Voilà (enfin ><) le chapitre 3 de ma fic...
J'avoue j'ai été très longue à le poster mais j'avais le bac (la vieille excuse XD) et pi, comme je savais exactement ce que j'allais écrire... J'ai repoussé (pas taper ><)... Mais! Je l'ai écrite (nooooooooon, sincère? *BAFF*) et je vous la livre...
Si il y a des choses que vous n'avez pas comprises (comme certaines :p), n'hésitez pas à me le dire, j'essayerais de vous expliquer à la fin du chapitre ^^
Sur ce... J'arrète de parler et vous laisse lire... (je stresse ><")azertyuiopqsdfghjklmwxcvbn
*Pensées de Bill* (
même s'il n'y en a pas XD)
°Pensées de Tom°Tout c'était passé très vite... Trop vite.
azertyuiopqsdfghjklmwxcvbn
Les ambulanciers prirent Bill délicatement pour le transposer sur le brancard qu'ils avaient apporté dans le salon. Tom, plus qu'inquiet, tournait autour d'eux, incapable, comme ses parents de rester assis sur le canapé et de regarder faire en se broyant les mains. Ses mouvements ressemblaient un peu à ceux d'une abeille qui tourne et vire autour d'un repas qui ne lui est pas destiné... [
En gros il emmerde le monde quoi XD]
° Mais pourquoi le prennent-il aussi violemment ?! Putain ! Ils savent pas faire leur boulot ou quoi ? Pitié faites qu'on ne soit pas tombé sur des bleus >< ! Noooooooooooooooon mais attention ! Vous voyez pas que vous le prenez trop mal ? Il va souffrir ! Je le sens ! Il... Il souffre. Mais pas pour ça... Non, ne pas y penser... De toute façon, c'est trop tard. Je suis vraiment trop con. Si jamais je le perds... Non. Je ne le perdrais pas. Jamais. S'il meurt... Je me tue. Pardon papa, maman, mais ce serait trop dur. Donc, si tu ne veux pas faire de la peine aux parents, frérot, t'as intérêt à te réveiller ! ...Mais faites gaffe, bon sang !°Bill fut (enfin) installé dans l'ambulance. Tom réussi à obtenir la permission (contrainte et forcée) de monter avec lui et il fut convenu que leurs parents suivraient en voiture.
Dans l'ambulance, le dréadé voyait le corps de son frère se soulever au rythme des sursauts du véhicule, sans que le professionnel ne fasse quoique ce soit pour éviter ces rebonds. Il avait peur que son jumeau ne soit touché gravement à la tête et que les mouvements de l'ambulance n'aggravent son état. Il jeta un regard au secouriste assis à ses côtés en train de remplir une fiche administrative. Il avait l'air de se foutre complètement de son malade, comme... comme de sa première poupée gonflable [
Merci de la comparaison XD]! Et vu sa tête, il a du en avoir beaucoup [
Trop méchant Tomy ! XD] ! Tom se leva tant bien que mal, se raccrochant à ce qu'il pouvait mais une secousse plus violente que les autres le projeta vers le brancard dans lequel se trouvait le brun.
-
Qu'est-ce que tu fous debout ? Assis-toi ! cria de sa grosse voix l'infirmier, s'étant retenu de le traiter de « petit merdeux ».
-
Peut-être que si vous faisiez votre boulot comme il faut j'aurais pas à me lever pour voir si mon frère est encore en vie !-
P... Pardon ? fit l'homme, ahuri.
-
Si Bill est touché à la tête, j'imagine que ce n'est pas très bon que celle-ci roule de droite à gauche à chaque cahot, si ? L'ambulancier ne répondit rien, mais se leva et se dirigea vers le brancard. Apparemment, il avait l'habitude des secousses. Il se remémorait toutes les personnes qui étaient montées avec lui, dans la partie arrière de l'ambulance. Il avait eu tout les genres : ceux qui pleuraient toutes les larmes de leur corps parce que leur gamin était tombé en jouant et s'était un peu ouvert le genou, ceux qui restaient dignement assis alors qu'ils ne savaient pas si la personne allait pouvoir s'en sortir, ceux qui demeuraient au chevet du brancard, parlant, ou non... Mais, très peu lui avait adressées la parole... Si ce n'est pour demander : «
Va-t-il s'en sortir ? ». C'était la première fois en 32 ans de carrière que quelqu'un lui disait qu'il faisait mal son boulot ! Encore moins un sale gamin avec un calamar sur la tête [
XDD] ! Il sangla la tête de l'androgyne, et ses yeux s'arrêtèrent un moment sur le maquillage du brun. Tout ce noir sur ses yeux...
Déconcertant. Et aussi un peu dérangeant de voir un mec maquillé ainsi. Mais, il était étrangement persuadé que cela mettait ses yeux en valeur. Il secoua la tête. N'importe quoi. Il disait n'importe quoi. Il revint à sa place et croisa le regard du calamar en question, qui le fixait avec
suspicion.
° Pourquoi il est resté debout pendant 10 minutes à mater mon frère celui-là ? Pas touche ! C'est le mien ! Oui, bon ça va ! A peine je prends conscience que je l'aime que je me comporte comme le pire des connards et en plus je fais mon possessif... Si c'est pas du grand n'importe quoi...>< " °L'ambulance se gara sur le parking de l'hôpital. Les portes s'ouvrirent à l'arrière, laissant entrer le soleil qui surpris et aveugla de dréadé. Délicatement, les brancardiers sortirent la civière et la poussa vers les portes de l'hôpital. Tom vit d'un ½il la voiture de ses parents arrivée à son tour sur le parking, avant de s'enfoncer à la suite des infirmiers, dans les dédales de l'hôpital. Il allait se perdre, c'était sur. Mais cela l'importait peu. Il ne voyait que la tâche noire des cheveux de son double contrastant avec la blancheur immaculée des draps, des blouses et des murs qui l'entouraient. Il ne le lâcherait plus, jamais. Il l'avait déjà perdu une fois et jamais il ne referait cette erreur... Si son frère voulait bien lui accorder une nouvelle chance...
°Mais rien n'est moins sur° A cette pensée, son visage, déjà éteint et soucieux, s'assombrit encore plus.
Il avait l'impression que cela faisait une éternité qu'ils marchaient. Mais cette éternité prit fin devant deux grandes portes toutes aussi immaculées que le reste, au-dessus desquelles un néon brillait, indiquant :
SALLE DE REANIMATION
-
Excusez-moi, jeune homme, mais seul le personnel est habilité à entrer ici...-
Hein ? Euh... Oui, bien sur... Quand pourrais-je aller le voir ?-
Je ne sais pas, cela dépendra de lui, répondit le médecin en désignant Bill.
Si vous le souhaitez, vous pouvez patientez dans la salle d'attente qui se trouve... mmmhh... là.Tom regarda sur le plan et s'aperçut avec horreur que... c'était à l'opposé de là où il était. (- -" ). Il commença à s'aventurer dans la direction indiquée.
° Bon, c'est pas la fin du monde de trouver une salle d'attente... Raaaaa ! Pourquoi j'ai pas le sens de l'orientation TT-TT ?!? Merde ! Un cul de sac... - - '... Bon, ne paniquons pas et réfléchissons calmement. Apparemment, une question semble se pose à moi : Où vais-je ?... Mais j'en sais rien moi ! Pourquoi me demandez ça ?[ ...La schizophrénie se soigne mon petit Tom XD] Et évidemment, il n'y a pas une mouche dans les couloirs... Ah, j'ai rien dit. Il y en a une. ( -_- ). Bon, on va aller par là.... Ah ! Une porte ! ...Merde, elle s'ouvre pas. Biiiiiiiiiiiiillllllllllllllllll ! J'en ai marre ! Viens me chercher T-T ! Je suis perdu sans toi, moi... °Le dréadé s'était assis contre la porte, qui avait refusé de lui céder. Et il attendait. Quoi ? Il n'en savait rien. Mais que pouvait-il faire d'autre ? Il était seul, avec cette grosse mouche noire qui continuait de zigzaguer dans un des nombreux couloirs de l'hôpital, trop nombreux à son goût. Il tapa sa tête contre la surface blanche et ferma les yeux. Il pensa à Bill. Toutes ses inquiétudes, qu'il avait réussi à un petit peu enfouir en lui, remontèrent à la surface, encore plus vives et plus douloureuses. Son coeur lui faisait mal. Beaucoup trop mal. Il étouffait, il avait besoin de son jumeau et ne pas savoir ce qu'il allait advenir de lui le rendait fou. Pourquoi faillait-il qu'il soit aussi stupide ? Non, il ne fallait pas se laisser abattre.
Il ouvrit les yeux, une lueur de détermination y brillait. Il resta 5 secondes à regarder dans le vide et d'un coup, se remit sur pied et, comme un robot, prit le couloir où volait cette satanée mouche. Quelques couloirs vides et quelques kilomètres plus loin, Tom arriva dans une grande pièce, aussi immaculée que le reste de l'hôpital. Il n'y avait pas beaucoup de bruit. Les seules personnes présentes étaient soit assises, soit en train de faire le tour de la salle, en marchant d'un pas rapide. Il remarqua ses parents, dans un coin. Ils avaient le teint blême et parlaient à voix basse. Ils ne l'avaient pas encore remarqué. S'étaient-ils demandé ce qu'il avait fait durant tout ce temps ? Non, certainement pas. Ils connaissaient son sens de l'orientation légendaire et s'inquiétait sûrement plus pour leur deuxième fils. Le blond avait peur de s'approcher d'eux. Il
culpabilisait envers Bill, et également envers ses parents. Il n'avait pas seulement blessé
son frère, mais aussi
leur fils. Il inspira une grande bouffée d'air stérilisé et s'avança vers eux à pas lents. Sa mère leva des yeux remplis d'anxiété vers lui. Elle lui ouvrit ses bras et il s'y précipita. Son père les serra très fort contre lui. Ils restèrent comme cela longtemps. Jusqu'à ce qu'un médecin toussote juste à côté d'eux. Le père desserra son étreinte et Tom et sa mère le regardèrent, appréhendant. L'homme se racla une dernière fois la gorge avant de dire :
-
Vous êtes la famille de Monsieur... hum... Bill Kaulitz ? -
Oui...-
Alors, qu'a-t-il ? Est-ce grave ? Que...-
Laisse le médecin finir, ma chérie, coupa doucement le mari.
-
...-
Et bien, votre fils a apparemment reçu un choc assez violent à la tête mais rien qui puisse lui porter préjudice. Il va lui rester une assez belle bosse, voire une petite cicatrice mais ce sera tout. Il s'est sûrement évanoui à cause de la douleur due au coup. Cependant...-
Il y a un problème ? demanda Tom d'une voix blanche.
L'homme en blanc toussa encore.
° Il peut pas s'arrêter de tousser lui ? C'est stressant !°-
Et bien, votre enfant est... dans le coma.-
Dans le coma ?!? Mais pourquoi...-
Laisse le médecin finir, ma chérie, coupa encore son mari, dont la voix tremblait à présent.
-
...-
Oui, en fait, il semble qu'il y ait un blocage psychologique. Un peu comme s'il ne voulait pas se réveiller... Mais ce n'est plus du ressort de la médecine, je suis désolé. A-t-il eu des problèmes assez important récemment ? A l'école, par exemple. Ou en amour ? A ces mots, Tom vira au rouge. Il détourna vivement la tête, ce qui n'échappa pas à ses parents, qui l'interrogèrent du regard. Il fit semblant de ne rien voir et essaya de s'apaiser mentalement. Puis il fixa de nouveau son attention sur ce que disait le professionnel.
-
Le plus souvent, les patients reprennent leurs esprits au bout de 24, voire 48h. Au-delà, les chances de réveil diminuent de plus en plus.-
Et nous... nous pouvons aller le voir ?-
Oui, bien sur. Il se trouve dans la chambre 384 [
non non pas 483... ça, c'est pour plus tard XD].
Suivez-moi.Le médecin ouvrait la marche. Derrière lui, les deux adultes interrogeaient leur fils. Ils voulaient
comprendre. Comprendre pourquoi Bill ne se voulait pas se réveiller. Etait-ce à cause de problèmes amoureux, amicaux, scolaires ?... Voire avec son frère ?! Avait-il remarqué quelque chose de spécial ? Lui avait-il confié s'il avait
une amie avec qui il se serait séparé ?
En entendant ces mots, Tom pris la même teinte que tout à l'heure : rouge écarlate.
° Une amie ? Et pourquoi une amie ? Pourquoi forcement au féminin ? Ils n'arrivent donc pas à l'imaginer autrement qu'avec une fille ? Et d'abord, que peuvent-ils bien en savoir ? L'ont-ils déjà vu en ramené une à la maison ? Non. Pas comme moi en tout cas... Putain, pourquoi je pense à ça ? Et qu'ils arrêtent avec leurs questions ! Ils me prennent la tête... Ok, si mon fils était dans le coma, je ferais pareil. Mais je n'ai pas de fils. Et je ne veux pas en parler. Foutez-moi la paix, putain ! ... -_-'...Oups. A voir leur tête, j'ai dû prononcer cette dernière phrase à voix haute... Et merde ! Pourquoi ? Mais pourquoi cette putain de journée a-t-elle dû commencer ? Pitié, faîtes que l'on puisse remonter le temps... Que nous nous retrouvions en début de soirée, par exemple. Là. Lorsque nous étions sur le canapé. Et que nous ... #u_u#... hum... Bill... Si tu pouvais savoir à quel point je regrette... Je t'aime, je me le suis enfin avouer. Alors je t'en prie, reviens parmi nous. Reviens près moi...°Ses parents s'étaient tus. Seuls leurs pas résonnaient dans le couloir. Ils arrivèrent enfin devant une porte, munis d'une petite lucarne. Au travers, Tom voyait son reflet, allongé sur un lit, semblant dormir d'un profond sommeil. Une bande blanche lui recouvrait une partie du crâne, laissant quelques mèches de cheveux s'échapper par les plis. Le docteur ouvrit la porte, qui grinça un peu. Puis, il les laissa et on pu l'entendre s'éloigner. Personne n'osait franchir le seuil de la pièce. Soudain, ils firent le même mouvement pour entrer [
petit bouchon - - ']. Quelques instants plus tard, toute la famille se trouva réunie autour du lit. Le dréadé posa ses mains sur les barreaux glacés qui l'entourait et frissonna. Ses parents avaient commencé à parler à son frère. Il n'écoutait pas. Il voyait son double à quelques centimètres seulement et pourtant, il lui semblait que des kilomètres les séparaient. Il lui prit la main en tremblant. Elle aussi, elle était un peu froide. Alors, il ferma les yeux. Il essaya de donner toute sa chaleur à cette main, emprisonnée dans la sienne. Il entendait toujours le flot de paroles incessant que prononçait sa mère, parfois renchérie par celle de son père. Mais à présent, il était tard. Plus de minuit. Voire plus d'une heure. Ses parents travaillaient le lendemain et ils ne pouvaient se permettre de ne pas y aller. Ils passeraient le plus tôt possible. Promis. En attendant, ils allaient le laisser. Ils l'aimaient. Plus que tout. Avec son frère. Ils l'embrassèrent une dernière fois, son père aidant sa femme à mettre son manteau.
-
Papa, Maman... mmmhh... Il est possible que je reste ici cette nuit ? S'il vous plait... demanda Tom d'une voix suppliante.
-
Non, mon c½ur, c'est très gentil, mais demain tu as école. Tu ne dois pas...-
Mais, qu'est-ce qui est le plus important à votre avis ? L'école ou mon frère jumeau ? Vous hésitez peut-être, mais pas moi ! Que... s'emporta-t-il.
-
Ecoute, coupa sa mère, bien sur que non, nous n'hésitons pas, mais tu reviendras le voir demain, comme nous...-
Et s'il se réveille cette nuit ? Que pensera-t-il ? Il va sûrement se demander où il se trouve ! Comment se fait-il qu'il soit dans un lit qu'il ne connaît pas, dans une pièce qui n'est pas sa chambre... Et puis, cela fait plus de 17 ans que nous n'avons jamais été séparé. Je partirais lorsque vous viendrez ! S'il vous plait... De toutes les manières, je ne pourrais pas dormir... Alors autant que je serve, ou plutôt que j'ai l'impression de servir à quelque chose !-
Mais...-
Chérie, ce n'est pas pour un jour que ça va ruiner son avenir... Et puis, n'oublie pas, ils sont jumeaux et le lien qui les unit est très fort... Je ne pense pas que cela puisse lui porter un grand tort de rester là cette nuit... Et, comme le disait Tom très justement, si Bill se réveille, il sera perdu. Laissons le ici. Il ne peut rien lui arriver de toute façon. Si ?Le blond savait qu'il pourrait rester avec son frère cette nuit. Quand son père prenait ce ton, sa mère ne refusait jamais. Et il eut la permission passer la nuit ici. Ses parents l'embrassèrent et quittèrent les lieux en jetant un dernier regard à leur fils, toujours immobile sur le lit. Tom, après avoir observé le départ de ses parents au travers de la lucarne, détourna les yeux pour les poser sur son double. Il lui serra la main plus fortement. Elle lui paraissait d'ailleurs un peu plus chaude que tout à l'heure. Il se remit à contempler son corps, son visage. A examiner chaque centimètre de sa peau qui dépassait de l'espèce de blouse blanche dont il était revêtu. Mais même habillé comme cela, il était magnifique. On aurait dit un
ange. Un ange dont le visage n'avait aucune expression, mais qui semblait apaisé. Le dréadé imaginait chaque courbe de son corps. Il s'était émerveillé dessus tellement souvent, rêvant de les redessiner chaque nuit, tout en pensant que cela restait normal, car c'était juste un fantasme comme un autre... D'ailleurs, il commençait à fatiguer. Cette journée fut certainement l'une des plus horribles de sa vie, et les jours suivants risquaient d'être pareils, si son double ne se réveillait pas, plus... Peut-être que par sa faute, ils ne riraient ensemble plus jamais ensemble, qu'ils ne délireraient plus sur des trucs complètement idiots et qui ne faisait rire qu'eux, qu'ils ne se toucheraient plus, ne s'embrasseraient plus, ne donneraient plus une seconde chance à leur histoire... Son c½ur se serra et une larme coula sur sa joue. Non, il ne pourrait véritablement pas vivre sans son jumeau. Il enfoui sa tête dans le drap, essayant en même temps de sentir l'odeur qui l'enivrait plus que tout au monde. Et tout en continuant de pleurer silencieusement, il s'endormi.
Et il rêva... Tout comme son jumeau... :
C'était un jour que l'on ne voit que dans les films d'apocalypse. Le ciel était noir. Le tonnerre grondait. Des éclairs déchiraient le ciel de toutes parts. La pluie tombait à flot. C'était des milliers de gouttes d'eau qui venaient s'écraser sur le bitume, sombre comme le ciel, se rejoignant et se déversant dans la ville en de longs torrents. Les rues étaient désertes, mortes. Tous étaient partis s'abriter, priant pour que cela cesse rapidement. Ils étaient bien au chaud, dans leur maison, avec leur famille, autour d'un bon film, ou d'un bon repas. Une seule personne se tenait là, debout, au milieu de ce déchaînement d'éléments. Elle était trempée. Ses vêtements lui collaient à la peau, accentuant d'autant plus sa taille fine et frêle. Son visage blême était tendu vers le ciel, semblant essayer d'absorber le maximum de gouttes possible. Le noir, originellement sur ses yeux, coulait à présent, se mélangeant avec ses larmes, invisibles sous le déluge. Des larmes de désespoir, de douleur, de chagrin, d'abandon... Son c½ur avait été écorché, piétiné. Elle souffrait trop. Trop pour avoir la force de se raccrocher. Elle n'entendait rien. Elle ne voulait plus rien entendre. Et pourtant... Pourtant elle distinguait des pas, des pas précipités, qui se rapprochaient de plus en plus. Des pas qui venaient de s'arrêter à quelques mètres d'elle. Et elle savait qui c'était.
-
Bill...C'était la voix de son frère jumeau. Sa voix trop douce, trop tentante, trop désirable. Non, non il ne pouvait pas. Plus. Il savait qu'il s'était immobilisé. Qu'il ne respirait pas et attendait un signe de lui. Mais lui, resta figé, pleurant toujours, silencieusement.
-
Bill, répéta Tom, suppliant.
Reviens vers moi... S'il te plait... Ne... me quitte pas...-
...-
Bill, je... je t'aime... Sa voix se brisa. Le brun frissonna violement. Tom aussi. Tout en sanglotant, il commença à chanter, très doucement :
Da unten ist nichts mehr
En bas il n'y a plus rien
Was dich hier oben noch hält
De ce qui en haut, encore te retient
Ich schrei in die Nacht für dich
Je crie dans la nuit pour toi
Lass mich nicht im Stich
Ne me laisse pas tomber comme ça
Spring nicht
Ne saute pas
Erinner dich
Souviens-toi
An dich und mich
De toi et moi
Bitte spring nicht
S'il te plait, ne saute pas
Ich weiss nicht wie lang
Je ne sais pas combien de temps
Ich dich halten kann
Je peux te retenir
Nimm meine Hand
Prends ma main
Wir fangen nochmal an
On va tenter un nouveau départ
Spring nicht
Ne saute pas
La voix de Bill se mêla à celle de son reflet pour terminer :
Und hält dich das auch nicht zurück
Et si cela ne te retient toujours pas
Dann spring ich für dich
Alors moi, je sauterais pour toi
Le brun s'était retourné vers son frère et avait plongé son regard dans le sien. Tout deux pleuraient, mais, c'est à peine s'ils s'en apercevaient encore. La pluie tombait toujours, emportant avec elle leurs larmes. Leur c½ur battait à tout rompre, ils ne sentaient plus leurs jambes, ils ne sentaient plus rien. Comme deux statues immobiles, ils se regardaient, lisant tout leur amour dans les yeux de l'autre. Tom fit un pas en direction de son alter ego et tendit sa main.
-
Reviens à mes côtés... On s'en sortira, fait moi confiance... Une dernière fois...Bill regarda derrière lui la falaise qui tombait à pic dans la mer. Il vit les vagues déchaînées, prêtes à tout submerger. Il se tourna vers son frère, la main toujours tendue, ses beaux yeux noisette le regardant avec chaleur. Il sourit. Alors, le brun voulu descendre de la barrière sur laquelle il était monté, surplombant ainsi la falaise. Mais la pluie l'avait rendue glissante. Tout se passa très vite. Bill bascula en arrière, et fut englouti par l'obscurité. Le manteau sombre de la nuit fut déchiré par son cri, mais chaque seconde qui passait le voyait déjà s'affaiblir.
Tom s'était précipité vers la barrière, mais il ne distingua même pas la silhouette de son double. Il se laissa tomber à terre, pleurant toutes les larmes de son corps. Mais la pluie les balayait. Alors, rassemblant le peu de force qu'il lui restait, il se leva, monta sur la barrière, plongea son regard dans les ténèbres et se jeta dans le vide, à la suite de son frère.
-
Attend-moi...[Fin du troisième chapitre]
Voilà voilà...
Alors? Des choses ne vous ont pas plu? Trop ceci ou pas assez cela? Dites-moi tout dans vos commz ><