°o° Nichts °o° *Rien*

°o° Nichts °o° *Rien*
M6 - Aniversaire - 00h18min50sec



Putain.

Pourquoi?
Pourquoi meme quand ils chantent en anglais j'arrive a les trouver magnifique? Pourquoi je continue a les aimer? Pourquoi je me mets dans des états pareils pour eux? Pourquoi je suis hypnotisée? Pourquoi je chiale? Putain, mais pourquoi je sens ces putains de larmes qui coulent sur mes joues?
Parce que.
Parce que j'ai haï lorsqu'ils ont chanté en anglais, parce que ca m'a fendu le coeur.
Parce que j'ai adoré quand ils ont chanté en allemand, parce que je souriais comme une conne, les yeux embués.
Parce que même quand je les haïssais, je les trouvais sublimes...

Trop. Trop de delires dessus. Beaucoup trop d'émotions. Trop de rencontres à l'origine. Trop de liens qui me rattache à eux.

Final : TTM et UEDW...
Au moins, ils n'ont pas chanté Ready, Set, Go... Ca aurait été le comble.

Pourquoi se sont-ils foutu dans la tete que chanter en anglais serais mieux pour eux? Tu me diras, sa a marché puisque l'album Scream a été disque d'or je crois. Merci qui? Merci les groupies!

Merci les fans ephémères qui les connaissent depuis 1 mois et qui veulent devenir des émo, des gothiques parce que Bill en porte certains accessoires, se manicurent les mains parce qu'elles ont appris qu'il préférait les filles aux belles mains. Merci à celles qui s'habille sexy juste pour pouvoir se taper Tom. Merci à celles qui pensent que Bill et Tom sont le groupe et que le bassiste et le batteur sont (presque) inexistants. Merci à celles qui apportent leurs affiches en concert pour marquer BILL/TOM FICK MICH ! (ouais les groupies sont bilingues). Merci à celles qui hurlent en concert ICH LIEBE DICH alors que le groupe joue. Et que il faut grave tendre l'oreille pour distinguer à ce moment quelle chanson ils peuvent bien chanter...

En effet, ils sont passés à Paris pour leur premier concert. Manque de chance, d'organisation et de pleins d'autres choses, je n'ai pas pu y aller. Mais une amie y est allée (alors qu'elle ne connaissait pas) et ma telephoné pendant le concert en me disant "Tiens écoute, je suis en illimitée, racroche quand tu en a marre"[Et ça, je ne l'oublierais pas...]. A chaque chanson je devais me concentrer intensement avant de savoir ce que c'était.

Bref. Lorsque les groupies seront partis et qu'elles se seront trouvées un autre groupe à aimer follement, qu'adviendra-t-il? Ils vont continuer à se produire tout de meme? Ils vont lacher car vont voir qu'il n'y a plus personne, à part les fans de départ? Ils vont continuer avec elles? Est-ce que esperer desesperement sert à quelque chose?

Je ne veux pas lacher ce rêve.Il represente trop de choses à mes yeux. Je n'ai pas supporté les supers commz d'amies/amis/potes/connaissances/rien-du-tout me disant que c'était de la merde, pour rien! Ils disaient aussi qu'il fallait me desintox. Certainement. Je suis gravement atteinte du syndrome TokioHotelien. Tant pis. J'arrive à vivre avec (XD).

Mais, quand ils chantent en anglais. Quand ils détruisent des chansons que j'ai adoré en allemand. Je ne peux pas. Quand j'ai entendu les premières notes de DDM/TTM, je priais pour que ce soit DDM... Apparament Bacchus n'a pas entendu mes prières... TTM... *larmes* Et le comble, c'est que lorsque TH eut terminé, c'est Amel Bent qui est apparu avec "Ne retient pas tes larmes" ... Non non ne t'inquiete pas je ne les retenais pas *BAFF*

Le pire, c'était lautre jour a la fnac. J'ai vu Scream en écoute. Je me suis dit, aller, je n'ai pas vu bcp d'extrait... On verra bien. Alors... Scream, je connais, TTM, je connais, Ready, Set, Go, je connais... ah! Love is dead... ... ... Berk ! OO" Quelle horreur! Vite changeons. Et là, c'est le drame :

Don't Jump.

Je n'avais jamais eu le courage de l'ecouter...


I'M SCREAMING IN THE NIGHT FOR YOUUUUUU

...

DON'T JUUUUUUUUUUMP



Non. Je rêve. Je cauchemarde. C'est pas possible. Pas Spring Nicht. Pas celle là. Pas la chanson qui m'a faite pleurer, pas celle qui a fait se soulever mon coeur, pas celle qui m'a tant émue, pas celle qui m'a emporté avec les violons... Pas celle là!

Si. Elle. Elle a été saccagé. Par un anglais merdique. Le fait de creer de nouvelles chansons aurait été un moindre mal. Ils laissaient les anciennes en allemand tranquilles, sans les touché. Ca aurait juste été un gachis de temps. Mais là. Non. J'en peux plus. J'adore ce groupe mais...

J'espere tant qu'ils redeviennent comme avant, comme au temps où ils n'étaient pas connu mondialement, avec des vrais sourires, pas les freedent (ou airways)...

Est-ce un rêve irréalisable, même pour Bacchus?

J'espere vraiment que non.


J'imagine meme pas comment je vais etre aux concerts... -_-'


Putain. J'aime cette photo. Meme pas besoin de rajouter quoique ce soit. Je crois que vous avez compris...



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Ma Toxic :

Merc
i pour ton commz. Tu as touché là où il fallait. Je suis comme toi. Nous serons au moins deux (plus certainement des filles du fow') à sombrer avec eux... On ne peut pas faire autrement... Alors soutenons-nous le temps qu'il reste, contre les groupies, les antis, et essayer de faire revivre TH, un peu comme nous les avons connu....

x-zitrone

Merci
pour ce commentaire =). Il faut savoir que quand j'ai écrit cet article, j'étais véritablement a fond sur eux, leur musique etc... J'ai eu un passage à vide où ils ont commencé à me souler et où je me suis davantage ouverte à d'autres formes de musique. Puis le concert de Nice m'a fait replonger et j'ai d'ailleurs recommencé à écrire, ils m'inspiraient de nouveau. Ne t'inquiète pas, je sais très bien que jamais ils ne démarqueront les vraies fans des groupies. Je sais aussi que tout les sentiments que je peux éprouver à leur égard ne seront jamais réciproques, car ils ne me connaîtront jamais... (Contrairement aux fics 'normales' qu'ont peut lire sur le net et qui montre une rencontre plus que romantique entre une fille et leur idole]. Et d'un autre côté, c'est pas plus mal. Ils ont leur vie de star, j'ai ma vie d'inconnue, mais suffisamment bien remplie =). Je ne pense pas 24h/24 à eux, et heureusement! Je n'aurais plus du tout de vie dans le cas contraire x] ! Evidemment, ils comptent pour moi, car grâce à eux, j'ai pu rencontrer des personnes géniales, j'ai pu ressentir des sentiments très forts pour ce groupe, j'ai adoré leur musique, et c'est en ça que je les remercie. De nous avoir permis de rêver un peu. De m'avoir permis de m'évader... En effet, on peut les voir comme des ordures angéliques [xD], mais après tout, on les aime tel quel ;). Même si ils ne se rendront jamais compte... Mais bon, ce n'est pas si grave ^^. 'ce n'est qu'un groupe animalier [ un poulpe, un hérisson, un cheval et un écureuil ]' Bouhahaha ! J'étais morte de rire devant cette phrase xDD! En effet, ça les représente bien et ce n'est pas pour des animaux que je vais oublier qui je suis x] !
Ne t'
inquiète pas, j'aime les pavés psychologique =). Et je comprend et non, tu ne m'ennuie absolument pas! Au contraire <3 . C'est extrêmement gentil, mais ne t'inquiète pas pour moi, je n'arriverais pas jusqu'à ce point.
Oui, c'est dur,
mais après tout, tous les Hommes sont masos sur les bords, nee? ;)

<3

# Posté le samedi 30 juin 2007 21:22

Modifié le dimanche 17 février 2008 09:35

...

Bonjour tout le monde!



Oui, je sais, je fais comme si de rien n'était alors que ca fait bien longtemps que je n'ai pas poste...
Je m'en excuse et me met a genoux devant vous (en fait, comme vous pouvez pas le voir, je le fais pas si ca vous derange pas XD)...

Bon, je vais pas raconter ma vie mais voila quoi. Si en fait je vais la raconter un peu XD.

En fait, je n'ai pas poste parce que le premier mois de mes vacances a ete bien pourri donc deprime-land quoi (ne rentrons pas dans les details u_u'), et le deuxieme mois, je suis partie aux USA (he he he le rêve americain XD). Donc, j'ai pas vraiment eu le temps de me mettre a écrire.
Et la, j'ai quelques soucis personnels donc j'ai pas vraiment la foi d'écrire.

Mais, non je ne vais pas vous laisser avec une fic sans suite sur les bras (et sur ma conscience XD)! Je vais l'écrire cette suite! Des que je peux...

J'ai commence a l'ecrire, mais faut que je sache a peu pres ou je vais aller... Donc, je planche, je planche.

De plus, je rentre en TES et ces sadiques de profs ont deja commence a donner du boulot... TT-TT


Bref, la vie est beeeeeeeelle *BAFF*



Bon, sur ce, je vous laisse. Et j'espere, à bientot!


J'vous nems fort (je sais, pas vous... T-T)

<33
...

# Posté le dimanche 09 septembre 2007 16:29

Modifié le mercredi 13 février 2008 17:37

Ca commence dans un parc...

Ca commence dans un parc...
Bonchaour tout le monde!

Nan, ce n'est pas la suite, je suis désolée. Pour vous faire patientez (a)
C'est un petit Drarry que j'avais commencé il y a... longtemps ...
J'espere qu'il vous plaira!
(Et pardon encore ><)
<3


azertyuiopqsdfghjklmwxcvbn


Cette journée s'annonçait franchement mauvaise : il ne faisait pas spécialement beau, voire relativement mauvais, la température était froide et dans les cachots de Hogwarts elle devait atteindre les -10. Mais le pire restait le cours de potion à 8h du matin avec Rogue et l'autre sale fouine, très bien foutue... Euh... L'autre sale fouine tout court!

- Sale fouine? Qui mérite d'être insulter ainsi par le célèbre Mr. Potter ?

Sursaut. Putain, c'est quoi cette manie de se glisser derrière les gens comme ça, sans même prévenir ? Rogue, espèce de vil serpent ! Il l'avait coupé dans ses pensées en plus... D'un autre côté, il valait peut-être mieux...

- Vous voudriez peut-être que je vous envoie un hibou avant d'inspecter cette... chose, fit Rogue en désignant le chaudron qui chauffait paresseusement. Et j'enlève 40 points pour avoir insulter un professeur.

Harry était bouche bée, et il n'était pas le seul. Toute la classe s'était retournée vers le groupe que formait Harry, Ron et Hermione. Dans le silence de la classe, on aurait pu entendre une mouche voler. Putain, il avait lu dans son esprit ! C'est interdit ! La liberté de penser, tu connais ? Apparemment pas.

- Je n'ai rien dit Monsieur, répondit le brun avec un ton qui se voulait le plus poli possible, mais d'où trahissait une colère certaine.

- Non, vous avez raison professeur, fit une voix traînante derrière Harry, je l'ai très bien entendu vous insultez.

- Ta gueule Malfoy, on t'a pas sonné à ce que je sache.

- Et insulte à un élève ! Encore 20 points de moins pour Griffondor.

Puis il susura à l'oreille de Harry :

- Qu'apprenez-vous pendant nos cours... particuliers? Occlumancie Potter, Occlumancie!

Harry attendit que Rogue se soit éloigné vers le chaudron de Neville, Seamus et Dean, pour jeter un regard noir à Malfoy en murmurant entre ses dents un 'connard' haineux, visant à la fois le professeur et l'élève. Pour toute réponse, il reçu un sourire satisfait.

OoOoOoO

Harry sorti dans les premiers, lorsque la cloche sonna la fin du cours, mettant ainsi fin à une torture que les plus grands Aurors n'auraient pu supporter, il en était certain. Enfoiré de Rogue. Enfoiré de sale fouine.

- Alors, on pense à moi dès le matin ? J'en suis flatté, Potter. Mais fais attention que ça ne devienne pas une habitude, tu ressemblerais trop aux autres...

- Casse-toi Malfoy.

Eternel sourire. Exaspérant. Le blond était arrivé par derrière, comme d'habitude, faisant légèrement sursauter Harry. Il s'était approché tout près, trop près, de son oreille pour lui murmurer cette phrase. Pour ensuite repartir comme il était venu. Cependant, le brun resta un moment sans bouger, sentant encore le souffle de sa Némésis derrière son oreille. Il frissonna légèrement, essayant de penser à autre chose. Heureusement, Hermione et Ron le rejoignirent et ensemble, ils se dirigèrent vers la plus haute tour où se trouvait le cours de Divination.

OoOoOoO

- Pff, ça sert vraiment à rien la divination ! J'en ai trop marre ! toussa Ron en sortant de la salle enfumée d'encens.

- C'est clair, en plus il faut monter une tonne d'escalier et même pas arriver, t'en as déjà marre.

- Oh ! Arrêtez un peu vous deux ! Ca vous fait faire un peu d'exercice dans la journée et ça va pas vous tuer, leur répondit Hermione en fixant leur ventre, un sourire moqueur flottant sur ses lèvres.

Deux heures de Métamorphose et beaucoup de travail donné pour la semaine à venir après, le trio marcha jusqu'à la Grande Salle pour se repaître et prendre des forces pour l'après-midi. Pendant que les plats apparaissaient sur la table, Harry jeta un coup d'½il à la table des Serpentard et vit Malfoy écouté d'une oreille distraite le flot de paroles que déversait Pansy Parkison, affichant l'air d'un mec qui se fout royalement de ce qu'on lui raconte. Mais, se sentant observer, le blond leva les yeux de son assiette et planta ses yeux gris dans le vert de ceux de Harry. Ils restèrent une bonne trentaine de secondes ainsi, trente secondes durant lesquelles le monde avait l'air d'avoir arrêté de tourner. Sans qu'il ne comprenne pourquoi, les joues du brun s'enflammèrent et il détourna ses yeux. Soudainement, il avait très chaud. Il lui fallait de l'air. Il se leva et quitta la Grande Salle aussi rapidement que ses jambes lui permettaient, sous le regard étonné de ses deux amis.

- Mais, qu'est-ce qui lui arrive ? Il n'a même pas touché à son assiette !

- Moué... Ba tant pis pour lui, ça en fera plus pour moi, fit Ron adressant un sourire aguicheur aux plats disposés sur la table.

- ...

Harry senti l'air frais caresser son visage et savoura cette sensation avec délice. Il essaya de remplir ses poumons au maximum de ses capacités mais failli s'étouffer. Un sourire vint tout de même étirer son visage, le grand air était bon pour calmer certaines ardeurs n'ayant pas lieu d'être... Il respirait doucement maintenant, veillant à prendre de longues inspirations et expirant lentement, cela aidait aussi à calmer le rythme un peu trop rapide qu'avait pris son c½ur lorsque ses yeux s'étaient noyés durant l'espace d'un instant dans deux grands lacs de glace.
Un peu plus apaisé, il se dirigea vers un vieil arbre, situé juste à côté et dont certaines feuilles flottaient à la surface du lac. Le survivant se laissa glisser contre l'écorce, lui râpant légèrement sa robe, qu'il décida d'enlever... Il était obligatoire de porter sa robe à l'intérieur dans l'enceinte de l'école, mais, après tout, il n'était pas à l'intérieur, mais bien à l'extérieur. La température était remontée de quelques degrés, mais cela n'empêchait pas le froid de passer à travers sa fine chemise, lui donnant la chair de poule. C'était juste comme il aimait, pas assez froid pour avoir envie de revêtir sa lourde robe noire de sorcier mais suffisamment pour sentir l'air lui effleurer la peau et en hérisser les poils.

Harry sourit.
Il aimait être avec ses amis, rire avec eux, écouter Lavande Brown raconter la dernière rumeur, et en débattre avec Ron, prenant des airs de grands savants-psychologues, sous le regard exaspérément tendre de Hermione, critiquer les Serpentards, et surtout un en particulier, bref, il aimait partager ces fugaces instants de vie avec ses amis.

Mais il aimait aussi la solitude, le silence, se plonger dans ses pensées pour n'en ressortir que bien longtemps après, faire le point sur les différentes étapes de sa vie, ce qu'il aspirait de faire, après, lorsque la guerre sera finie et s'il en sort vivant, ou tout simplement, ne penser à rien. Comme en ce moment. Malheureusement ce précieux instant n'allait pas tarder à devenir un lointain souvenir...

- A force de passer ton temps à dormir comme une larve gluante balafrée, tu vas perdre le dernier neurone qui essaie encore de survivre à l'intérieur de ton cerveau, fais attention Potter ! fit une voix derrière lui.

Voix qu'il n'eut aucun mal à reconnaître, il en connaissait trop bien les intonations...

- Qu'est-ce que tu veux, Malfoy ? demanda Harry d'une voix lassée, sans même prendre la peine de se retourner vers son interlocuteur ou même de vérifier si sa baguette était à portée de main, tout en sachant à qui il parlait.

- Rien.

- Alors qu'est-ce que tu fous là ?

- ... Bonne question en effet.

- Dans ce cas, dégage, tu me déranges, soupira Harry.

Pour toute réponse, Draco se campa un peu plus sur ses deux jambes, faisant ainsi bien comprendre qu'il n'avait aucun ordre à recevoir (c'était un Malfoy tout de même !) et qu'il n'avait en aucun cas l'intention de laisser le Survivant en paix. Exaspéré, celui-ci soupira bruyamment et s'allongea sur l'herbe en fermant les yeux pour l'ignorer. Malheureusement le petit Serpentard était très susceptible et détestait par-dessus tout qu'on l'ignore, ce que personne ne s'aventurait à faire. Personne, sauf Harry. Enervant. Très énervant. Il ne pensait tout de même pas s'en sortir comme ça, ce vaillant petit Griffondor. Trop facile. Malfoy saisi sa baguette. Il vit Harry approcher subrepticement sa main de sa propre baguette et cela le fit sourire. D'un mouvement, il fit apparaître une petite pierre lisse, aux reflets argentés. Le brun ramena sa main derrière sa tête tandis qu'il la malaxait. Ca le détendait de répéter ce geste, de caresser cette pierre dans un mouvement d'avant en arrière [NdA : pas de sous-entendu évidemment], ça lui permettait de réfléchir et surtout de s'occuper les mains et les empêchait de trembler.

'Un gamin s'amuse avec n'importe quoi, Malfoy en est la preuve vivante' pensa Harry un sourire moqueur étirant ses lèvres.

Le gamin en question s'en aperçu et une ombre passa sur son visage. Il aurait bien aimé savoir ce à quoi l'autre pensait. Il aurait bien aimé partager ses pensées, parler, discuter, rire avec lui. Mais malheureusement, ça, ils ne savaient pas faire. Pour avoir des contacts avec le Survivant, il fallait toujours chercher plus fort, plus violent, plus blessant... Alors, c'est ce qu'il fit.

- Tu as lâché Weasmoche et sa Sang-de-Bourbe de copine ? Tu t'es enfin rendu compte qu'il n'était que des moins que rien ? C'est pour ça que tu es tout seul. Faut dire qu'il est tellement écoeurant quand on le voit manger... J'en ai presque mal au c½ur, attaqua Malfoy, en mimant un homme en train de vomir.

- QUOI ??? rugit Harry.

Voilà. C'était ça que le blond cherchait. C'était cette expression, ce regard émeraude étincelant de rage, cette aura puissante que tout son corps dégageait. C'était tout à fait ça. Et il savait qu'il était le seul à Hogwarts qui avait le privilège de le mettre dans cet état. Un sourire mauvais pris place sur son visage.

- Et bien quoi ? Ca te met dans tous tes états que je te dise la vérité ? Que je te montre la réalité comme nous la percevons, nous, les Sang-Purs ?

- Et mon poing dans ta sale petite gueule d'ange, tu veux la voir cette réalité ?

- Voyons Potter, je peux savoir ce que tu apprends ici depuis 7 ans ? A te servir d'une baguette si je ne me trompe pas. C'est tellement... ordinaire comme attaque, répondit Malfoy en prenant une moue dégoûtée.

- Ordinaire peut-être, mais efficace !

Et sans qu'il n'ait pu faire le moindre mouvement pour contrer, le blond se retrouva au sol, la joue brûlante et rougissante.

- Tu as osé Potter ! gronda le Serpentard d'une voix furieuse.

- Oui. Et que vas-tu faire ? Appeler Papounet pour qu'il me fasse des misères ? Merlin, aidez-moi, je vais mourrir de peur!

Malfoy se releva lentement et regarda fixement Harry, le dévisageant. Puis, il lui sauta dessus et ils roulèrent sur le côté à quelques centimètres de l'eau. Malfoy lui rendit son coup ou du moins essaya d'y mettre la même violence. La tête de Harry resta un moment contre le sol du parc. Puis, peu à peu, il la retourna, pour être bien en face de celle de Draco. Ils étaient presque tête contre tête, leur nez à quelques millimètres l'un de l'autre, le blond assis sur le torse musclé du Survivant. Leurs yeux se noyèrent dans ceux de leur vis-à-vis, les troublant un peu. Mais aucun ne voulait bouger ne serait-ce d'un pouce. Détourner son regard signifiait avoir perdu la partie. Harry était déterminé. Il ne perdrait pas. Quitte à passer la nuit dans cette position (qui n'était, au fond, pas si inconfortable qu'elle ne paraissait). Mais il ne s'était absolument pas douté de ce qui allait se passer quelques secondes plus tard.
Malfoy, sans cesser de contempler l'immensité de ses yeux verts, trop verts, avait rapproché imperceptiblement son visage. Puis, il coupa le contact visuel et posa délicatement sa bouche fine contre celle de Harry. Elle était chaude, accueillante, douce. C'était un baiser tendre, contrastant totalement avec leur rixe de tout à l'heure. Draco avait arrêté de penser. Il ne voulait pas penser. Penser à ce qui allait se passer après, lorsqu'il aura décollé sa bouche de la sienne, à son grand regret, lorsqu'il croisera son regard rempli d'incompréhension, de dégoût ? Lorsqu'il devra se lever de son corps étendu et partir sans se retourner, pour ne pas voir sa réaction. Pour l'instant, il concentrait tout ses sens sur ce baiser. Il avait parfois essayé d'imaginer la texture des lèvres du brun mais il ne s'était pas attendu à en tirer autant de plaisir. Surtout d'un baiser aussi chaste.
Mais c'était tellement différent des autres, de tout les autres, parce que là, nous parlions d'Harry. Il est unique. Et Draco veut être aussi particulier que lui l'est pour lui. Il n'arrivait plus à réprimer ce frisson qui lui parcouru l'échine, l'électrisant. A contrecoeur, il mit fin au baiser, plongeant une dernière fois son regard dans celui du jeune homme au dessous de lui, ne voulant pas parvenir à déchiffrer son expression. Il se leva et parti, comme prévu, sans un regard en arrière, laissant un Harry complètement perdu.

Le lendemain et les jours qui suivirent furent étonnement calme. En effet, les affrontements entre le Griffondor et le Serpentard étaient connus de tous et depuis quelques temps ceux-ci étaient... inexistants. Les deux jeunes gens s'évitaient comme la peste. S'ils devaient traverser le même couloir, ils rasaient le mur, donnant l'impression de vouloir fusionner avec lui. Si leur cours était commun, ils prenaient bien soin de se situer à l'opposé l'un de l'autre. Cependant, quand on les observait bien (ce qui arrivait parfois à certains élèves lorsqu'ils s'ennuyaient trop et avaient besoin de distraction), on les voyait se lancer de rapides coups d'½il, sans pour autant que leur regard se croise. Mais parfois, ils se croisaient et les spectateurs de cet étrange rituel apercevaient les deux jeunes hommes détourner les yeux rapidement et rougir plus ou moins significativement.
Les Griffondors et les Serpentards suivaient justement le même cours : Histoire de la Magie avec ce pauvre professeur Binns que plus personne n'écoutait passé 10 minutes. Et les deux hommes venaient, pour la 5ème fois, de répéter ce geste. Rosissant légèrement, Draco plongea le nez dans sa copie, soudainement pris d'inspiration pour prendre des notes.

Putain Draco, respire doucement... Doucement j'ai dis ! Voilà. Inspiiiiiration – Expiiiiiiration. C'est bien, tu as gagné le droit de ne pas mourir d'une crise cardiaque tout de suite. Bon, là... ça ne va pas du tout. Le plan ne se passe pas comme prévu : Après l'avoir embrassé, l'autre imbécile balafré qui n'a rien d'autre à faire que d'occuper mes pensées toute la journée... et toute la nuit... surtout quand je l'imagine venir au dessus de moi et me prend... hum... bref, reprenons ! Je disais donc que Harry aurait dû faire un geste l'autre jour, pour me retenir, pour m'embrasser sauvagement et me plaquer a terre à son tour, pour m'avouer que lui aussi ne pensait qu'à moi depuis longtemps et que Ginny n'avait été là que pour ne pas ternir sa belle image d'hétéro-sauveur-de-l'humanité-bien-casé-faisant-même-du-bénévolat-auprès-des-pauvres, mais que en réalité, il avait toujours été gay. Non, pas gay. Il avait toujours été attiré par moi et que par moi. Mais non ! Saint Potty en a décidé autrement ! Saint Potty m'ignore, m'évite, baisse les yeux à mon passage, et pire ! semble plus apprécier les murs que ma personne [CHBAFF]. A-t-il un jour pensé à mes sentiments ? Non même pas ! Sale égoïste [NdA : mais toi, penses-tu un tant soit peu aux siens ? Ok ok, je vous laisse continuer...] Mais la chose la plus insupportable est que là, je ne peux rien faire. Mais rien faire du tout. Le vif d'or est dans son camp. Je n'ai plus qu'à attendre. Et Merlin sait que c'est rageant d'attendre ! Je crois même que c'est l'une des premières fois où je dois attendre quelque chose...

Tout en continuant de réfléchir, Draco caressait son menton de sa plume. Il aimait bien cette sensation de petits chatouillements sur sa mâchoire et le son du léger frottement qui résultait de ce contact avec sa peau. Il ne voyait pas le regard de Harry fixé sur cette plume et qui remontait lentement vers son visage, détaillant la moindre courbure de son visage, les os un peu saillants de sa mâchoire, ses lèvres finement ourlées, ses yeux dont la couleur restait indéfinissables, perdus au loin, loin de cette classe, loin de lui. Une ombre passa sur son visage. Une ombre d'envie mêlée à une pointe de tristesse. Non, Harry n'avait vraiment pas envie d'être le nouveau jouet du blond, aussi sexy qu'il soit. Il n'avait pas envie de remplacer Crivey [Argg] et avait encore moins envie d'être remplacé à son tour, une fois qu'il se serait suffisamment amusé avec lui. Et puis, la rupture avec Ginny était encore trop présente dans son c½ur pour tout de suite se remettre avec quelqu'un. Personne à Hogwarts n'était au courant, cela datait d'une semaine environ, quelques jours après ce qui s'était passé dans le parc. Il n'avait plus réussi à jouer cette petite comédie. Bien entendu, il aimait Ginny, mais plus comme sa s½ur que sa copine. C'est d'ailleurs pour cette raison que, en 1 an, il ne l'avait jamais touché. Maintenant qu'il y pensait, ça lui paraissait bizarre qu'elle ait accepté cette situation sans poser de questions... Mais bon, passons. Il irait lui parler. Il devait aller parler au Serpentard. Cette situation ne pouvait plus durer. Mais putain [NdA : Vocabulaire Potter !... Pardon, à fond dans Trauma xD] ! Qu'est-ce qu'il pourrait bien lui dire ? Oué, salut Malfoy ! Tu es un petit salaud [NdA : Voc... BAFF]parce que ça fait 3 ans que je ne pense qu'à toi et au moment où j'arrivais presque à me convaincre que non, il n'y aurait jamais rien entre nous, tu viens m'embrasser comme ça, sans prévenir, et depuis, je suis complètement perdu, j'arrive plus à réfléchir ni à penser à rien d'autre qu'à toi. Ca vire à l'obsession presque malsaine. Tout ça pour me jeter après. Je t'aime sincèrement moi, même si je sais que tu n'es un petit con prétentieux et imbu de lui-même ! Non, putain, t'a pas le droit de faire ça !

Harry abattit violemment son poing sur la table pour ponctuer sa pensée. Il resta un instant comme ça, rouge de honte et de la colère qui l'avait habité quelques instants auparavant. Lorsqu'il releva la tête, il vit que toute la classe s'était retournée, à l'exception de Binns qui continuait son cours (il est un peu dur d'oreille). Et il le vit aussi, qui le dévisageait, une moue un peu étonnée, un sourcil presque blanc, haussé pour montrer qu'il ne s'attendait pas à ce brusque accès de violence envers une table qui ne lui avait rien fait. Et Harry qui se liquéfiait sur sa chaise... Draco Malfoy était vraiment un enfoiré. Quoiqu'il fasse, il le faisait toujours avec une élégance qui lui était propre, un brin aristocratique, et une manière qui faisait que tous les saints auraient voulu se damner pour lui. Merlin qu'il le haïssait. Merlin qu'il l'aimait.

Lentement, le blond se retourna vers le professeur et leva sa main blanche pour attirer son attention. Binns, plongé dans son cours ne le vit pas.

- Professeur ? appela-t-il.

- ... Et c'est pour cela que vous trouverez dans Histoire...

- Professeur ?? fit-il en haussant la voix.

- ... La magie est depuis...

- PROFESSEUR ?!!

- Euh (qui m'appelle ?)... Oui Monsieur Malfoy ? Vous n'avez pas compris quelque chose ?

- Si si, j'ai tout compris, il est possible d'aller aux toilettes ?

- Oui oui, marmona Binns, déçu que ce ne soit que ça.

Le Serpentard, se leva et se dirigea vers la porte, sous le regard du Survivant, dont le c½ur s'était mis à battre frénétiquement.

- Euh... Professeur ?

- ... Des siècles entiers passés à...

- PROFESSEUR ?!!

- Monsieur Potter ?

- Je ne me sens pas bien, je peux aussi aller aux toilettes ?

- Oui oui, fit Binns un poil énervé.

- Merci...

Harry se leva à son tour, rapidement, et se précipita dans le couloir. Il vit le blond tourner vers le couloir menant aux toilettes. Il couru après lui, sans qu'il ne sache pourquoi. Il ne savait même pas pourquoi il était sorti de la classe juste après lui. Il ne savait encore moins ce qu'il allait pouvoir lui dire et esperait de tout coeur que le blond ne poserait pas la question. [NdA : En même temps que veux-tu qu'il dise? Je sors, ça va... ]

- Malfoy !

Lentement, l'interpellé se retourna. Au fur et à mesure, la boule qui s'était formée dans la gorge de Harry grossissait et il se demanda même s'il ne mourrait pas d'étouffement.

- Potter ?

- Euh je ...

Il n'arrivait pas à aligner trois mots. C'était... pitoyable.

- Tu ? Aurais-tu des problèmes de diction Potter ? Ou mieux ? As-tu perdu la parole ?

- ...

- Oh oh, fit Malfoy avec un sourire goguenard, ça semblerait vrai en plus !

- ...

- Bon arrête de me faire perdre mon temps, qu'est-ce que tu veux ?

Sans répondre, Harry réduisit presque au néant la distance qui les séparait. Il plongea son regard dans ceux de son vis-à-vis, encore une fois, mais en se forçant à ne pas détourner les yeux. Il mis son bras en travers du torse du blond et d'un geste presque violent, il le plaqua contre le mur le plus proche. Il était de plus en plus essoufflé, son c½ur ne voulait pas se calmer, il le sentait résonner dans tout son corps et ça le perturbait encore plus qu'il ne l'était déjà. Pour toute réponse à la question muette qu'il lisait dans les yeux du blond, il plaqua sa bouche contre la sienne sauvagement, avec un peu de désespoir aussi. De grands yeux gris s'agrandir de stupéfaction, puis se voilèrent lorsque Harry passa sa langue sur la lèvre inférieure du serpent devenu totalement inoffensif, demandant ainsi l'accès à sa jumelle. La permission fut aussitôt accordée et la langue du brun se fit un peu plus timide en entrant dans la bouche chaude de sa Némésis. Elle commença à explorer son palais, le caressant doucement, puis vint à l'encontre de sa langue. A ce contact, Draco inversa les positions et se fut Harry qui fut plaquer contre le mur, la bouche toujours scellée à celle du blond, donnant à ce baiser plus de passion que de douceur. Il retint Harry, qui menaçait de s'effondrer, par la hanche et laissa à son autre main le loisir de parcourir le corps hâlé dont il avait rêvé de nombreuse fois de caresser, de s'approprier, de posséder. Le brun s'accrochait presque désespérément au cou de son vis-à-vis, il était bien dans les bras de Draco, beaucoup trop bien. Et cela lui faisait un peu peur. Il avait peur de ce qui allait se passer après, lorsqu'ils arrêteraient ce baiser. S'il se rendait compte qu'il n'était pas à la hauteur d'un Malfoy, si tout ce qu'il recherchait c'était une nuit avec lui, sachant qu'il était vierge, il serait certainement dessus, et si...

Mais à partir de ce moment, le cerveau du Survivant affichait 'no-signal' : Draco venait de terminer de dégrafer sa chemise et passait à présent ses doigts sur son torse, dessinant des arabesques, griffant légèrement. Le blond mis fin au baiser au plus grand mécontentement de Harry qui gémit de frustration. Mais celui-ci gémit bientôt d'autre chose lorsqu'il sentit la langue du Serpentard lécher sa veine jugulaire jusqu'à sa clavicule, sur laquelle il s'attarda, laissant une marque violacée sur la peau bronzée de Harry. Ses mains blanches enlacèrent les hanches du Griffondor jusqu'à arriver à sa chute de reins qu'il caressa langoureusement provoquant des vagues de frisson chez son presque-amant. Celui-ci ne contrôlait plus la direction que prenait ses mains, l'une d'elle emprisonner dans les cheveux presque blancs du Serpentard et l'autre se baladait à sa guise sous sa chemise. En souriant, Malfoy scella de nouveau leur bouche, entamant une nouvelle danse torride avec la langue de sa Némésis tout en collant son bassin au sien. Il sentait la puissante érection du Griffondor sur sa cuisse et cela ne faisait que renforcée la sienne. Il commençait à onduler de manière plus que significative mais...

Des pouffements retentirent dans le couloir, couvrant leurs gémissements et leur respiration saccadée. D'un mouvement, ils tournèrent la tête vers l'origine du bruit et virent tous les élèves qui sortaient de leur classe qui les regardaient en les montrant du doigt. Apparemment, ils ne devaient pas avoir entendu la sonnerie annonçant la fin des cours. Les plus jeunes avaient l'air presque choqué par une telle scène de débauche tandis que leurs aînés étaient choqués de voir les deux ennemis de l'école en train de rouler des pelles dans les couloirs. Qui pourra les divertir si même eux ne se battent plus?

Harry tourna vivement la tête pour cacher son visage rougissant derrière la silhouette du blond qui prit un visage impassible.

- Je crois que nous ne sommes pas assez imposants pour vous empêcher de passer et de rejoindre vos salles respectives, fit-il de manière tellement froide qu'il coupa tous rire. Bon personne n'a l'air de vouloir bouger, j'en conclu qu'il doit y avoir un fantôme derrière nous, Harry. Laissons-les donc dans leur contemplation ahurie de crétins attardés et suis-moi...

Draco adressa un petit sourire à Harry, dont le teint avait étrangement pris une couleur pivoine, et l'entraîna dans sa chambre. C'était l'un des avantages d'être préfet : avoir une chambre à lui seul, sans devoir la partager avec d'autres imbéciles. Et surtout, il pouvait y emmener qui il voulait, quand il voulait, sans être dérangé. Il ferma la porte à clé après que le brun fut entré, puis se retourna vers lui avec un grand sourire qui ne présageait que du bon :

- Où en étions-nous avant que ces crétins nous dérangent ?



Voilà!
Alors qu'en pensez-vous?
P.S : Je sais chui sadique de couper au lemon :p Une autre fois pietre 3
P.S2 : Oui oui, des que je peux, je vous met la suite ><

# Posté le mardi 06 novembre 2007 12:46

Modifié le mercredi 13 février 2008 18:34

°o° Tage geh'n vorbei °o° *Les jours passent*

°o° Tage geh'n vorbei °o°  *Les jours passent*
Chneeeeeeeeeeeeeeeeeyyyyyyyyyyyyyyyyyy les gens!!!


Ben, ben, ben, vous savez quoi???

J'AI ECRIS MON CHAPITRE!!! Apres... euh... longtemps ^.^''
*va se cacher de honte* >_<
*reviens pour ouvrir le champagne* XD

Pardon, pardon pardon de vous avoir fait attendre autant, surtout pour ce que vous allez lire xD!

Mais bon, j'espère que cela va tout de même vous plaire! =)

Sur ce les amis, arrêtons le blablatage et bonne lecture ^_^



azertyuiopqsdfghjklmwxcvbn


Le cardiogrammme de Bill s'affola soudainement.

[...]

Tom se réveilla en sursaut, tremblant de tous ses membres, la respiration haletante et trempé de sueur. Il sentit des larmes qui continuaient de couler le long de ses joues et vit la marque qu'il avait laissée dans les draps. Il se souvenait de chaque détail de ce rêve et savait qu'il resterait gravé en lui. Trop d'émotions. Trop de sensations mêlées les unes aux autres. Trop de souffrance dans les yeux de son frère. Trop de souffrance ancrée dans son c½ur...

Ses yeux se réhabituaient peu à peu à la lumière de la lune. Il se sentait encore vacillant et parvint avec quelques difficultés à se relever. Il posa son regard sur le visage endormi de son double et s'aperçut que lui aussi pleurait ; de fins sillons traversaient ses joues pour terminer leur course dans son cou. Il était beau. Tremblant légèrement, Tom approcha ses doigts de son visage et essuya délicatement les dernières traces visibles du cauchemar. L'expression peinte sur cette pale figure le bouleversa encore plus. Il sentit son c½ur défaillir. Il avait besoin de son frère, il le ressentait de tout son être... et il en avait besoin maintenant. Il souleva une partie du drap et pu constater que son frère bien-aimé prenait toute la place
(-_-'). Tant pis, l'ascension ne sera que plus laborieuse [ce n'est qu'un lit mais bon... ma gueule XD] Il posa son genou sur le bord du lit et s'appuya tout doucement, prenant garde à ne pas gêner le malade. Puis, faisant tout les efforts du monde [rien que ça XD], il s'allongea tout doucement contre le corps de son double. Ainsi installé, il plongea sa tête dans son cou et inspira longuement. C'était son odeur. L'odeur de sa peau. La seule odeur qui pouvait le rendre fou. Le blond se blotti encore plus contre ce corps si frêle, passant une jambe au-dessus de celles de son reflets et commençant à redessiner son torse du bout des doigts. Tout en fermant les yeux pour mieux savourer ce contact, il les laissa peu à peu errer sur son corps. Il crut entendre Bill gémir faiblement mais pensa bien vite que ce n'était (malheureusement) qu'une illusion. Tout son être respirait l'odeur de son frère et le caresser de cette manière, en dessinant des arabesques imaginaires, le berçait. Il replongea rapidement dans un sommeil moins agité que précédemment.

[...]

Le soleil s'était levé depuis quelques heures déjà. Une infirmière marchait dans les couloirs. Elle s'arrêta devant la porte de la chambre 384, l'ouvrit mais s'arrêta sur le seuil. Ce qu'elle voyait était trop... trop mignon (>.<). Les jumeaux n'avaient pas bougé depuis l'intrusion de Tom dans le lit. Il ressortait de ce tableau, une impression d'innocence touchante. « C'est beau l'amour fraternel... J'aurais tant voulu avoir un frère jumeau », soupira-t-elle intérieurement. [Non ! Ce n'est pas moi qui parle ! C'est une infirmière ! >< ]. Ne voulant pas troubler cette scène [Das hab ich schon geklärt... Don't disturb *BAFF*], l'infirmière jeta un rapide coup d'½il aux différents instruments se trouvant dans la pièce, et remarqua que dans la nuit, les battements de c½ur du malade s'étaient accélérés de manière soudaine et apparemment assez violente. Cela restait assez étrange et troublant, mais cela avait cessé, donc, ce n'était pas la peine de s'en inquiéter véritablement. Il faudra juste le surveiller un peu plus.

[...]

Bill revint peu à peu à lui. Autrement dit, son esprit se reconnecta doucement avec chaque partie de son corps. Il se sentait bizarre, sans pour autant qu'il en connaisse la raison. Ses membres étaient endoloris et il n'arrivait pas à bien les bouger, juste peut-être à en déplacer certains de quelques millimètres. Sensation désagréable de ne plus pouvoir commander son propre corps, alors que cela nous avait paru si naturel tout au long de notre vie. Il tentât d'ouvrir les yeux mais ses paupières restèrent closes. Réfléchir lui donnait la migraine alors il ne pensait à rien. Il ne se demandait pas où il était ni comment il avait pu arrivé là. Tout ce qu'il pouvait sentir était une présence à ses côtés. Une présence rassurante, protectrice. Une présence qui dégageait une douce chaleur. La présence de son frère. Il sourit intérieurement. S'il était là, tout irait bien. Il se senti soudainement fragile et fatigué de tout ces efforts. Et sans vraiment en prendre conscience, il retourna lui aussi à ses rêves.

[...]


14h08. Tom s'éveilla tout doucement. La tête toujours blottie dans le cou de son double, il inspira une grande bouffée, s'imprégnant de l'odeur de sa peau et savourant ce furtif instant de bonheur. Puis, petit à petit, il ouvrit les yeux, de peur de se faire éblouir par la lumière du soleil qui inondait la pièce. Mais la tête du brun faisant ombrage [même endormi, il arrive à servir à quelque chose XD], il n'eut pas de mal à les ouvrir tout à fait. Il eut cependant un petit moment de doute quand à l'endroit où il se trouvait mais les images de la veille resurgir soudainement et se mirent à défiler dans son esprit. Le baiser, le coup porté à son frère, son corps qui tombait, l'ambulance (avec ce connard d'infirmier), l'hôpital et...le rêve.

Etrange.
Terrifiant.
Douloureux.
C'était certain, il en resterait marquer.

Bien sur qu'il avait déjà rêvé que son jumeau mourrait quand il était plus jeune. C'était même sa plus grande peur... Mais ça restait quand même à l'état de cauchemar, rien de plus. Dans ces moments-là, il courait se réfugier dans la chambre de son frère afin de, premièrement, vérifier qu'il était toujours en vie et deuxièmement, se faire consoler. Bill était la seule personne au monde à pouvoir le réconforter quand il était triste, l'apaiser quand il était en colère, l'écouter lorsqu'il avait besoin de se confier. Les soirs comme ceux-là, Bill semblait l'attendre, les yeux mi-clos. Et dès qu'il entendait le bruit du loquet de sa chambre, il se poussait contre le mur et relevait la couette, l'invitant ainsi à le rejoindre. Tom s'y glissait et lui racontait son rêve, encore un peu traumatisé. Le jeune androgyne le prenait alors dans ses bras et lui murmurait des paroles réconfortantes, pleines de douceur, de chaleur et il se rendormait, apaisé, protégé par la présence de son frère.

Mais non cette fois-ci, c'était différent.
Ca avait eu l'air tellement... réel.

Il avait eu le c½ur déchiré en deux lorsqu'il avait vu son frère glisser puis tomber. Il avait ressenti la perte de son double au plus profond de son être et jamais il ne souhaitait connaître de nouveau cette sensation de vide, où les couleurs semblaient ne plus avoir leur place, le désespoir s'infiltrant lentement mais sûrement en lui, la conviction que plus rien ne comptait plus ici bas et que là-haut, il retrouverait ce qu'il avait perdu. Il savait qu'il avait hurlé cette mutilation de lui-même et que des larmes avaient bel et bien jaillies de ses yeux. Enfin, il avait senti son corps tombé encore et encore, sans que cette chute ne sembla pouvoir prendre fin. Oui, il avait vécu tout cela. Son jumeau aussi, il était prêt à en parier sa guitare.

Encore une fois, il se replongea dans la contemplation du brun. Putain ! Ca ne devrait pas être permis d'être aussi beau ! D'un autre côté si ce n'était pas permis, lui-même ne devrait pas exister non plus. Le dreadé s'autorisa un petit sourire à cette pensée. En revenant à ses pensées premières, à savoir Bill, il songea que celui-ci, ressemblait véritablement à un ange. Quand il dormait, il avait un air si innocent qu'on avait instantanément envie de le protéger de tout les malheurs du monde pour pouvoir encore un peu préserver sa pureté. S'étant relevé à demi, une joue appuyée sur sa main pour pouvoir mieux observer son frère, ce fut un doux sourire, cette fois-ci, qui prit place sur ses lèvres.


[POV Bill]

...

PUTAIN DE BORDEL DE MEEERDE !

Oué, je sais, je suis grossier et alors ? J'aimerais bien vous y voir vous !
Et puis d'abord, je me vois mal dire ' Saperlipopette de flûte de Pan ! Comme la chose me servant (parfois... bon ok, rarement ><) à réfléchir, qui est d'ailleurs la même que celle sur laquelle sont rattachés mes (magnifiquement superbes) cheveux me tourmentent et me cause une souffrance innommable ! Arg ! Ca fait encore plus mal que tout à l'heure ! Chui trop con T-T
Ouinnnn j'veux pas mourir, je suis trop jeune pour ça ! Jésus, Bouddha, Mahomet, Raël [adhérons tous à sa secte xD] venez moi en aide ! Je vous promets de croire en vous à partir de maintenant si vous m'enlever ce mal de tête !
...
Ok, merci, c'est sympa -_-'. Bon, plus qu'une solution [la manifestation ! *CHBAFF*] :
Ô nobles piverts
Ô vous qui avez élu domicile dans mon crâne
Avec respect, je vous en conjure
FOUTEZ MOI LA PAIX ET ALLEZ PIAILLER AILLEURS
Ô bande de piafs sournois et bruyants.
Merci.
Votre Bill.


[POV Tom]

...
OO'
Merde alors ! [Oué, tout aussi grossier que son frère... A la la, jeunesse décadente ! Oué oué, c'est moi qui dit sa u_u ' xD], je crois que s'il commence à délirer, ça veut dire que c'est de pire en pire ! Moi qui pensait que, je sais pas moi, le rêve et tout, ça allait le tirer de son sommeil (NdT : j'aime pas utiliser le mot 'coma') !
Mais c'est quoi ce délire ? Comment il arrive à caser l'expression de notre grand-mère quand elle veut pas dire de mots grossiers et un espèce de poèmes à des piverts ? Oo'
Oué, c'est bien ce que je me disais, son état a gravement empiré... Bon, le mieux peut-être serait d'appeler l'infirmière non ? Oué, on va faire ça.
...
Voila, elle ne devrait plus trop tarder maintenant. Allez Bill, tiens bon frérot ! !! Chui avec toi ! Oué, moi aussi je t'aime !
...
Heeeeeeeeeeeein ? Il dit quoi là ??
Oh.
Mein.
Gott.

[Fin POV Tom]


Tom fut coupé dans son effarement et c'est avec une teinte pivoine qu'il se retourna pour voir apparaître l'infirmière dans l'embrasure de la porte.

- Vous m'avez fait appeler ? demanda-t-elle.
- Euh ... Erm, oui en effet, je pense que l'état de mon frère c'est aggravé...

En fronçant les sourcils, l'infirmière marcha jusqu'au lit du patient, vérifiant de nouveau les instruments. Puis, elle se retourna vers Bill qui s'agitait de plus en plus dans son lit et marmonnant des paroles de plus en plus incompréhensibles. Elle posa délicatement sa main sur le front du brun, d'où perlait quelques gouttes de sueur, afin d'en prendre la température. Tom, lui, semblait bouillonner de l'intérieur. Il se trouvait exactement dans la même situation que celle de l'ambulance : son frère était allongé, souffrant, et lui tout ce qu'il ressentait c'était de la jalousie envers la personne qui touchait ou dévorait son frère des yeux. Il s'écoeurait lui-même. Ce qui représentait toute sa vie se trouvait entre la vie et la mort et tout ce qui lui venait à l'esprit c'est que le brun n'appartenait qu'à lui et qu'il se sentait se casser la gueule à tout ceux qui l'approcherait d'un peu trop près. Il était vraiment pitoyable.

Pour la deuxième fois l'infirmière le coupa dans ses pensées :

- Bon, votre frère semble avoir un peu de fièvre, mais ne vous inquiétez pas, il a l'air d'être sur la bonne voie.
- Ah ? Euh, ouais, si vous le dites... répondit finalement Tom, peu convaincu.
- Mais si, insista-t-elle, cela veut dire qu'il a reprit au moins conscience de son corps, qu'il est autre chose qu'inerte. Certaines personnes qui ont été, durant un temps plus ou moins long, plongé dans le coma (Tom frissonna à ce mot) nous ont rapporté qu'ils avaient l'impression que leur esprit s'était détaché de leur corps, parfois même qu'ils se voyaient d'au-dessus. De même, ils pouvaient entendre et comprendre tout ce qui se passait autour d'eux, sans jamais pouvoir communiquer avec l'extérieur. Le fait que votre frère soit 'rentré de nouveau dans son corps' est une excellente chose !

Le sourire chaleureux que lui adressait la jeune femme réchauffa un peu le c½ur du dréadé, qui se senti un peu soulagé. Cependant, un petit doute persistait et ne s'évaporerait que lorsqu'il aura eu la confirmation de ce que venait de dire la jeune infirmière.
Ils restèrent tout les deux un moment à regarder Bill dormir, non sans un pincement au c½ur pour Tom, pincement de culpabilité, de tristesse, et toujours de jalousie. Décidemment, il n'y arriverait pas...

Des bruits se firent entendre dans le couloir, annonçant l'arrivée imminente de Monsieur et Madame Kaulitz. Leur visage était autant étiré et fatigué l'un que l'autre, et l'on pouvait bien voir qu'ils n'avaient pas dû beaucoup dormir cette nuit là. Inquiets, il s'approchèrent du lit et interrogèrent l'infirmière du regard. Elle leur fit un sourire encourageant et déclara qu'elle allait chercher le médecin. La petite famille resta silencieuse jusqu'à l'arrivée du professionnel, les yeux fixés sur Bill qui remuait de moins en moins, le visage rouge et en sueur, [comme s'il venait de courir un 10 mètres (ce qui pour Bill relève de l'exploit)]. Le médecin entra après ce qui leur avait paru une éternité. Il fit signe aux parents de venir vers lui et commença à leur parler. Tom n'entendait pas grand-chose étant donné qu'il n'avait pas voulu quitter le chevet de son jumeau, mais le peu qu'il entendait finissait de le rassurer. L'état de Bill avait véritablement évolué dans le bon sens du terme. Il n'allait certainement pas tarder à se réveiller complètement, d'ici aujourd'hui à demain, voire après-demain grand maximum. Tom senti une partie du poids qui pesait sur son c½ur s'envoler. Cependant, il en restait toujours un, celui de la culpabilité.
Culpabilité qui le rongeait toujours un peu plus de l'intérieur, même s'il faisait semblant de l'oublier, de ne pas y penser. Même s'il essayait de vivre avec. Mais c'était chose impossible à appliquer. Il se sentait profondément responsable de tout ce qui était arrivé ces derniers jours.
Avant, c'était la culpabilité d'aimer son frère de manière plus que la normale, jusqu'à le désirer même. Puis, c'était celle de lui avoir fait du mal, non seulement physiquement, mais aussi, dans son c½ur, telle une trahison. Car il avait toujours été trop lâche pour assumer, pour assumer ses sentiments, pour s'assumer. Et à quoi cela l'avait-il mené ? A la perte de ce qu'il avait de plus cher dans ce monde. Car, lorsqu'il ouvrira les yeux, ce ne sera que pour lui reprocher son geste, lui reprocher sa faiblesse, et ça...

Il n'était pas sur de pouvoir le supporter.


[Fin du quatrième chapitre]


Tout d'abord, merci beaucoup à tout ceux qui ont la foi de ne pas lâcher ma fiction même si je suis une véritable escargot pour l'écrire.
Vraiment, merci merci merci, je vous aime <3

J'espère que ce nouveau chapitre ne vous a pas trop déçu =/

Dîtes moi!

Merci encore <333

P.S : Chacha, merci pour tout, d'être là et tout,tu peux pas savoir ca me fait super plaisir <3 (meme si je sais pas qui tu es ><) <33

# Posté le dimanche 25 novembre 2007 10:40

Modifié le mercredi 13 février 2008 17:45

°o° Fröhliche Weihnachten °o° *Joyeux No[w]ël*

°o° Fröhliche Weihnachten °o°  *Joyeux Noël*
Un ptit article pour vous souhaitez avant tout de Bonnes Fêtes et donc un Joyeux Nowël en retard mais une Bonne Année en avance!
[c'est pourquoi il ne faut pas que vous lisiez cela avant le 1er janvier ou alors vous le gardez dans un coin de votre tete jusqu'à la date précise =D !!!]

Voilou !

Pi aussi pour vous dire que je ne suis pas morte, je vous ponds (ou du moins j'essaye, mais c'est dur, hein, je ne suis pas une poule moi *BAFF*) un chtit OS Drarry (Ouaaais, vive le Drarry !!! *_*) pi le chapitre 5 arrive sur ses tites pattes =).

Promis, je ne vous fait pas autant attendre que la dernière fois >_<

Sinon je me fais lyncher, je sais u_u'


Merci de votre soutien, ça me fait vraiment trop plaisir de lire vos commz <33


Vous nems <3

A très bientot ; )

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 16:56

Modifié le mercredi 13 février 2008 17:44