois frustrée, merci chers lecteurs de vous en inquiétez, mais plus sur le fait qu'il insinue qu'il saurait des trucs sur ma vie privée *regarde partout autour d'elle voir si ya personne* *vire parano u_u'* Nan, en fait, je m'emmêle un peu les pinceaux, je sais pas si vous avez réussi à capter ce que je voulais dire u_u'.
Enfin, je pense qu'il paraîtrait plus sous un jour rageux qui voulait dire qu'écrivant des fictions yaoi, je dois compenser mon manque d'amour et de sexe dans ma vie. Ce qui est très gentil à lui de s'en inquiéter, mais ce n'était pas la peine, tout va très bien, merci <3.

EDIT 2 [Ze retour] : en fait toujours pour ce cher monsieur 'medvedev le trés grand' qui m'a laissé de nouveau un comm : 'ça fait toujours plaisir d'être pris au sérieux.'
D'après ma Cha que j'ayme : 'Medvedev est le nom d'un ... joueur de tennis ukrainien et d'un président russe o_O. Donc en plus de ne ( presque ) pas faire de fautes d'orthographes monsieur est cultivé ! =D ( ou a trouvé que ce nom sonnait bien ... au choix xD )' [dixit Elle]
Haaaaaaan en plus c'est trop une superstar quoi !! La chance *s'incline devant le trés trés grand* [Merci Wiki xD] !! Et pour lui répondre, je t'en prie, je t'en prie, en même temps, j'en vois pas souvent des commz comme ça xD. En fait, tu nous a toujours pas expliqué dans quelle catégorie tu te rangeais et tu n'as toujours pas explicité ce que tu voulais dire! Si tu pouvais donc le faire... =).
EDIT 3 : Bon, je te répond maintenant dans les commz parce que ça prend beaucoup de place dans l'article :p

Foualaaaaaaa =D ! En fait je voulais juste vous faire partager le trip existenciel que je me suis taper avec ce trip (Cha m'a vaillamment soutenu <3).

Haaaan et les gens !! Hier, j'ai tellement pas réussi a dormir que j'ai écris 1 page double et une page recto/verso de mon nouveau chapitre =D ! Ya plus qu'à recopier u_u'

J'vous nems fort <33






# Posté le jeudi 03 janvier 2008 13:38

Modifié le mercredi 13 février 2008 17:43

°o° Aufwachen °o° * Réveil *

°o° Aufwachen °o°  * Réveil *
Coucou les cheeens <333


Vous savez que je vous n'ems fort ?

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai vachement accéléré la cadence niveau écrivationnage. Si si, vous ne rêvez pas, c'est le nouveau chapitre Oo!
*BAFF*

Après, j'espère qu'il va vous plaire...

P.S : Chapitre terminé hier à 5h30 du matin.



azertyuiopqsdfghjklmwxcvbn



- Deux jours ?
- Apparemment.
- Sincère ? Mais c'est pas possible ! Je m'en serais rendu compte ! Pis, on ne dort pas deux jours de suite alors que l'on est bien portant, beau et intelligent comme moi [*tousse* Keine Kommentar hein]... ! Je ne suis pas dans le même état que Bill !
- Peut-être, mais le stress, l'angoisse, tout ça sont des facteurs importants. Si tu as autant dormi, c'est que tu en avais besoin... Ou peut-être est-ce encore un lien secret entre jumeaux ?...

Tom ne savait pas. C'était trop étrange pour lui. Bon, d'accord, il a l'habitude de dormir jusqu'à tard dans l'après-midi, mais 2 jours entiers sans se réveiller quoi !
Quand il dira ça à son frère, il se foutra certainement de lui, mais tant pis... Au moins, il fera quelque chose d'autre que de rester allonger sur ce lit beaucoup trop blanc... Il s'y approcha et regarda son frère avec un mélange d'inquiétude et de tendresse.
'Il va s'en sortir... Et la vie va pouvoir reprendre son cours... Normalement...'
Normalement ?
Vraiment ?
D'après les dires du médecin, il n'aura aucune séquelle. Forcément, c'est bien. Très bien même.
Mais ça veut aussi dire qu'il va se souvenir...
Se souvenir de ce soir-là, le plus beau et le pire jour de ma vie.
Paradoxal, je sais.
Il va ouvrir les yeux.
Il va peut-être me voir aussi.
A ce moment, que se passera-t-il ? Comment va-t-il me regarder ? Va-t-il me regarder encore ? Ou juste m'éviter...
Ce serait peut-être normal après tout... Oui, ça l'est certainement...
Après tout, je suis à l'origine de son accident. Je ne l'ai pas repoussé alors que j'aurais pu, que j'aurais du...
Merde ! Pourquoi c'est lui qui paye mes erreurs ? Hein ? Je n'aurais jamais du ressentir ce que j'ai ressenti ce jour-là, je n'aurais tout simplement jamais du y penser !
Et je l'ai repoussé...
Trop violemment. Trop tard. Trop con...
Et à cet instant, trop peur aussi.
A en crever.
Peur de voir que son regard a véritablement changé envers moi. Son comportement aussi...
S'il me voyait à présent comme je suis réellement ? Comme un putain de monstre qui ne peut pas contrôler ses pulsions, même envers la personne qui compte le plus pour lui ? Si, par ma faute, nous perdions ce qui nous unis ? Ce lien, si rare, si précieux...
Non, impossible. Je ne pourrais pas vivre sans. Je ne veux pas vivre sans. Etre seul demandeur de cet amour, être seul à se battre pour la survie de cette union, à se battre pour lui... Seul... Nous étions seuls, mais à deux...
Maintenant...

Tremblant un peu et les yeux un peu trop humides, il dégagea le visage de son jumeau d'une de ses mèches ébène. Non, il n'y survivrait certainement pas.
Il laissa tomber sa main près de ce corps étendu qui semblait dormir. Le bruit des conversations lui parvenait jusqu'aux oreilles. Il écouta plus attentivement, essayant d'en choper des bribes, mais ...


- GNIHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!

Toutes les têtes se tournèrent vers le dréadé, surprises, voire un peu effrayées par ce cri quelque peu inhumain [Normal, c'est un poulpe *BAFF*]. Celui-ci avait baissé les yeux sur sa main, sur laquelle était venue se poser une autre, froide, fine, blanche. Pendant un instant, plus personne ne bougea. Tom avait relevé la tête et regardait entre les paupières entrouvertes de son jumeau, se nourrissant à présent de ces deux lacs noisette qui lui avait semblé définitivement hors d'accès. Il s'y était plongé tellement de fois auparavant, car, dans les yeux de son jumeau se reflétait sa vie. Le blond y devinait tout ce que son double ressentait, sa colère qui les faisait briller sombrement, sa joie qui les étincelaient, toutes ses émotions... Ses yeux pleins de vie avec lesquels le contact avait été brisé. Mais, à présent, il savait que ça irait [Dann wird alles guuuut *BAFF*]. Les paupières de Bill s'étaient refermées, il avait été le seul à savoir, à les voir, et, en dessous de la main de son jumeau, la sienne tremblait légèrement.

Des pas précipités rompirent le silence et Tom fut éjecté direct de sa place.
'Sympa les mecs... -_-''.
Tout en se massant son postérieur [Agaah *_*] endolori [Tom : Biiiilll j'ai besoin d'une infirmiiière <3 xD], il s'appuya dos à la fenêtre pour avoir une vue d'ensemble sur la situation.
On aurait dit un peu un essaim d'abeilles autour d'un pot de miel.
'Pauvre Bill'.
Tom soupira. Mais au fond de lui, il était soulagé.
Son frère s'était réveillé.
Gott.
Plus jamais ça.
Cette agitation continua jusqu'au moment où le médecin décréta que le patient avait besoin de repos. Les parents se préparaient donc à sortir, prononçant de dernières paroles à leur fils, les professionnels les ayant déjà précédés. Ils se trouvaient dans l'encadrement de la porte quand ils se retournèrent vers leur deuxième fils. Toujours accoudé à la fenêtre, il regardait son frère. Madame Kaulitz jeta un coup d'½il à son mari qui acquiesça silencieusement et ils partirent en fermant doucement la porte derrière eux.

Lorsqu'ils l'ouvrirent de nouveau le lendemain, ils purent s'apercevoir que Tom avait quitté son poste d'observation de la fenêtre pour se glisser près du corps de son frère, qui cette fois dormait réellement. Ils ne purent cependant pas remarquer leurs mains jointes sous les draps et prirent les deux uniques chaises se trouvant dans la pièce et s'assirent, regardant avec leurs yeux de parents aimants leurs enfants qui sommeillaient.
Le soleil se couchant, ils prirent la décision de rentrer chez eux, seuls encore une fois. La mère se pencha sur ses enfants et leur fit un baiser sur le front pour dire bonne nuit. La porte se ferma encore une fois et Tom ouvrit les yeux.
Il avait fait semblant de dormir presque la journée entière et ça l'avait épuisé. Mais, sinon, il aurait du quitter le chaud cocon que représentait le corps de son frère, et quitter de même la main qu'il tenait. Alors non ! Ca, jamais ! Si ça se trouve, il profitait des derniers instants d'intimité avec son double, alors autant qu'ils ne soient pas gâchés...
Tom bougea son corps engourdi mais il s'arrêta tout de suite lorsqu'il entendit Bill gémir. Tout doucement, il tourna la tête vers le visage du brun et vit que celui-ci avait les yeux à moitié ouverts. Bill referma les yeux un instant, pour les ouvrir de nouveau, plus largement cette fois. Il pencha la tête du côté de son frère, dont le c½ur battait à tout rompre, guettant la moindre de ses réactions. Mais, contre toutes attentes, Bill sourit doucement. Puis, son expression changea. L'étonnement et l'inquiétude purent s'y lire.

- Ba, Tom... Qu'est-ce qui t'arrive ?

- ...

C'est à cet instant que Tom prit conscience qu'il pleurait. Les larmes qu'il essayait vainement d'arrêter, semblaient mues par une volonté propre. Cela faisait des jours qu'il les refoulait et, en voyant ce visage d'ange, beaucoup de sentiments sont remontés à la surface et les larmes n'en étaient finalement que la matérialisation.
Le blond s'essuya ses joues mouillées d'un geste rapide et regarda son frère.

- Tout va bien, ne t'inquiète pas, murmura-t-il avec ton qui se voulait rassurant, malgré sa voix cassée.

L'androgyne soupira. Puis, il se redressa de moitié, tout doucement pour mieux enlacer son frère, pour mieux le consoler et peut-être aussi pour mieux le protéger contre tout ce qui pourrait lui faire du mal, même si cela voudrait dire le protéger de lui... Son espèce de pyjama blanc d'hôpital avait une texture éponge et permettait ainsi d'absorber toute l'eau salée qui se déversait sur lui.

- Hey p'tit frère, allez, c'est pas grave, je suis là maintenant, hein... Je ne te laisserais plus jamais... Promis... Allez...

Il me berce, comme on bercerait un bébé pour qu'il se calme. Et moi, je continue quand même à chialer. J'arrive plus à arrêter ces larmes qui inondent mon visage. D'un autre côté, je suis soulagé qu'elles sortent enfin. Tous ces sentiments... Tout était comme bloqué quelque part, dans mon corps, dans mon c½ur. On dit parfois que les pleurs sont libérateurs... Et bien, c'est ce qui se passe. Mon c½ur s'allège un peu.
...
'Je vais tremper sa chemise et il va attraper froid'.
...
C'est toujours dans ce genre de moment qu'on a des pensées totalement incongrues...
...
Je me décolle alors de lui. Bill me regarde avec un air étonné, et moi je gagatise.
J'arrive à bégayer quelque chose, entre mes larmes, qui ressemble à un :
'Taaaa aah...ch...chemisniiiiiff...se...'
Je me demande s'il a comprit.
Apparemment non u_u'.
Pas grave.
Je suis absolument pathétique. C'est mon rôle de consoler mon frère, de lui dire que tout ira bien maintenant, que je suis là. Mais non. C'est l'inverse. Franchement, si je me voyais, je me ferais vraiment pitié.
Bon, on se reprend. J'essuie donc mes joues dégoulinantes et, avec toute ma maladresse, j'attire sa tête sur mon torse.
'BONG'
...
Merde !!
C'est sa tête qui a fait 'BONG' là.
Je suis pas sur que les coups sur la tête soit vraiment recommandés dans son état...
Un peu paniqué, je le décolle une nouvelle fois de mon torse.

- Bill ! Ca va ?? Je ne t'ai pas fait mal, hein ? Biiiiiiiiill répond moi...

Il a l'air un peu perdu.
Il ferme les yeux, inspire longuement et les ouvre de nouveau. Il les plonge à présent dans les miens, me regardant fixement. Enfin, il parle. De manière posée, calme. Comme on parlerait à un gosse.

- Tom, calme-toi. Je vais bien maintenant. Vraiment.

Il me sourit de manière rassurante.
Evidemment que ça me rassure.
Et fondre aussi...
Un petit peu...
Bon, okay j'avoue, beaucoup.
Alors, je réponds à ce sourire par un sourire tout doux. Beaucoup de douceur. Le bien-être quoi. Comme lorsqu'on entre dans un bain chaud et qu'on s'y glisse lentement.
Voilà, vous avez pu entrapercevoir ce qu'était notre bulle.
De nouveau, je l'enlace, je peux pas m'en empêcher. Puis, ça fait un contact de plus après tout, on va pas cracher dessus. Je sens ses bras m'emprisonner et ses poings se serrer dans mon dos. Puis, je sens chacun de ses doigts se déplier, le caressant de manière infime, mais certainement inconsciemment.
Et ça suffit pour qu'une partie de mon anatomie, qui dormait auparavant paisiblement, commence à émerger de sa torpeur.
Putaaain !
Mais c'est pas possible !
Mon frère vient de sortir d'un coma et tout ce que j'arrive à faire c'est chialer sur son épaule, lui cogner la tête, et bander parce qu'il m'a à peine effleurer !
Je suis immonde.
Je suis vraiment son frère ?
...
Bon, prenons problème par problème. Le plus urgent : me calmer.
Okaaaaay.
Inspiration.
Expiration.
Inspiration.
C'est bien Tom, t'as pas oublié comment on respirait.
Bon, à première vue, l'alerte rouge est passée.
Great.
C'est évidemment le moment que Bill choisi pour faire bouger ses mains le long de mon dos.
Zeeeeeeeeeeeeeeeeeeeen.
Et en plus, je sens sa tête bouger dans le creux de mon cou. Délicieux chatouillements. Il semble chercher une position et moi je tremble à chacun de ses tressaillements. Bon, apparemment, il ne trouve pas car je le sens enlever sa tête de mon cou.
Je grogne.
Il me regarde.
Il me regarde avec ses deux yeux noisette qui peuvent me faire faire n'importe quoi mais qui ne le savent pas.
Avec ses deux yeux noisette dans lesquels je me noierais bien volontiers, refusant toute bouée de sauvetage.
Son maquillage a presque entièrement disparu.
Il est sans aucun artifice.
Il est naturel.
Il est magnifique.
Je l'aime.
Merde.
Un bruit de pas provenant du couloir fit revenir progressivement les deux frères sur terre. La porte s'ouvrit. Ils tournèrent très lentement la tête vers l'intrus, essayant de retarder le moment où leur contact visuel serait coupé, où la bulle protectrice et rassurante se briserait. Soupirant, ils regardèrent le médecin s'avancer vers le lit de son patient.

- Messieurs Kaulitz, bonjour. Je vois que vous vous êtes totalement réveillé, c'est une excellente chose et un soulagement pour nous tous. Je venais juste vérifier que tout était normal.

Il jeta un coup d'½il à chaque instrument posté près du lit, fit un sourire aux jumeaux et commença à partir.

- Euh... Docteur ? appela Bill.
- Oui mon garçon ?
- Je voulais vous savoir quand il sera possible que je sorte d'ici... Je me sens vraiment bien, un peu fatigué, mais bien...
- Et bien, commença le docteur tout en regardant la fiche qu'il tenait dans ses bras, demain, certainement.
- Mais euh... Il serait possible que je sorte d'ici un peu plus tôt ? Style, euh...ce soir par exemple ? Mes parents nous ramèneraient à la maison. Et, sans vouloir vous offensez, je préfère être 1000 fois plus chez moi, qu'ici, non pas qu'ici soit pas bien, hein, j'ai pas dit ça, mais...

Bill et sa délicatesse légendaire...
Le médecin réfléchit un moment, jeta de nouveau un coup d'½il sur sa fiche [comme pour voir si elle n'était pas partie avec ses pattes de petites fiches].

- Et bien, mmmh... Nous pourrions, en effet, faire un effort tout les deux.
- Mmh ?
- Vous pourriez rentrer chez vous ce soir à une condition : Du repos ! Vous devez être chez vous, comme si vous étiez resté à l'hôpital. C'est-à-dire, pas d'excitation, pas d'effort, et encore une fois, du repos ! [Expérience vécue par l'auteur u_u'].

Le visage de Bill s'illumina.
Et non, je ne gagatisa pas dessus.
Ou à peine.

- Promis !
- Très bien, alors, je repasserais dans la journée. Bonne matinée messieurs.

Tandis que le médecin passait la porte blanche de la salle tout aussi blanche, Bill, lui, me regarda, un grand sourire étalé sur la face et des yeux pétillants de joie.
Un vrai gamin, quoi.
Mon gamin.
Et celui qui l'approche trop, j'le bouffe.

- Ce soir, je suis chez nous, tu te rends compte ? J'ai l'impression que ça fait une éternité que je suis ici, j'en ai marre. Et tu sais, j'ai vraiment les hôpitaux en horreur.

Il me souffle cette dernière phrase comme une confidence. Evidemment que je le sait ! J'ai beau être un mauvais frère, je le connais un minimum !
Oui, il les a en horreur depuis le jour où il a été obligé d'y rester à cause d'un cassage de côte.
Un accident, dont je suis évidemment responsable.
Encore.
On jouait dans le jardin, dans notre arbre, un grand chêne planté tout au bout de l'allée. On y allait presque tous les jours quand on était gosses. On avait eu pour projet de nous y construire une cabane dans laquelle on habiterait. Ouais, je sais, on était jeune et un peu con à l'époque. Mais bon, ça représentait un peu notre vrai chez nous. Juste nous deux. Et on voulait la construire le plus haut possible, tout près du ciel. Etant moins peureux que Bill, je montais en premier, mon frère sur les talons. Je m'accrochais à une branche lorsque j'entendis la basket de Bill déraper sur la vieille écorce de l'arbre et son cri étouffé. Vivement, je me retournai.
Pas assez pour le rattraper.
Mais suffisamment pour le voir me tendre la main et tomber.
Je crois que la manière dont il a crié mon nom à ce moment là, restera gravé en moi à jamais.
Et ce sentiment de culpabilité aussi.
Encore.

Alors, je fais la seule chose que je peux faire : je le prend dans mes bras et le sert très fort contre moi. Pour lui montrer que là, au moins, il est en sécurité [même si ce n'est qu'à moitié vrai], et que rien ne pourra l'atteindre dans le monde que je nous construit. Jamais.
Je ne sais pas combien de temps on a passé comme ça, enlacé. Mais je sais que ce sera toujours trop court.
La porte s'ouvre encore une fois.
Les parents.
Ils se précipitent vers le lit où nous sommes tout les deux allongés.
Obligés de se redresser.
Ils sont vraiment heureux, soulagés et font attention de ne pas parler trop fort, à cause du choc crânien. Alors, on commence à parler, tous ensemble.
Je crois que ça nous avait manqué à tous, un moment comme ça.
Comme lorsqu'on se réunit autour d'un repas, dans notre cuisine, qu'on parle de tout, de rien, du boulot, des problèmes que l'on essaye vite d'oublier...
Une famille quoi.
Au moment où papa nous racontait le mail qu'un collègue de bureau lui avait envoyé, la porte s'ouvre pour la 3ème fois de la journée.
Le médecin.
Il est déjà 17h ! Le temps passe trop vite...
Rapidement, mes parents déplacèrent leur siège de manière à ce que le docteur puisse atteindre son patient et Bill se recoucha direct, moi à ses côtés, un bras en travers de son torse, mi-protecteur, mi-possessif.

- Oh ! Je vois que les parents sont là aussi, c'est bien. Comment vous sentez-vous à présent, Monsieur Kaulitz ?
- Mieux, merci, je me sens... plus reposé.
- Bien, très bien. Bon, maintenant, revenons à ce qui s'est produit le jour de votre accident...
- ...
- Que s'est-il passé ?
- ...
- Vous ne vous en souvenez plus ?
- ... Nan, murmura faiblement Bill.
- Rien ? Vraiment rien ?
- Nan...
- Mais...
- Bon, il vous a dit qu'il s'en souvenait plus là, vous n'avez pas entendu ? m'énervais-je.
- Si, mais je dois être sur.

Je senti la main de Bill se poser sur ma cuisse en signe d'apaisement. Je marmonnais un espèce de 'Groumph' et me tu.
A cet instant, je crevais de peur qu'il se souvienne de quoi que ce soit et qu'il enlève subitement la main de là où il l'a posé [ce qui pourrait finalement être une bonne idée], comme profondément dégoûté.
Je crois que ce sont les pires instants de ma vie.
Tout est silencieux.
Mon c½ur bat beaucoup trop fort, j'ai l'impression que ses battements résonnent dans toute la pièce.
Je transpire comme un malade.
Je suis vraiment très mal.
Je vois ma mère me jeter un coup d'½il inquiet style 'mais pourquoi tu es devenu tout blanc ?'
Trop de pression là, j'ai l'impression de mourir d'étouffement.
Bill finit par rompre le silence. Moi je tremble que j'en peux plus.

- Pour la dernière fois, je ne me souviens de rien. Et trop réfléchir me donne mal à la tête.

Je respire. Peut-être un peu trop bruyamment. Tant pis. Besoin d'air.
Je pose ma main devenue moite sur celle de Bill, toujours posée sur ma cuisse. Il enlace nos doigts pendant que le médecin fait deux trois tests pour voir si Bill à bien tout en place [vous savez, comme le truc où on vous plante un stylo devant les yeux et vous devez pas le lâcher du regard, ba voila]. Tout à l'air normal. Il se retourna alors vers nous :

- Bon, apparemment, tout à l'air d'avoir repris sa place. Si on excepte l'absence que vous avez. Mais bon, c'est assez fréquent, peut-être retrouverez-vous la mémoire à un moment où à un autre. En attendant, je vous autorise à sortir. Madame, Monsieur, si vous voulez bien signer ici.

Pendant que les parents remplissent les derniers formulaires, Bill et moi, nous regardons, soulagés de pouvoir enfin sortir.
Et aussi soulagé des paroles de mon frère...
Je ramasse les quelques affaires qui nous appartiennent ici, pendant que maman s'occupe d'habiller Bill.
Je crois que c'est la première et certainement la dernière fois que je jalouse ma mère.
En tout cas, c'est moi qui l'aide à se lever et à marcher. Il ne tient pas vraiment sur ses jambes et j'ai l'impression qu'il peut tomber à tout moment. Alors, je m'arrête. Il me regarde, étonné. Je me place devant lui et lui présente mon dos.

- Votre fidèle destrier a mis un peu de temps à arriver, mais il est là ! Si vous voulez bien vous donnez la peine de monter sur lui...

Il rit doucement et prend place sur mon dos.
Il est vraiment léger, c'est impressionnant. En même temps, la bouffe de l'hôpital est tellement mauvaise qu'on ne peut que maigrir chez eux. Quand on revient, je lui fais mes véritables pizzas surgelées faite maison. Ca le remplumera un peu.
On arrive sur le parking à moitié rempli de l'hôpital et je mets un peu de temps avant de repérer notre voiture.
Finalement, je ne fais que suivre mon père.
...
Bref, il m'ouvre d'ailleurs la porte et je dépose Bill avec toute la délicatesse dont je peux faire preuve. Une fois correctement installé, je fais le tour et m'assied près de lui.
Le retour se passe bien, un semblant de conversation flotte dans l'air.
Nous sommes tout les quatre réunis, c'est le principal.

Une fois à la maison, je pose Bill dans notre salle de bain et lui fait couler un bain chaud.

- Tu m'appelles si tu as besoin d'aide, hein ?
- Oui oui.
- Promis ?
- Oui.
- ...
- D'ailleurs, en parlant de ça, tu peux m'aider juste à retirer mon T-shirt en fait. J'ai un peu peur pour ma tête...
- Oui oui, bien sur.

Culpabilité. Culpabilité. Culpabilité.
Le plus doucement du monde, je retire le bout de tissu qui lui recouvre le torse, le dévoilant d'une manière plus que sensuelle.
Stop.
On ne pense pas à ça.
Okay.
Je continue donc d'enlever son T-shirt, faisait vraiment attention lorsque j'arrive au moment critique de la tête. 5 minutes plus tard, le haut tombe par terre.
J'aimerais bien l'aider un peu plus, mais... non. Sinon, ça va vraiment dégénérer.

Donc, prochaine mission : pizza.

[...]

Maman est allée aider Bill à sortir de son bain et s'habiller.
'Tu dois t'occuper des pizzas Tom, sinon elles vont encore cramées. Moi, je m'occupe de Bill.'
Pff.
Dégoûté.
Au moins elles seront bonnes, mes pizz'.
Elles ont intérêt sinon...
Sinon je les fais springer du haut d'mon toit.
D'abord.

J'aide mon père à mettre le couvert, comme un bon petit fils que je suis et surveille les pizzas du coin de l'½il.
Le 'Ting' du four se fait entendre quand maman et Bill descendent les escaliers.
Super timing !
Tout le monde s'installe aux places habituelles autour de la table et j'apporte les pizzas. Elles ont l'air assez réussi.
Bon, ce sera pas encore aujourd'hui que des pizzas se suicideront de mon toit alors.

Nous passâmes vraiment un excellent repas.
Le vide de ces derniers jours était comblé.
Les parents avaient retrouvés leurs enfants et les enfants s'étaient eux-mêmes retrouvés.
Les discutions allèrent de bon train, les plaisanteries aussi.
Familial et chaleureux, quoi.
La preuve irréfutable : tout le monde aida à débarrasser.

Bill commençait à avoir mal à la tête. Nous dîmes alors bonsoir et bonne nuit aux parents et je l'aidais à monter jusqu'à sa chambre. Comme un petit garçon, je le bordais. Puis, je me relevais et lui souris.
Après un moment d'hésitation, je me penchai de nouveau et lui fit un petit bisou sur le front. Je me préparais ensuite à sortir lorsque je sentis quelque chose m'agripper mon pantalon.
C'était Bill, évidemment [Vous ne vous en doutiez pas, hein ?! Allez, avouez !].
Il me regardait avec ses yeux de chien battu et sa moue si adorable et indéniablement irrésistible.
Han han.
Pas bon, ça.

- Tom ? Tu veux bien dormir avec moi cette nuit ?

...
Ouais, pas bon du tout, ça


[Fin du cinquième chapitre]



Alors????

*stresse*
*se prépare à se faire tapey*
*regarde ses comms toutes les deux minutes*

*noeils larmoyants*




# Posté le dimanche 06 janvier 2008 11:19

Modifié le mercredi 13 février 2008 17:40

°o° Bill, Marathon-Läufer ? °o° * Bill, coureur de marathon? *

°o° Bill, Marathon-Läufer ? °o° * Bill, coureur de marathon? *
Hallo Leute!

Ca va bien? Et oui, et oui, déjà le nouveau chapitre x] ! Pas très long, okay, mais bon, le voila quand même [pi si vous êtes pas content, vous pouvez toujours moutonner ailleurs [APCMM <3] x] ]
Braif.
Donc, j'espère qu'il vous plaira tout de même =)

Bonne lecture <3



azertyuiopqsdfghjklmwxcvbn

- Tom ? Tu veux bien dormir avec moi ?

azertyuiopqsdfghjklmwxcvbn


Merde.
Je l'avais bien dit, ce n'est jamais bon quand il commence à me faire ces yeux-là...
Mais non.
Je suis un homme fort et libéré, je ne céderais pas !

- Okay...
- Youpiiiiiiii !

Je sais, ça va.
Je n'ai aucune volonté face à mon frère...
Pi-to-yable.
En même temps, quand on voit sa petite bouille toute joyeuse et toute mimie...
Haaaaan ! Il est trop choupiiii !
Mougnioubignoubugnou le p'tit Billou !
...
Ok, ok, j'arrête de gagatiser u_u'.
En plus, ce soir, je dors avec lui ! Yeeah, c'est génial !
Non non, je suis génial.
Petit sourire satisfait.
...
Erm, je pense à un truc là... [oui oui, mon cerveau marche extrêmement bien et arrive même parfois à penser, un peu de respect les jeunes !]
Dormir avec lui revient à avoir son corps chaud et offert et délicieusement collé au mien pendant touuuuuuuute une nuit.
...
Donc cela signifie aussi devoir contrôler mes envies incontrôlables...
Hum, c'est en effet potentiellement problématique...
Han han...
Non. Non Tom, non non non non !
Tu ne t'imagines pas la scène.
Tu ne vois pas dans ton [petit] cerveau sa peau qui caresse la tienne, remuant doucement sous toi...
...
Trop tard.
Et je bande.
Merde.
Il me regarde là... Non, il me fixe.
Avec ses magnifiques yeux noisette qui me font complètement fondre...
Bon, allez, on se reprend et on se dirige le plus naturellement du monde vers la salle de bain.
Je commence à reculer, en priant pour qu'aucun obstacle ne se trouve par terre, me faisant me croûter lamentablement sur le sol avec une putain d'érection qu'il ne pourrait que voir.
...
BRAAOUUUUF [vous arrivez à transcrire une chute vous ? Ba pas moi u_u]
...
Tombé.
-_-'
Il se rapproche de mon corps étendu [no comment les perverses ;p] et je referme mes cuisses d'un coup sec, cachant une bosse qui pourrait nous gêner.
Une lueur d'amusement passe dans ses yeux.
Sadique va.
Il se penche au-dessus de moi. De plus en plus près.
Et moi, je m'allonge de plus en plus sur le sol.
Mein Gott.
Qu'est ce qu'il veut ?
Je vois sa main se rapprochant de mon torse, ses longs doigts fins l'effleurant presque.
Je suis sur des charbons ardents, la respiration un peu trop rapide et le c½ur jouant de la batterie contre ma poitrine.
Je ne détache pas mes yeux de sa main, si proche, et nous restons 5 bonnes minutes dans cette position.

- Bon, c'est quand tu veux que tu te relèves Tom.

*cerveau mode on, réactivation d'urgence*
Rougissant, j'attrape sa main pour m'aider à me remettre sur mes pieds, mais c'est un petit poids plume qui m'aide, ne l'oublions pas.
Bon, okay, je pèse pas plus lourd que lui mais bon, mes vêtements sont plus lourds [xD].
Bref, nous nous retrouvons la seconde suivante, moi sur mon postérieur qui s'était à peine remis de sa dernière chute et lui entre mes jambes.
Pile sur l'endroit à éviter.
Je me dégage rapidement, le repoussant un peu violemment mais bon, il en a vu d'autres. Et me relève direct, réajustant mon baggy qui était un peu tombé.
Je murmure un 'désolé' à peine audible.
Ce n'est pas possible.
Ce simple contact m'a fait bander 10 fois plus.
Je reste debout regardant Bill se relever à son tour, un peu grognon et marmonnant quelque chose qui ressemble à : 'La prochaine fois qu'il se casse la gueule, il peut toujours aller se faire voir pour que je l'aide et gna gna gna et gna gna gna...'
Mais je reste prostré, mes yeux matant sans vergogne ses magnifiques fesses aux formes parfaites.
Des gouttes de sueur coulent le long de mon échine et mon bas-ventre continue de s'enflammer à chaque seconde qui passe.
Si je reste comme ça deux minutes de plus, je vais prendre feu, littéralement parlant.
Il tourne sa tête vers moi et je vois ses lèvres charnues esquisser quelque chose. Sa langue passe rapidement dessus et il recommence à les bouger. Je sens qu'il veut me dire quelque chose, mais je ne distingue rien.

- Toooooom ! Tu m'écoutes ?

Putain de voix méga trop bandante.

- Toooom ! Are yuuu hiiiire ? dit-il en passant sa main devant mon visage en feu.

Arg. Son accent anglais est franchement horrible. Mais tellement chou...

- Hein ? Euh, oui oui.

Je passe ma main dans mes dreads pour me donner contenance et passe les 5 minutes suivantes à essayer de l'extirper des n½uds qui s'y sont formés, avec un sourire super naturel collé à la face.

- Je... je vais prendre une douche.

Froide.
Non.
Gelée !
D'un peu pas trop saccadé, je me dirige vers la salle de bain, passant le sol aux rayons X, afin de voir d'autres obstacles vicieux pouvant entraîner une nouvelle chute.
Mes mains moites glissent sur la poignée et je passe le pas de la porte.
Je la ferme à clé derrière moi et y appuie mon dos.
Je l'ai échappé belle.
Ou plutôt, il l'a échappée belle.
Un peu plus et il se retrouvait par terre, son frère sur lui en train de lui déchirer ses vêtements avec les dents.
Merde.
Bon, on va arrêter de se faire des films, ça ne me réussi pas du tout.
Je me décolle de la porte, enlève rapidement mon T-shirt et mon baggy, et passe devant la glace en caleçon.
Après m'être fait un petit sourire charmeur et vérifié que je n'ai rien perdu de ma beauté extérieure, je retire mon dernier vêtement et rentre dans la douche.
J'allume le jet, me préparant mentalement à recevoir de l'eau froide.
Je ne supporte pas l'eau froide. Si ça se trouve, je vais faire une crise cardiaque et on me retrouvera demain étendu dans la baignoire, mort.
Aaaaaah ! Quelle horreur et quelle perte pour l'humanité !
Résigné tout de même à cette mort violente, je tourne le robinet.
Eau chaude.
C'est bon, l'eau chaude, c'est agréable et détendant.
Ma main s'avance tout de même vers le robinet d'eau froide, tremblante. Elle reste suspendue en l'air 10 bonnes secondes avant de retomber le long de mon corps.
Tant pis pour l'eau froide.
Je ne vais donc pas me calmer...
Je sens des milliers de gouttes d'eau s'écraser sur ma peau et dégouliner le long de mon corps. Mes doigts viennent caresser mes lèvres, pensivement.

Je fais ?
Je ne fais pas ?

Oh et puis merde, personne ne m'entendra, le bruit de la douche couvrira les autres...
Ma main redescend tout en caressant ma peau mouillée, suivant le parcours de l'eau sur ma peau. Elle s'arrête un instant, au dessus de mon bas-ventre, passant et repassant dessus pour finalement continuer sa course le long de ma virilité. Elle l'effleure un instant du bout des doigts, puis accentue son mouvement, comme son appui. Un soupir s'échappe de mes lèvres et je pose mon dos contre le mur froid, l'eau inondant toujours mon visage et le reste de mon corps. Au fur et à mesure, ma main se referme sur mon sexe dressé et l'image de Bill apparaît plus nettement dans ma tête. J'imagine que ce sont ses doigts qui m'entourent, qui accélèrent leur vas-et-viens. Un véritable gémissement de plaisir résonne dans la pièce. J'halète à présent. Puis, je l'imagine remplacer sa main par ses lèvres, par sa langue percée. Je me mords la lèvre, conscient que si je continue la douche ne suffira pas à me couvrir. Je vois sa tête glisser plus vite le long de mon sexe et ses yeux se plonger dans les miens. Ma main m'enserre plus fort et roule plus rapidement encore sur cette peau si sensible. C'est sur cette image que je jouis, mes hanches accompagnant le dernier mouvement, un cri rauque et guttural sortant de ma bouche, laissant s'échapper le nom de mon désir, de mon frère.
Je reprends peu à peu pied dans la réalité, essayant de calmer ma respiration devenue erratique.
Je chope le savon et me lave vite fait. Je me rince, coupe le jet et sors, mouillé comme un chiot ayant trop joué avec l'arroseur du jardin. Je n'ai même pas pris le temps d'attacher mes dreads. Ca fait un peu poulpe quand même...
Je m'arrête en plein milieu de la salle de bain et tend l'oreille. J'ai l'impression d'entendre des gémissements de l'autre côté de la porte [APCMM->moutonne moutonne moutonne xD]. Puis, ils cessent d'un coup, et des pas précipités les remplacent. J'hausse un sourcil et après un dernier regard appréciateur vers le miroir, je sors.

La première chose que je vois est Bill, assis sur le lit, essoufflé comme s'il avait couru un marathon[APCMM->Bill est un grand coureur... Ba ouais, il faut souffrir pour prendre son pied XD] : les cheveux un peu plus en bataille, quelques mèches collées au front et le teint rosi.

- Ba, qu'est-ce qui t'es arrivé ?
- Hein ? Euh... Rien rien, laisse tomber.
- Mais ça va ? Tu te sens bien ? C'est ta tête ?
- Non, mais vraiment, ne t'inquiète pas.
- ...

Je pris une grande inspiration. Je m'approchais doucement du lit et m'assit à côté de lui. Je savais ce que je voulais lui dire et triturais mon piercing d'anxiété.
Puis je plongea mes yeux dans les siens qui me regardaient d'un air interrogateur.

- Ecoute Bill... Je... suis désolé.
- Pourquoi ?
- Pourquoi ? Mais... Pour tout ! C'est de ma faute si tu es tombé, même si tu ne t'en souviens pas... Ce qui n'est d'un certain côté, pas plus mal. C'est de ma faute si tu es resté si longtemps à l'hôpital, dans le coma ! C'est de ma faute si tu as perdu une partie de ta mémoire, si tu as failli mourir, si nos parents se sont autant inquiétés, si tu as eut à subir tout ça, si, si, si... Si tu savais comme je m'en veux... Je... Je ne sais pas ce qui m'a pris... Pardon... S'il te plait, ne m'en veut pas... Je... Excuse-moi... Pardon, pardon...

Mes yeux me piquaient furieusement.
Putain ! J'ai pas le droit de pleurer !
Merde...
S'il savait comme je m'en veux...
S'il pouvait me pardonner...
Même s'il ne se souvient pas, même s'il ne sait rien de ce qui a pu se passer...
Je pleure à présent, à chaudes larmes.
Je n'arrive pas à retenir cette eau salée qui coule le long de mes joues.
J'hoquette et prononce des 'pardon' à peine audible.
Je détourne mon visage, j'ai honte qu'il me voit comme ça.
S'il te plait, ne m'en veux pas...
Puis, je me lève et me dirige vers ma chambre.
Ce n'est sûrement pas une bonne idée de dormir avec lui...
Je sens sa main qui s'agrippe au tissu de mon T-shirt.
Déjà que je me dégoûte d'avoir des pulsions envers lui, et malheureusement pas que sexuelles, si en plus il me retient près de lui, je vais craquer...
Et je me suis promis de ne pas craquer.
Je ne peux pas.
Pour lui, comme pour moi.
Mais non, il n'en a pas décidé comme cela.
Il s'est levé, lui aussi, et je sens son regard brûlant ma nuque.
Je ne me retourne pas.
Si je me retourne, c'est fini.
Je l'entend se rapprocher plus près de moi, jusqu'à sentir son souffle dans mon cou.
Son souffle qui me fait frissonner...
Je m'éc½ure.
Mais il continue à se rapprocher et passe ses bras autour de ma taille.
Doucement.
Et je ne peux que frissonner de plus belle.
Je sens qu'il pose son menton sur mon épaule, appuyant sa tête contre la mienne.
S'en est trop.
Je me tourne vers lui et l'enlace, le serrant contre moi de toutes mes forces, comme si c'était la dernière fois que je pouvais encore le faire... C'est d'ailleurs peut-être le cas...
Lui niche sa tête au creux de mon cou et nous restons ainsi longtemps.
Je respire à plein poumon son odeur, son parfum, le serrant d'autant plus fort, de peur qu'il ne s'en aille, peut-être...
Mes larmes ne se sont pas taries, et continuent de couler, s'en allant mourir dans son cou si blanc, si gracile...
Oui, je l'aime.
Oui, ça me tue et ça va le tuer aussi...
Pardon Bill, pardon...
Comme une litanie, je lui murmure ces mots dont il ne doit certainement plus comprendre le sens.
Puis, je le sens se décoller de moi.
J'ai un peu peur, je ne sais pas exactement pourquoi...
Peut-être est-ce la manière dont il me regarde qui me fait me sentir comme ça.
Comme s'il allait m'annoncer une nouvelle, mais une nouvelle importante qui ne me plait pas toujours...
A son tour, il inspire et me regarde droit dans les yeux.
J'ai l'impression qu'il y cherche quelque chose, comme une réponse muette à une question que je ne comprend pas.
Il regarde quelque chose que seul lui peut voir, semblant hésiter, puis se replonge dans mes yeux.
Il a prit une décision.
Sans me lâcher du regard, il approche sa tête, très doucement.
Mon c½ur bat plus fort que jamais et mes mains deviennent moites quand je comprends ce qu'il va faire.
Enfin, ses lèvres se posent sur les miennes.
Il continue à me fixer, sans lâcher ce contact si doux.
De nouveau, des larmes perlent aux coins de mes yeux, car je sais ce que je vais faire.
Et je sais aussi que je ne devrais pas.
J'entrouvre la bouche et glisse ma langue contre ses lèvres.
Aussitôt, il m'imite et ma langue va bientôt rejoindre la sienne.
Elles se caressent, jouent un peu, puis s'entremêlent dans un baiser passionné.
Je serre Bill contre moi, essayant de me fondre en lui, essayant aussi de faire passer tout ce que je ressens pour lui dans ce baiser.
J'ai l'impression que lui aussi, pleure.
C'est tellement fort...
C'est comme si il m'avait accorder une seconde chance, qu'il n'aurait jamais du m'accorder car j'allais évidemment en profiter.
Mon Dieu que je l'aime.
Le moment vint où l'air commençait à manquer.
A regret, je quittais ses lèvres et le regardais.
Le rose de ses joues se mélangeait avec le noir de son maquillage qui avait coulé, entraîné par les larmes versées.
Il reprenait peu à peu son souffle.
Puis, il me regarda et sourit.

- Comment as-tu pu croire que j'ai oublié ce qu'il s'est passé ?
- ... Pardon ?



[Fin du sixième chapitre]


Fouala !

Alors? Vous en pensez quoi?
[à part le fait que je sois sadique? XD]
Sioux [Apache *BAFF*] plait, dites mwa *noeils larmoyants*

J'vous aime <3

Spéciale dédicasse à mon APCMM sur ce chapitre <3
xD


# Posté le dimanche 27 janvier 2008 19:57

Modifié le mercredi 13 février 2008 17:41

°o° [OS] Ich bin da... °o° *Je suis là*

°o°  Ich bin da...  °o° *Je suis là*
Heeeey !

Comment ça va bien?
Personnelement, tout va très bien, j'ai rien foutu de la journée, lever à 14h et glandage intensif de no-life devant internet ET travaillation de l'anglais [enfin, même pas 1/5 d'heure, mais ça faut pas le dire, hein u_u] !
Braif, comme vous pouvez le voir, une journée chargée d'émotion...
Et oui, c'est ça d'être en vacances.
Ô doux mot sonnant à mon oreille *_*
Braif, je souhaite donc la bienvenue aux glandeurs qui sont en vacances et la bienvenue aussi à ceux qui bossent durement et que je soutiens a 397% !
x]
En fait, non, je suis désolée, ce n'est pas la suite, mais juste un OS que j'ai écris hier à 4h du mat' x]
Il n'y a aucun repos *BAFF*

Fouala, dites-moi ce que vous en pensez <3



azertyuiopqsdfghjklmwxcvbn


Silence.

Dans la pièce d'un luxueux hôtel d'Allemagne, deux corps se sont immobilisés, leurs bouches scellées.
Juste une pression, douce et chaude.
Des paupières s'ouvrent enfin, les seules qui s'étaient fermées d'ailleurs.
Deux regards s'accrochent.
L'un rempli d'incompréhension teintée de gêne.
L'autre rempli d'amour.
Amour qui laisse rapidement sa place à la peur.
Ce corps se détache lentement de son double, prenant, au fur et à mesure des secondes écoulées, conscience de ce qu'il avait fait.

- Non... !

Un mumure.
Un souffle.
Il fait volte-face, se précipite vers la porte.
L'ascenseur.
La sortie.
La rue.
Il empli ses poumons de cet air si pollué, si froid, mais qui lui fait du bien.
Il frissonne.
Il se dit qu'il aurait pu prendre sa veste...
Ce n'est pas grave...
Elle ne lui servira probablement plus.
Puis, il se met à courir dans le noir manteau qui s'est étendu sur la ville.
Il sait où il va.
Mais, avant tout, il veut mettre le plus de distance entre lui et l'Autre.
Alors il court.
Jusqu'à en perdre le souffle.
Jusqu'à s'en faire souffrir.
Qu'importe ?
Ses pas claquent sur le macadam, singeant les battements de son c½ur.
Son c½ur qui saigne, toujours plus, coulant, par procuration, de ses yeux noisette, se mélangeant avec le noir de son maquillage.
Ses larmes s'écrasent sur le sol, trace invisible de son passage.
Personne ne le retrouvera ainsi.
Il se sent mal.
Il manque de souffle et les lumières de la ville l'aveuglent.
Trop de visage le regardent.
Il y en a partout, qui le suivent de leurs yeux vides et figés.
Il les hait, comme il se hait.
Bientôt...
Un dernier effort et il pourra s'arrêter.
Il entend déjà le bruit des vagues qui emportent les petits cailloux de la plage.
Il sent le parfum salé de la mer qui ondule quelques mètres plus loin.
Il la voit, noire comme le ciel, plutôt agitée, mais sans être démontée.
Il ne l'approche pas pour autant.
Pas encore.
Il s'enfonce encore plus loin, jusqu'à atteindre un obstacle de pierre.
Il y plante ses doigts, rougis et engourdis par le froid.
Le froid qui le traverse, tel un spectre glacé qui voudrait le figer à jamais.
Mais il résiste encore et toujours.
Il sera bientôt à l'abri.
Il escalade ce mur naturel, de trois mètres de plus, et atteint une petite grotte, cachée à la vue de la masse.
Il l'avait découverte avec Lui, un été, c'était leur secret.
Mais il ne reviendra certainement plus ici.
De ses doigts perle un peu de sang, il faut dire qu'il n'a jamais été très habile pour le sport.
Il lèche ces quelques gouttes, le goût s'imprégnant sur sa langue.
Il s'assied, face à la mer et soulève une petite pierre située à sa droite.
Il y a toujours le paquet de cigarettes qu'ils avaient acheté ensemble, ce même été.
Même le briquet est resté dans la boîte.
Magnifique tout ça.
Il porte la cigarette à ses lèvres et fait jaillir la flamme du briquet.
Il inspire la première bouffée, et laisse la fumée s'échapper de sa bouche sèche.
Il réitère ce geste plusieurs fois, tout en réfléchissant.
Depuis quand est-il comme ça ?
Depuis quand est-il rongé par ces sentiments qu'il pensait réciproques ?
Qui ne l'étaient pas...
Et qu'est-ce qu'il lui a prit de l'embrasser ?
De prendre le risque de tout foutre en l'air ?
Ce qu'il a d'ailleurs royalement fait...
Maintenant...
Maintenant, tout va changer.
Dans son regard, dans ses gestes, ses paroles...
Il a brisé ce lien qui l'unissait à Lui.
Ce lien si intime, si unique.
Piétiné.
Arraché.
...
Quel con.

Le jour commence à se lever sur la mer, élargissant sa palette de couleur, la faisant prendre des teintes orangées, rosées, bleutées...
C'est un superbe tableau qui s'offre à ses yeux.
Et c'est avec cette image et la Sienne qu'il va partir.
Loin.
Là où les vivants ne peuvent pas encore aller.
Là où les démons de son espèce l'attendent.
Là où il ne pourra plus faire de mal à personne.
Surtout pas à celui qu'il aime.
Alors, il va les laisser continuer leur vie, l'oublier petit à petit.
Et ce sera mieux ainsi.
Il reste deux cigarettes dans le paquet, sous le rocher.
Il sort de sa poche un petit couteau qu'il garde toujours auprès de lui.
Il lui avait offert pour leur anniversaire.
Sur la lame était gravée ' ich bin da, ganz egal wo du bist ' [Je suis là, peu importe où tu es]

- Menteur...

Toujours un murmure venant glisser sur le silence du petit matin.
Il prend le couteau et grave sur la pierre quelques mots à l'attention de son amour perdu.
Peut-être les remarquera-t-il s'il revient ici...
'Ich liebe dich für immer'
Même si ces mots ont été usés, parfois même à mauvais escient, il n'empêche que ce sont les seuls qu'il a trouvé pour définir ce qu'il ressentait pour Lui.
Alors, à défaut de les lui dire, de lui démontrer que tout ceci est vrai, que ça n'a rien d'un jeu pour lui, il les grave.
Petit morceau d'éternité.
Puis, il se déplace et s'appui contre la paroi gauche de la petite grotte, posant la pierre et le paquet de cigarettes devant lui, contre la paroi d'en face.
Il tient toujours le couteau dans sa main.
Son bras gauche, fin, blanc, gracile, se croise avec ses jambes.
Sa paume est tournée vers le ciel, les veines bleutées sont apparentes.
Il détourne son regard vers le soleil se levant sur la mer.
Il sent la rencontre de la lame froide et de sa peau et frissonne.
Il sent aussi une douleur et un liquide chaud coulant lentement le long de son bras.
Des larmes perlent au coin de ses yeux.
Il ne regarde pas, contemplant toujours la vue qui s'offrait une dernière fois à lui.
Puis il sentit un contact chaud sur son poignet, celui qui tenait le couteau.
Une main l'enserre doucement, lui retire la lame et essuie le sang sur son bras.
Il ne regarde toujours pas.
Il ne veut pas voir, car il sait qu'il rêve, comme toujours.
Et qu'à la fin, son rêve va s'éloigner et s'en aller mourir dans l'horizon.
Il ne se fera pas avoir.
Pas encore.
Il ferme les yeux.
Peut-être a-t-il perdu un peu trop de sang... ?
Des bras le soulève et le colle contre un torse.
On le porte délicatement, comme un paquet fragile qu'on aurait peur de briser.
Une vague sensation de bien-être s'insinue en lui avant qu'il ne sombre.

Lorsqu'il commence à revenir à lui, il sent un corps allongé contre le sien et qui l'enlace tendrement.
Un souffle chaud sur son visage le fait frémir.
Il reconnaît le parfum que dégage ce corps.
C'est le Sien.
Comment pourrait-il l'oublier ?
Mais rêve-t-il toujours ?
Ou bien la réalité a-t-elle prolongée le rêve ?
Il se serre d'avantage contre Lui fermant ses mains sur sa peau si douce, si chaude, si rassurante.
Mais il a tout de même peur d'ouvrir les yeux.
Prenant le peu de courage qu'il lui reste, il recouvre lentement la vue.
La première chose qu'il voit est ses dreads blondes éparpillées sur le drap blanc.
La seconde est son visage tourné vers le sien, ses yeux le dévisageant, cherchant n'importe quoi qui le rassurerait.
Leurs regards se rencontrèrent et ne se lâchèrent plus.
Le blond souri et lui chuchota :

- ich auch [moi aussi]
- ... ?
- ich auch, ich liebe dich für immer...

Le bonheur le submergea à ces mots.
Ce n'était donc pas un rêve.
Et la douleur qui s'était réveillée dans son bras se chargera de lui rappeler s'il oublie.
Timidement, il avança son visage vers celui de son double, lui laissant, cette fois, le choix de combler la distance ou pas.
Le blond esquissa un sourire et rapprocha ses lèvres de leurs jumelles jusqu'à les toucher.
Jusqu'à pouvoir les franchir de sa langue et approfondir le baiser.
Un baiser qui voulait cette fois, réellement dire quelque chose pour les deux jeunes hommes.

- Tom ?
- Mmh
- Je t'aime.
- Moi aussi, je t'aime Bill...

Après un dernier baiser, ils s'endormirent l'un contre l'autre, dans un sommeil plus paisible, rempli de bonheur et tourné vers l'avenir, confiants.


azertyuiopqsdfghjklmwxcvbn


Fouala !

Alors, vous en pensez quoi?
u________u'

J'vous n'ems <3

# Posté le mercredi 13 février 2008 17:13

Modifié le vendredi 15 février 2008 16:48

°o° Für mein AP <3 °o°

°o° Für mein AP <3 °o°
Hallo ! =D

Bon, je devais un petit OS à mon AP chérie et donc, même si ce n'était absolument pas le sujet initial, j'ai écris un petit quelque chose =)

J'espere que ça vous plaira ^_^

Nan, désolée, c'est toujours pas la suite >.>

Braif.

Enjoy [ich hoffe u_u]





Dîtes-moi, mes anges, pourquoi pleurez-vous ?
Parlez-moi, mes anges, racontez-moi tout.
Et ces larmes de sang glissant sur vos joues,
Et ces cris de détresse résonnant en vous,
Laissent à penser que vos âmes succombent sous les coups.

Ô mes anges ! Mes si beaux anges !
Le monde contre vous à déverser sa rage,
Fait couler son venin, atteignant vos nuages
Dans lesquels vous nagiez, inconscients de bonheur,
Et à présent coulez, submergés de malheur.

Votre si jeune c½ur, mes anges, est déjà piétiné,
Et votre âme, autrefois immaculée, est maintenant tâchée
De douleur, de souffrance, l'être est déchiré.
Raison et malheur contre bonheur et félicité.

Ô mes anges, mes si beaux anges !
En haut de cette falaise, où le vent souffle, glacé,
Vos doigts se sont liés et vos corps enlacés,
Vers un monde meilleur, vous partez, vous volez.
Je vous ai tant aimé, j'aurais voulu vous protéger...

Vous devenez sereins, mes anges, vous ne pleurez plus.
Vos larmes se sont taries, vous êtes mis à nu.
Dans cet espace, vide et silencieux, vous vous êtes tus.
Ô mes anges chéris ! Ô mes anges déchus...



Alors?
Je suis pas extrèmement douée pour ce genre de choses, alors dîtes-mwa u_u
Vous n'ems <3

# Posté le jeudi 13 mars 2008 15:54

Modifié le dimanche 16 mars 2008 18:46